Nus devant le trafic

Journée d’Action Mondiale Cyclonudiste: samedi 11 Juin 2005

Le samedi 11 juin 2005, plus de 50 villes dans le monde participeront à la journée mondiale cyclo-nudiste. Il s’agit d’une grande manifestation de cyclistes nus qui protestent contre la dépendance au pétrole et la culture de l’automobile dans nos sociétés. Par une manifestation symbolique, défiler nu en vélo, il s’agit aussi de montrer la fragilité des cyclistes face au trafic automobile massif et le désintérêt des gouvernements face à la solution représentée par le vélo pour les déplacements urbains. Lire la suite…

Vélo et politique


Camarade cycliste, choisis ton camp!

Le vélo urbain est un combat politique quotidien. A la suite du camarade vélorutionnaire Lénine, chaque cycliste peut choisir l’orientation politique de son choix en fonction de sa pratique du vélo et de ses tendances cyclo-politiques:

– le cycliste marxiste-léniniste : vélo tous les jours (en théorie);
– le cycliste trotskyste : vélo tous les jours, au milieu de la route, pour forcer les voitures à tomber;
– le cycliste stalinien : avec des esclaves qui le poussent dans la côte;
– le cycliste brejnévien : en disant haut et fort qu’il fait le trajet en 5 minutes alors qu’en réalité il prend sa voiture;
– le cycliste stakhanoviste : allers-retours tous les jours en vélo, plus les escaliers, les courses et pour le plaisir, un détour de 30 km;
– le cycliste capitaliste: avec un vélo haute technologie, à moteur pour les côtes, et quand il ne pleut pas;
– le cycliste écologiste: tous les jours avec un vélo de récup, des sacoches pour les produits bio et une charrette pour les enfants;
– le cycliste socialiste: un jour sur deux, en tandem, pour les partisans du oui et du non à la constitution européenne;
– le cycliste royaliste: en tandem 7 places pour toute la famille et une voiture avec chauffeur pour transporter les affaires;
– le cycliste anarchiste: de temps en temps, roule sur les trottoirs avec un vélo volé pendant une manif;
– le cycliste umpéiste: avec un vélo de fonction, une fois par an, devant les caméras;
– le cycliste souverainiste: avec un vélo gitanes uniquement avec des pièces d’origine.

Si vous connaissez d’autres tendances cyclo-politiques, n’hésitez pas à poster un commentaire en bas de ce message.

La Vélorution est en route!

La caravane du Réseau Vert

Le plan du Réseau Vert parisien a été réalisé par des habitants de chaque arrondissement de Paris. Maillant sans rupture le territoire, il permet au marcheur et au cycliste de franchir aisément des distances significatives dans toutes les directions. Lire la suite…

Le mythe de « l’indispensable automobile »

Beaucoup de gens, parfois très critiques par rapport à l’automobile et à ses nuisances, pensent malgré tout qu’elle reste indispensable dans de nombreux cas, et en particulier pour faire ses courses au supermarché ou à l’épicerie du coin. L’argument semble imparable: « tu comprends, comment je fais pour ramener mes courses chez moi sans ma voiture? ». En gros (je traduis), le vélo c’est sympa, mais cela ne permet pas de faire les sacro-saintes courses du samedi à l’hyper, situé bien évidemment en périphérie. Lire la suite…

L’Homme qui tuait des voitures

par Eric le Braz.

On l’appelle l’écolotueur, le cyclokiller, le tueur de conducteurs… Mobile et furtif, sur sa monture à deux roues, il sème ses poursuivants et se fond dans la nuit de Paris. Pour quel motif le grand Nicolas s’en prend-il aux voitures ? Est-ce un vengeur ? Un justicier ? Un monstre ? Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier

LA PERIFÉERIQUE

Le 15 novembre prochain, l’association « LA PERIFÉERIQUE » lance une grande campagne de mobilisation pour l’ouverture du périphérique aux piétons et aux sportifs. Lire la suite…

Cortège sans moteur vers le Mondial de l’automobile

Samedi 2 octobre 14h Place du Châtelet
Action anti-bagnole (cyclique, rollers et piéton, ensemble contre la pollution !)
Manif à vélo samedi 2 octobre en direction du Mondial de l’automobile
Appel aux médias envahis par la publicité automobile Lire la suite…

Les vélos en rempart anti-auto

Les vélos en rempart anti-auto

Le Journal du Dimanche, 4 Juillet 2004

IL y a encore quelques mois, les cyclistes militants n’étaient que quelques dizaines à se retrouver une fois par mois sur le pavé parisien pour contester la place dévolue à la voiture dans la capitale. Hier après-midi, ils étaient plus d’une centaine, accompagnés d’une cinquantaine de militants antipub, à pied. Lire la suite…

Manifestive contre la bagnole et la consommation

Hacktivist News Service

Manifestive contre la bagnole et la consommation

Aujourd’hui 3 juillet, à 14h00, plus de deux cents personnes se sont retrouvées place du Châtelet pour une ballade itinérante dans Paris au moyen de vélos, de rollers ou tout simplement à pied.

Le but : récupérer momentanément l’espace de la rue et s’opposer à la bagnole, le fléau environnemental des villes, mais aussi contester avec humour la frénésie des soldes et la culture de la consommation.

Mélange détonnant : écolos, cyclistes, prêtre de L’Église de la Très Sainte Consommation et ses disciples, de 5 à 70 ans…

Venez nous rejoindre tous les premiers samedis de chaque mois à 14h00 place du Châtelet.