Comparaison des coûts, temps de trajet et pollution émise selon le mode de transport utilisé

La Mairie de Paris a fait réaliser un comparatif du coût, du temps, et de la pollution engendrée (émissions de CO2) des différents modes de transport selon plusieurs types de trajets (internes à Paris, Paris-Petite Couronne ou Paris-Grande Couronne).

Qu’émettez-vous ? Qu’inhalez-vous ? Que payez-vous ? Sur différents trajets types, en fonction du mode de déplacement, nous avons comparé le coût, le temps, et la pollution engendrée (émissions de CO2).

Comparaison sur un trajet de 2,6 km à Paris

Comparaison sur un trajet de 2,1 km à Paris

Comparaison sur un trajet de 15 km Paris – Hauts-de-Seine (92)

Comparaison sur un trajet de 20 km Paris – Seine-Saint-Denis (93)

Comparaison sur un trajet de 20 km Paris – Grande Couronne

Comparaison sur un trajet de 30 km Paris – Val-d’Oise (95) – Cergy

Comparaison sur un trajet de 50 km Paris – Seine-et-Marne (77)

Source: paris.fr

Nuit Grave

A propos de Nuit Grave

Rédacteur du site Carfree France, spécialisé dans les questions relatives à la destruction de la santé et de l'environnement

14 commentaires sur “Comparaison des coûts, temps de trajet et pollution émise selon le mode de transport utilisé

  1. Toto

    Les chiffres sont intéressants mais il y a une erreur: le budget du déplacement en voiture ne semble pas tenir compte du carburant, or entre un trajet de 2 km et un trajet de 50 km le surcoût en carburant est loin d’être négligeable (au moins 2 ou 3 litres de carburant à 1,5€ le litre pour chaque trajet de 50 km, soit sur 30 jours, un coût de près de 80€ à ajouter au coût de possession du véhicule (achat, assurance, entretien).

  2. Le cycliste intraitable

    Les temps de trajet donnés pour les vélos, avec ou sans assistance électrique, sont vendeurs mais beaucoup trop optimistes pour des distances supérieures à 10 km.

    En parcours urbain un vélo va à une vitesse moyenne de 12 à 18 km/h, la moyenne haute étant réservée aux sportifs et aux VAÉ. Or sur les affiches il est question de faire 15 km en 30 minutes, soit 30 km/h de vitesse moyenne en VAÉ à la motorisation limitée à 25 km/h… Un vélib’ à une vitesse moyenne de 20 km/h me fait pas mal sourire aussi.

  3. Axelos

    Alors quelques petites remarques, des détails :

    Marcher ça a un coût, ça use les chaussures 🙂
    Les cyclistes et piétons émettent du CO2 via la respiration. Sur des trajets de 10 kilomètres, le cycliste il émet quand même pas mal de CO2, en tout cas plus que 0.
    Un VAE à 13 € par mois je suis dubitatif. C’est le prix d’un achat neuf sur 10 ans, donc à moins de ne jamais avoir besoin de l’entretenir et changer les pièces d’usure …

    Dommage de ne pas relayer les véritables chiffres, ça décrédibilise un peu la communication.

  4. Theron

    Un VAE c’est une moto électrique, et pour rouler il faut une batterie, la batterie demande tellement de pétrole que la consommation du VAE est équivalente à celle d’une moto à moteur thermique. Donc c’est pas 0 g de CO2…

    Et les fabrications de ces modes de déplacements ne sont pas anodins, ni leur recyclage. Choses complètement passées sous silence.

     

  5. Vincent

    Amusant : en IdF, le vélo, c’est forcément le Vélib.

    Pourtant, à Paris intra-muros, c’est juste 30-50% du trafic vélo (selon les sources), et en banlieue, il n’y a plus de vélib passé 1,5km après le Périph.

  6. Dan

    Dommage de ne pas faire la distinction entre pollution et émissions de gaz à effet de serre. Il faudrait une colonne supplémentaire avec la pollution proprement dite, donc les particules fines, etc.

