La ville de Paris lance son portail de calcul d’itinéraires vélo

Depuis le 20 septembre, la ville de Paris propose de calculer son itinéraire vélo sur un portail carto dédié

Côté fonctionnalités :
– le choix est offert entre un itinéraire « le plus court », « le plus sûr » (favorisera les pistes/bandes cyclables), « le juste milieu » (un compromis des deux?)
– le choix de l’adresse de départ et d’arrivée peut se faire par sélection cartographique ou par saisie textuelle
– un profil de l’itinéraire est affiché (ce qui est appréciable pour les cyclistes)
– un temps de parcours min et max est fourni (35 à 50 min pour 10km)
– Les stations de métro, les stations de vélib, les points d’accroche vélo, et quelques points d’intérêt sont disponibles (WC, musées, bâtiments)

Côté performances :
– la cartographie est esthétiquement appréciable et la navigation fluide et intuitive. Les pistes et bandes cyclables apparaissent en vert, les autres itinéraires en bleu. Globalement, c’est plus joli et complet que Google Maps.
– la rapidité de calcul est plutôt bonne! (c’est un point assez fort)
– on ne peut pas prendre le périph à vélo (ouf, nous voilà rassurés)
– la zone couverte est grosso modo superposable à l’aire de rayonnement du Vélib.

Un manque? on ne peut pas personnaliser l’itinéraire en déplaçant un point sur la carte vers son chemin favori…
Côté financements coûts développements, on dispose de peu d’informations. Dommage..

Pour le reste, je n’ai pas testé en profondeur, en particulier la pertinence de l’itinéraire proposé. A vos critiques donc!

Cliquez sur l’image pour agrandir :

A propos de Pim

Co-administrateur et traducteur pour Carfree France

8 commentaires sur “La ville de Paris lance son portail de calcul d’itinéraires vélo

  1. OSM

    Pour information il s’agit du service geovelo.fr déjà testé sur carfree en Juillet 2009. Le service a été amélioré depuis.

    Outak> en théorie les double sens sont pris en compte (dans Paris intra-muros), si ce n’est pas le cas c’est un problème et il faut leur signaler.

  2. Abel

    Sur le site de la Ville de Paris, il y a aussi des choses horribles, comme ce calculateur d’itinéraires.
    On peut au départ se demander si la Ville a payé pour acquérir ce systême, basé sur du travail bénévole ?
    De plus, comme les données introduites sont largement inexactes, les résultats sont plus qu’approximatifs.
    Certains double-sens cyclables sont rentrés, d’autres pas, et certains le sont alors qu’ils n’existent pas.
    Et on tombe presque à chaque fois sur des curiosités inexplicables.
    L’exemple donné, du 17° vers le 13°, a toujours été le même, mais les itinéraires proposés ont souvent varié. A un moment il faisait passer par la galerie Vivienne, avec plusieurs volées de marches, à un autre dans le contresens abrupt de la rue des Boulangers …
    Et dans la version actuelle, comment expliquer le détour pour rejoindre l’avenue des Gobelins ?
    Abel

  3. OSM

    ABEL> C’est l’avantage du base de données « ouverte », elle évolue ! Et tout le monde peut l’améliorer. Elle est peut-être incomplète, mais bien moins « inexacte » comme tu le dis que google maps !

  4. apanivore

    Pour le moment OpenStreetMap est sans doute plus exact que google pour les doubles sens cyclables aujourd’hui mais il suffit que navteq, téléatlas ou n’importe quel professionnel des bases de données s’y intéresse et mette l’argent pour qu’OSM se retrouve finalement à la traine. Parce que faute d’argent il faut des bénévoles (avec un minimum de compétences en plus) et OSM n’en a toujours pas assez.

    Je ne vois personnellement pas l’intérêt de ce genre de site, pour un cycliste régulier en tout cas. Paris est suffisament petit pour qu’avec une carte papier des aménagements, ou même en suivant le jalonement (certes encore incomplet) on s’en sorte parfaitement bien.

  5. OSM

    APANIVORE> Pour avoir utilisé les données téléatlas à une époque, je peux dire qu’ils ont justement énormément de mal à suivre niveau mises à jour car… ça coûte beaucoup d’argent ! Je vois mal les choses changer. Ou plutôt des professionnels des bases de données commencent à basculer vers OSM (cherches mapquest + OpenStreetMap ou bing maps + OpenStreetMap sur google…). Bref l’argent ne suffit plus pour avoir une carte à jour, il faut des bénévoles ! Et ça même les grandes entreprises l’ont bien compris.

Les commentaires sont clos.