Astrid c’est fini

Grande émotion au sein de l’extrême droite française… Est-ce à croire que les chercheurs scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) cotisent en masse auprès de cette officine politique? Ou à l’inverse, le populisme recruterait-il aussi facilement dans les rangs de l’élite savante de la nation? On apprend par voie de presse que l’Etat français a décidé d’abandonner « en catimini » le projet Astrid (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration). Lire la suite…

Capitalisme fossile, le livre

Au cours des trois dernières années, les visiteurs assidus du site Carfree ont pu bénéficier de l’exceptionnel privilège de lire en avant-première quelques-uns des premiers jets de ce qui, après de longues heures de labeur, d’écriture, de correction et de synthèse, est devenu un livre: « Capitalisme fossile, de la farce des COP à l’ingénierie du climat. » (1) Lire la suite…

L’Etat de droit a-t-il cessé d’exister en France?

« La question se pose de savoir si la France est encore un Etat de Droit » (1). La personne qui lance cette sentence historique en ce début d’année 2019 est compétente pour le faire; elle est avocate de profession. Depuis quelque temps, en effet, il se passe des choses graves qui désormais font système et qui, par ce fait même, apparaissent lourdes de conséquences pour l’avenir de la démocratie puisqu’aujourd’hui plus que jamais, une oligarchie menace la viabilité même du territoire Français. On est sorti des habituelles magouilles et affaires crapuleuses qui, au siècle passé, défrayaient à leur rythme la chronique politico-affairiste de la 5e République. Lire la suite…

Dégraissez le PIB pour sauver le climat! (3/4)

Puisqu’aujourd’hui, arrivé au bord du précipice climatique, tout le monde, même les milliardaires (sauf Trump) et leurs premiers de cordée, se déclare volontaire pour sauver la planète, qu’il nous soit permis d’émettre une proposition dans ce sens : sabrez le PIB pour sauver le climat. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (3/3)

Géo-ingénierie ethnique des origines

Si, avec ses sulfateuses stratosphériques, Paul Crutzen a obtenu un franc et immédiat succès auprès des milieux d’affaires étasuniens, c’est que dans sa démarche technicienne il se trouvait en phase avec l’esprit du capitalisme. L’histoire de l’accumulation du capital n’est en définitive que géo-ingénierie d’arraisonnement monopoliste des milieux naturels: terre, cours d’eau, rivage littoral, mers et désormais atmosphère. En d’autres termes, la géo-ingénierie représente l’aspect technico-scientifique de l’expansionnisme du capitalisme industriel depuis le début de l’ère Victorienne dans les années 1830. Avec la puissance colossale potentielle des énergies fossiles, cette entreprise est devenue la fameuse et fabuleuse « force géologique » que les savants ne veulent pas relier à son origine historique et encore moins désigner par son vrai nom: le capitalisme fossile. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (2/3)

De l’orthodoxie climatologique à la critique du capitalisme

Pendant que la presse anglo-saxonne encensait Paul Crutzen pour sa prestation surprise en faveur du « Plan A » des Etats-Unis, d’autres experts ne se laissaient pas impressionner et encore moins mystifier par l’euphorie générale outre-Atlantique. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (1/3)

En automne 2018, un panel d’une centaine d’associations environnementalistes nationales et internationales lançait une alerte par un « Manifeste contre la géo-ingénierie » du climat. La menace du vieux Plan A des Etats-Unis se précise. Elle avait refait surface en 2006 dans les milieux scientifiques avec un article très controversé du célèbre géochimiste Paul Crutzen, le même qui fut en 2001 le père du concept d’Anthropocène. A la surprise générale, ce savant néerlandais proposait d’emblée d’injecter du dioxyde de soufre dans la stratosphère pour limiter l’élévation de la température à la surface de la Terre… L’idée marginale à l’époque, mais immédiatement plébiscitée par les milieux d’affaire américains, a fait son chemin. Lire la suite…

Le compteur Hulot est-il remis à zéro?

L’événement que toute la presse attendait au mois de juillet pour animer la chronique de l’été est survenu à l’avant-veille de la rentrée: fin août, Nicolas Hulot se sortait de l’ornière où il s’était lui-même embourbé en démissionnant du ministère de la « transition écologique et solidaire. » Le suspens de l’été cessait. Indéniablement, il s’agit d’un événement qui, survenu peu de jours à la suite de notre précédent article (1), appelle quelques nouvelles réflexions sur le cas Hulot et la situation de l’environnement en France. Lire la suite…

Biocarburant, la France ivre d’huile de palme

La FNSEA l’avait bien compris, l’avenir de l’agriculture française, c’est l’industrie des biocarburants. Rien n’avait été laissé au hasard et tout est allé très vite. En une décennie le décor était planté dans le paysage français. Les trémolos et envolées lyriques des élus dans l’hémicycle sur « l’indépendance énergétique » et l’emploi, les succions assurées des subventions de la PAC et de l’Etat, sans oublier l’image de marque affinée au greenwashing… bref le package promotionnel de lancement de son nouveau réseau de biocarburants fut très tôt irréprochable à tous les points de vue. Lire la suite…

Armes chimiques, parlons-en !

En avril 2018, les journalistes médusés informaient les téléspectateurs français qu’une « attaque chimique perpétrée par le régime syrien » avait eu lieu contre des populations civiles de la ville de Douma, dernier bastion islamiste du secteur de la Ghouta orientale en périphérie de Damas… Pour les puissances militaires occidentales définissant les « axes du bien et du mal » à la surface de la Terre depuis le premier partage du monde durant la Grande Guerre, il y a eu la faute grave du fameux « franchissement d’une ligne rouge, » justifiant en punition une frappe conventionnelle. Une centaine de missiles sanctions furent donc tirés par les Etats-Unis, la France et l’Angleterre. Lire la suite…