La droite, la gauche et la route (1/3)

Première partie – Les politiques locales

A droite, la volonté de relancer les investissements routiers et de favoriser la circulation automobile s’affiche souvent brutalement à tous les niveaux territoriaux: local, régional et national. Mais on trouve des exceptions notables à cette tendance générale, essentiellement dans les grandes agglomérations. A gauche, les déclarations d’intention sont plus vertueuses, et la politique des élus locaux et régionaux est en général plus rationnelle, mais la politique des gouvernements de gauche depuis 2012 a été pire que celle des années précédentes, elle est très semblable à celle que préconise la droite aujourd’hui. Lire la suite…

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l’impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés « La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d’un paysage » et « La pelle mécanique ou la mutation d’une ville. » Jörg Müller dont le style s’inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l’évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l’aménagement du territoire et l’urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage. Lire la suite…

Des tramways de livraison en ville

A la recherche de nouvelles solutions pour permettre des livraisons sans polluer, plusieurs villes françaises réfléchissent à l’utilisation du tramway. Cela permettrait tout à la fois d’assurer des livraisons rapides et régulières, de rentabiliser un réseau ferré qui coûte cher, de recycler de vieux matériels et de créer de l’emploi. Lire la suite…

Ivan Illich ou la ville conviviale

Ivan Illich (1926-2002) propose dans ses ouvrages une critique radicale des « institutions » (Église, école, hôpital, transports, machines, etc.) qui toutes, à un moment de leur déploiement, se révèlent contre-productives. Peut-on transposer au domaine de l’urbain ses analyses? Si oui, en quoi contribuent-elles à rendre intelligible ce qui « travaille » les villes à l’ère de l’urbanisation planétaire? Lire la suite…

Le tram, l’expansion urbaine et la fin de la ville piétonne à travers les exemples de Boston, Philadelphie et Los Angeles aux États-Unis

D’une ville dense homogène groupée autour de son port, qui concentrait en 1850 deux-cents mille habitants dans un rayon de trois à quatre kilomètres, où les distances étaient franchissables à pied, Boston devint cinquante ans plus tard une métropole industrielle tentaculaire d’un million d’habitants dispersés dans une tache urbaine de plus de seize kilomètres de rayon, qui était désormais structurée en deux parties aux fonctions urbaines contrastées: un centre industrialo-commercial, qui concentrait aussi les services de communication, qu’entourait une immense couronne de banlieue résidentielle ponctuée de centres commerciaux et industriels secondaires. Lire la suite…

Les embarras de Paris

Vient de paraître mon ouvrage intitulé « Les embarras de Paris, ou l’illusion techniciste de la politique parisienne des déplacements », aux éditions de l’Harmattan. Comme il y est beaucoup question de vélo, je me suis dit que ça pourrait intéresser les lecteurs de Carfree. Lire la suite…

Retrouver la ville

Pourquoi, “la ville” ?

J’ai préféré ne pas adjoindre d’adjectif (durable, verte, douce…) au mot “ville” présent dans le titre de cet article, afin d’éviter le pléonasme. La ville-voiture, en effet, n’a-t-elle pas déjà cessé d’être une ville ? En ayant assujetti la ville à la circulation automobile, nous en avons fait une route. Une route maillée, avec des carrefours, des voies rapides et secondaires, des feux et une signalisation spécifique, mais une route quand même. Cette “ville-machine”, qui profite uniquement à la circulation motorisée et nuit aux autres usagers (pollution, bruit, insécurité, barrières de franchissement…) fut rêvée par les urbanistes du XXe siècle, eux même bercés par les pionniers de la seconde révolution industrielle comme Eugène Hénard, appliquée dans l’après-guerre et remise au cause dès les années 1970. Un modèle donc tout à fait éphémère, à l’échelle de l’histoire. La grande question est alors de savoir de quoi sera faite la ville du futur, de quelle modèle voulons-nous et, surtout, comment l’appliquer. Lire la suite…

La voiture: on n’a rien inventé de mieux pour tuer la ville

Europe et Etats-Unis ont assisté à une transformation considérable de leurs espaces urbains dans le courant du 20ème siècle. Le changement le plus rapide et le plus radical s’y est opéré dans les années 1950, à la faveur de la re-structuration de nombreux quartiers pour le développement d’autoroutes, de parkings, d’équipements publics variés (et de leurs parkings), et parfois, d’ensembles de logements collectifs (et de leurs parkings). Lire la suite…

Les vrais « fascistes » de notre temps – Le Corbusier et les architectes urbanistes

On sait que rien n’est plus galvaudé en France, aujourd’hui, que le terme de « fasciste ». Cela tient au confusionnisme général; aux falsifications révisionnistes type Ni droite, ni gauche (Zeev Sternhell) et L’idéologie française (BHL); aux manipulations de la gauche d’État qui se drape dans la pose avantageuse de la Résistance; aux délires de convulsionnaires qui s’arrogent le titre d' »antifascistes » et le privilège de frapper d’infamie les gens qui contredisent leurs lubies. Lire la suite…