Le privilège des routes

Le graphique précédent est tiré d’un intéressant article paru sur le site France Info et intitulé « Transports: l’aménagement du territoire est-il le moteur de l’utilisation de la voiture? »

Il nous rappelle que ces vingt dernières années, la préférence pour la voiture s’est confirmée. Le réseau routier a augmenté de 14,7% entre 1995 (avec 962 407 km de routes) et 2019 (1 104 093 km), selon les chiffres du ministère de la Transition écologique. Le réseau ferroviaire, lui, a diminué de 13,9% sur la même période (passant de 31 940 à 27 483 km de voies ferrées). David Zambon, directeur chargé des infrastructures au sein du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), l’explique principalement par l’étalement des villes: « L’urbanisation, la construction de lotissements, de zones d’activités, s’est accompagné par la création de routes. Car c’est bien par la route qu’on accède au pas de la porte. »

Et ce « privilège » ne date pas de 1995… Dans le même article, France Info a réalisé une infographie qui illustre la disparition progressive du réseau ferroviaire entre 1935 et 2020.


Cette disparition progressive du réseau ferroviaire est directement corrélée avec la montée en puissance de l’automobile. Tout s’est passé comme si les moyens publics, limités, ne pouvaient pas à la fois développer et entretenir un vaste réseau ferroviaire tout en développant un réseau routier massif destiné à faire rouler les automobiles individuelles.

En développant l’automobile individuelle grâce au financement public des routes et au détriment du réseau ferroviaire que l’on a abandonné, on a rendu les gens complétement captifs de l’automobile.

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Avec le prix de l’essence à 2 euros le litre, on commence à en payer le prix fort.

 

Source: Camille Adaoust, Transports: l’aménagement du territoire est-il le moteur de l’utilisation de la voiture? France Info.

Un commentaire sur “Le privilège des routes

  1. Lydie

    La carte est parlante sur la dés errance de la SNCF et de l’état. Les tors sont partagés par les élus et  l’intelligencia Française. La SNCF porte aussi une lourde responsabilité par son incapacité à rendre un service souple (horaire, rapidité, régularité, qualité de transport…); à refuser de faire fonctionner des trains légers sur toutes les petites lignes; à ne pas maintenir en état des réseaux avec du bon matériel avec un gaspillage inouï de l’argent sur la construction des LGV. Le train pourrait être un merveilleux moyen de transport qui passe par une révision drastique du fonctionnement de l’entreprise ainsi que sur les TGV calqués sur celui des compagnie aérienne. Les usagers de la route ne payent pas le vrai coût des infrastructures ainsi que le coût des vies humaines dont la route est un cimetière ambulant. Les améliorations pourraient venir par une vrai volonté politique et d’une entreprise nationale qui aurait la volonté de répondre aux attentes de tous. Gardons espoir

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