Mais qu’est donc ce merveilleux Macron ?

Si vous ne le savez pas, je vous apprends que j’ai ferraillé contre certains, présentés comme écologistes, qui soutenaient sans hésitation le vote en faveur d’Emmanuel Macron. Contre Yves Paccalet et Corinne Lepage, notamment, auxquels j’aurais pu ajouter Matthieu Orphelin, ancien de la fondation Hulot, et très proche de ce dernier. Je laisse de côté, car ils sont par trop grotesques, des gens comme François de Rugy – lui aussi, comme Valls, avait signé la charte de la primaire socialiste avant de s’essuyer les fesses avec – ou Cohn-Bendit, désormais commentateur de matchs de foot et chroniqueur entre deux pubs chez Europe 1. Lire la suite…

Aux origines de la décroissance

En juillet 2014, le journal La Décroissance publiait un dossier spécial intitulé « Géants d’hier, néant d’aujourd’hui. » En une, ce titre était illustré par des portraits de Simone Weil, Léon Tolstoï et George Orwell, opposés à ceux de Luc Ferry, Jacques Attali et Caroline Fourest. Les pensées de vingt-huit auteurs majeurs pour le mouvement d’idées auquel appartient le journal étaient présentées dans un cahier central stimulant qui invitait à (re)découvrir leurs œuvres et à s’y plonger. Ce numéro a fait date, à tel point qu’il s’est vite retrouvé épuisé. Quelque temps après, afin de donner une pérennité à ces textes forts appréciés, les éditions québécoises Écosociété ont sollicité La Décroissance pour les republier sous la forme d’un livre. L’échappée et Le Pas de côté, complices et déjà co-éditeurs de deux titres construits autour du journal, Vivre la simplicité volontaire et Le Progrès m’a tuer, se sont joints au projet… Lire la suite…

En Marche !

Fondateur d’un mouvement baptisé En Marche !, en ce moment on voit surtout Emmanuel Macron en voiture, que ce soit le soir du premier tour dans les rues de Paris pour fêter sa victoire à la brasserie La Rotonde ou le soir du second tour, poursuivi par une nuée de voitures de sécurité et de motos de journalistes. Ils semblent bien loin les cars Macron, qui devaient révolutionner la mobilité des Français et sont désormais quasiment en déconfiture. Quelle va être désormais la feuille de route du président Macron en matière de mobilité? Lire la suite…

Vive le Vélo ! Une politique publique ambitieuse pour la petite reine

La Fabrique écologique est ce que l’on peut appeler un « think tank » dont le but est de « promouvoir l’écologie et le développement durable sur la base de propositions pragmatiques et concrètes. » La nouvelle publication de La Fabrique Ecologique, Vive le vélo ! Une politique publique ambitieuse pour la petite reine, est désormais disponible en ligne. Lire la suite…

APPEL du Parti du Vélo à l’attention des candidats à l’élection présidentielle 2017

Le Parti du Vélo appelle les candidats à l’élection présidentielle de 2017 à prendre en compte dans leur programme le vélo et son rôle pour surmonter les crises économiques, sociales, énergétiques et environnementales qui caractérisent la période actuelle et qui risquent de s’accentuer encore plus dans l’avenir. Il les engage à lancer dès à présent la nécessaire transition cyclopédique de notre société. Lire la suite…

La droite, la gauche et la route (3/3)

Troisième partie – La politique nationale

Le Grenelle de l’environnement, lancé par Nicolas Sarkozy fin 2007, a suscité beaucoup d’espoirs et a débouché sur des décisions importantes concernant l’investissement dans le domaine des transports: deux appels à projets de transports collectifs urbains en site propre (TCSP), le lancement de 3 lignes à grande vitesse et un effort de régénération du réseau ferré classique, l’adoption de l’écotaxe poids lourds destinée à financer les infrastructures de transport. Mais la taxe carbone a été abandonnée, abandon vite suivi d’un revirement très net en mars 2010: »l’environnement, ça commence à bien faire« . Exemple typique: l’autorisation de circulation des camions de 44 tonnes, un avantage décisif (+ 10 % de productivité) donné à la route face au rail et à la voie d’eau. Lire la suite…

La droite, la gauche et la route (2/3)

Deuxième partie – Les politiques régionales et départementales

Lors de l’élaboration des Contrats de Plan Etat-Régions (CPER) 2015-2020, les élus régionaux, y compris ceux d’Alsace et de Corse, seules Régions gérées par la droite à l’époque, se sont battus énergiquement pour sauvegarder les investissements ferroviaires alors que le gouvernement Valls les poussait à investir massivement sur la route. En moyenne, l’Etat dépensera deux fois plus pour les routes que pour le rail, les Régions trois fois plus pour le rail que pour les routes (les autres financeurs des CPER sont les départements et les établissements publics). Lire la suite…