Palmarès du vélotaf

Au détour d’une publication de l’INSEE consacrée au vélotaf (fait d’aller au travail à vélo), on découvre le classement des communes de 100.000 habitants ou plus en la matière. A vrai dire, il faut bien chercher l’information, car elle fait partie de ce que l’INSEE appelle les « données complémentaires » et qui prennent la forme d’un simple tableur, dans lequel il faut naviguer jusqu’à l’onglet présentant ce qui constitue de fait le palmarès français du vélotaf. Lire la suite…

De la ville auto-centrée à la ville vélo-amicale

Quand on parle de mettre en place une ville qui soit réellement vélo-amicale, et non plus auto-centrée comme c’est le plus souvent le cas, on s’entend fréquemment dire qu’ici ce n’est pas la Hollande et que notre ville n’est pas Amsterdam. Derrière le pseudo-argument, il y aurait l’idée qu’Amsterdam est la ville du vélo depuis la nuit des temps. C’est bien simple, les Néerlandais seraient passés directement de l’âge de pierre à l’âge du vélo sans passer par la case automobile. Les quelques exemples suivants montrent que la réalité est tout autre. Lire la suite…

Les bienfaits de la ville dense remis au goût du jour par un géographe suisse

De « l’effet barbecue » aux vertus de l’urbanité…

Sébastien Munafò, pas inconnu sur les ondes de Carfree, coauteur d’un rapport (fin 2012) sur la pratique automobile – et les constructions cognitives qui lui sont liées – dans les agglomérations suisses, ayant fait l’objet d’un article ici en 2013 – pourrait-il constituer un sérieux contrefeu face à l’entreprise de réactivation de l’idéologie de la ville automobile chez les prescripteurs de visions superficielles du monde? Lire la suite…

Du 22 au 25 mars, mobilisons-nous pour détourner nos villes: #SubvertTheCity

#SubvertTheCity est un appel international invitant les citoyens du monde à prendre part à une action créative contre la publicité et le consumérisme dans l’espace public, afin que tous ensemble, nous ré-imaginions collectivement ce que nos villes et nos sociétés pourraient être au-delà de l’ère du consumérisme. Lire la suite…

La droite, la gauche et la route (1/3)

Première partie – Les politiques locales

A droite, la volonté de relancer les investissements routiers et de favoriser la circulation automobile s’affiche souvent brutalement à tous les niveaux territoriaux: local, régional et national. Mais on trouve des exceptions notables à cette tendance générale, essentiellement dans les grandes agglomérations. A gauche, les déclarations d’intention sont plus vertueuses, et la politique des élus locaux et régionaux est en général plus rationnelle, mais la politique des gouvernements de gauche depuis 2012 a été pire que celle des années précédentes, elle est très semblable à celle que préconise la droite aujourd’hui. Lire la suite…

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l’impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés « La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d’un paysage » et « La pelle mécanique ou la mutation d’une ville. » Jörg Müller dont le style s’inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l’évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l’aménagement du territoire et l’urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage. Lire la suite…

Des tramways de livraison en ville

A la recherche de nouvelles solutions pour permettre des livraisons sans polluer, plusieurs villes françaises réfléchissent à l’utilisation du tramway. Cela permettrait tout à la fois d’assurer des livraisons rapides et régulières, de rentabiliser un réseau ferré qui coûte cher, de recycler de vieux matériels et de créer de l’emploi. Lire la suite…

Ivan Illich ou la ville conviviale

Ivan Illich (1926-2002) propose dans ses ouvrages une critique radicale des « institutions » (Église, école, hôpital, transports, machines, etc.) qui toutes, à un moment de leur déploiement, se révèlent contre-productives. Peut-on transposer au domaine de l’urbain ses analyses? Si oui, en quoi contribuent-elles à rendre intelligible ce qui « travaille » les villes à l’ère de l’urbanisation planétaire? Lire la suite…

Le tram, l’expansion urbaine et la fin de la ville piétonne à travers les exemples de Boston, Philadelphie et Los Angeles aux États-Unis

D’une ville dense homogène groupée autour de son port, qui concentrait en 1850 deux-cents mille habitants dans un rayon de trois à quatre kilomètres, où les distances étaient franchissables à pied, Boston devint cinquante ans plus tard une métropole industrielle tentaculaire d’un million d’habitants dispersés dans une tache urbaine de plus de seize kilomètres de rayon, qui était désormais structurée en deux parties aux fonctions urbaines contrastées: un centre industrialo-commercial, qui concentrait aussi les services de communication, qu’entourait une immense couronne de banlieue résidentielle ponctuée de centres commerciaux et industriels secondaires. Lire la suite…

Les embarras de Paris

Vient de paraître mon ouvrage intitulé « Les embarras de Paris, ou l’illusion techniciste de la politique parisienne des déplacements », aux éditions de l’Harmattan. Comme il y est beaucoup question de vélo, je me suis dit que ça pourrait intéresser les lecteurs de Carfree. Lire la suite…

Retrouver la ville

Pourquoi, “la ville” ?

J’ai préféré ne pas adjoindre d’adjectif (durable, verte, douce…) au mot “ville” présent dans le titre de cet article, afin d’éviter le pléonasme. La ville-voiture, en effet, n’a-t-elle pas déjà cessé d’être une ville ? En ayant assujetti la ville à la circulation automobile, nous en avons fait une route. Une route maillée, avec des carrefours, des voies rapides et secondaires, des feux et une signalisation spécifique, mais une route quand même. Cette “ville-machine”, qui profite uniquement à la circulation motorisée et nuit aux autres usagers (pollution, bruit, insécurité, barrières de franchissement…) fut rêvée par les urbanistes du XXe siècle, eux même bercés par les pionniers de la seconde révolution industrielle comme Eugène Hénard, appliquée dans l’après-guerre et remise au cause dès les années 1970. Un modèle donc tout à fait éphémère, à l’échelle de l’histoire. La grande question est alors de savoir de quoi sera faite la ville du futur, de quelle modèle voulons-nous et, surtout, comment l’appliquer. Lire la suite…