  7. Zfred

    Une bagnole à seulement 194€/mois tout compris, indépendamment du kilométrage, si vous savez où ça se trouve, je connais des centaines d’entreprises qui seraient ultra intéressées…

    Je pense plutôt qu’ils ont « négligé » l’amortissement, les frais de parking, d’essence, etc…

  8. bernina

    Tout à fait d’acord avec Dan, je suis choquée et cela décrédiblise beaucoup ce comparatif.
    C’est assez incroyable de voir que les personnes censées produire des documents utiles sur cette question  mélangent absolument tout. Illustrer l’impact négatif des émissions de CO2 avec des nuages noirs de pollution induit tout le monde en erreur. Le CO2 (à sa concentration dans l’atmosphère) n’a jamais rendu personne directement malade, il est aussi totalement invisible. Son problème est qu’il dérègle le climat et il faut lutter contre bien sûr. Ce qui rend l’air repirable, ce n’est pas la diminution du CO2, mais la diminution drastique des émissions de particules fines et des oxydes d’azote. En fait plus il y a de particules fines dans l’air, donc plus l’air est irrespirable, et plus le climat est dans un sens « protégé » (moindre réchauffement) puisque les rayons solaires atteignent moins la terre. Les dessins affectent la mauvaise cause à un effet positif, hélas…
    Quand on roule à vélo, on n’émet ni CO2, ni particules fines, ni oxydes d’azote. L’air est respirable comme sur les dessins, c’est vrai, mais pas du tout à cause de 0kg de CO2, seulement à cause de « 0 particule, 0 oxyde ». (je sais que ce n’est pas 0 si on considère la fabrication, mais ce n’est pas la question ici).
    Il faut réduire les émissions de CO2 pour le climat et réduire les émissions d’oxydes d’azote et de particules fines pour un air pur et notre santé, et vive le vélo !!! Je vais écrire à la mairie de Parie, ce n’est juste pas possible de confondre à ce point les différentes pollutions et d’induire les gens en erreur.
    Désolée d’être si longue pour dire ce que tout le monde sait ici, mais cela m’agace beaucoup beaucoup…

  9. Pédibuspedibus

    « Comparatif de la pollution émise, du budget et du temps consommés » suivant les distances de déplacement en Île-de-France et les modes de transport utilisés, voilà dans quoi s’est lancée la mairie de Paris, en voulant faire pédagogique. Noble entreprise que de vouloir tenter de modifier les constructions cognitives des habitants…

    Il y a bien quelques bévues, rapportées par nos très perspicaces Carfristes, écornant au passage nos modernes mobylettes atomiques… D’autres remarques sont sans doutes moins heureuses :

    à un chouia près on raisonne toutes choses égales par ailleurs pour le CO2 pulmonaire, bagnolard, ratpiste, cycliste ou pédibus cum jambis, à petits ou gros jambons…

    Là où c’est plus agaçant c’est du côté édilitaire parisien.  Et soit la réalité est faite d’élus qui ont besoin eux-mêmes de formations pédagogiques, de connaissances plus approfondies, d’un bon réglage bidouillage de leur système de valeurs, soit on a un arrière-décor, avec leurs techniciens, experts, cabinets d’études et autres laboratoires pataphysiques, trop muselés ou entravés pour les éclairer suffisamment…

    Parce que là, une fois de plus, nos élus sont pris en flagrant délire/délit de pensée hémiplégique quant à l’utilisation du développement durable… Lequel ne peut légitimer leurs discours – comme leurs actions – à fond de ses possibilités. Eh bien oui…!

    Ces petits tableaux concentrent l’attention sur :

    – la « pollution » – on est dans l’environnement, bien que plein d’autres choses auraient pu être évoquées en la matière – …

    – le pognon – on est direct dans l’économie – idem, voir au-dessus – …

    – quant au social, il semble que le temps se soit arrêté au méridien de Paris…! Je m’explique.

    On pourrait dire que le trityque classique du développement durable a été respecté dans cette entreprise de com, puisque les économies de temps de transport ça renvoie quand même assez directement au social, s’il s’agit de l’occuper autrement, avec les autres, ou à dormir… Et pour ce dernier choix c’est bon pour la santé… Et c’est justement là que le bât blesse :

    rien dans la comparaison ne concerne la santé publique, pollution exceptée, si on considère la symbolique ambivalente du petit/gros nuage des tableaux, comme un signe renvoyant à la fois vers l’effet de serre et le pulmonaire, ce qui a encore été relevé perspicacement par l’un des observateurs carfristes.

    Mais la santé publique ça urge aujourd’hui également par la pandémie d’obésité et son corrolaire de morbidité-mortalité, dus en bonne partie à l’inactivité physique…! Là aussi il y aurait encore beaucoup d’autres choses à rajouter, mais ne nous égarons pas. Cette inactivité physique touche de plein fouet deux groupes d’àge en France : les jeunes et les seniors. Et savez-vous qu’en la matière la France est l’homme malade de l’Europe…? Nous sommes les Ricains de l’Europe en la matière…! De quoi noircir de façon bien plus substantielle nos petits tableaux comparatifs et, j’espère de foutre la trouille à ceux qui espèrent encore trouver refuge dans la caisse automobile :

    c’est l’autre caisse qui pourrait alors nous trimballer dans un voyage sans retour sur les rivages du Styx…

    Voilà  : je pense encore qu’on a ici une occasion de perdue, chez nos zélus zébus rebuts de l’intelligence et de la perspicacité, de faire réfléchir, et de manipuler pour la bonne cause les empêtrés de la routine mortifère…

    Pour la doc et l’argumentation, à développer sans relâche, les sources* suivantes :

    Dumith, S.C., Hallal, P.C., Reis, R.S., & Kohl, H.W. (2011).Worldwide prevalence of physical inactivity and its association with human development index in 76 countries. Preventive Medicine, 53(1–2), 24–28.

    Hallal, P.C., Andersen, L.B., Bull, F.C., Guthold, R., Haskell,W., & Ekelund, U. (2012). Global physical activity levels: Surveillance progress, pitfalls, and prospects. Lancet, 380(9838), 247–257.

    * Je ne sais pas si les deux articles sont en accès libre mais pour les personnes intéressées on peut faire la boîte aux lettres par messagerie personnelles si Marcel veut bien faire le facteur…

  10. Pédibuspedibus

    Histoire de tempérer ce jugement, sur la politique de comm parisienne, au sujet des déplacements, l’absence du volet santé publique concerne aussi le monde académique, ici l’université de Leeds, Royaume-Uni, au sujet d’une étude comparative des politiques publiques locales, pour quatre grandes villes européennes, sur les thèmes complémentaires urbanisme-transports :

    aucun paramètres de santé publique ne sont pris en compte…

    http://www.konsult.leeds.ac.uk/dmg/16/#comparison

    cité par :

    https://www.researchgate.net/publication/306096489_How_to_Create_Healthy_Environments_in_Cities

    (A lire également, en angliche dans le texte cependant.)

  11. Pédibuspedibus

    http://pdf.lu/6I1w

    Une carte ou un dessin, ça vaut mieux qu’un long discours :

    en France 40% à la moitié de la population en état de sous-activité physique, pour la décennie 2000. Une proportion bien plus forte chez les jeunes et les seniors, avec l’automobile comme puissant facteur explicatif.

  12. L'intégriste ferroviaire

    Pour faire un peu redondance avec d’autre remarques : le vélo à assistance électrique est …électrique exclusivement, comme le train (métro, transilien, ou RER). Pourtant les dessins montrent que l’un émet du CO2, et pas l’autre. On voit tout de suite qu’il y a un hic.

  13. TOM34

    Le VAE, vélo à assistance électrique, est un véhicule hybride à énergie humaine et électrique. Il est obligatoire de pédaler pour activer l’assistance électrique.

    Il est même possible de l’utiliser à 100% en propulsion humaine (comme un vélo).

     

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