Palmarès de l’altermobilité 2009

palmares-altermobilite-2009

Après avoir décerné récemment le bagnolo-trophée 2009, Carfree France propose le palmarès de l’altermobilité 2009. Ce palmarès a pour fonction de mettre en valeur les villes les plus favorables aux alternatives à l’automobile. Les agglomérations de Besançon, Bordeaux et Avignon occupent les trois premières places de l’édition 2009 de ce palmarès de l’altermobilité.

Le palmarès de l’altermobilité est un indicateur composite prenant en compte l’offre de transports publics à partir du nombre de lignes de bus pour 10.000 habitants (au sein des périmètres de transports urbains) et du nombre de kilomètres de Transports en Commun en Site Propre pour 10.000 habitants (Métro, tramway, Bus à Haut Niveau de Service ou BHNS). L’indicateur tient également compte du nombre de kilomètres d’aménagements cyclables (pistes cyclables, bandes cyclables et itinéraires cyclables) pour 10.000 habitants au sein des agglomérations.

Seules les agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants ont été retenues dans le calcul de l’indicateur pour des raisons de disponibilité des sources d’information.

Sur l’ensemble des agglomérations de plus de 100.000 habitants, les villes de Besançon, Bordeaux, Avignon, La Rochelle, Nantes, Grenoble, Tours et Strasbourg occupent les 8 premières places avec une moyenne dépassant 10/20.

Concernant l’offre de bus, les villes de Besançon, Nîmes et Valence arrivent en tête du classement. Pour ce qui concerne l’offre de Transports en Commun en Site Propre, les villes de Montpellier, Strasbourg et Paris occupent les trois premières places. En ce qui concerne l’offre cyclable, La Rochelle, Tours et Bordeaux arrivent en tête.

Tout indicateur est forcément imparfait et sujet à discussion. En l’occurence, nous aurions souhaité intégrer l’offre d’aménagements piétonniers, exprimée par exemple en nombre de kilomètres de rues piétonnes pour 10.000 habitants, mais nous n’avons pas pu trouver une base de données de ce type pour les 50 plus grandes agglomérations françaises.

Merci de nous aider à améliorer cet indicateur: sources de données, idées d’indicateurs, etc.


Source: Carfree France

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Administrateur du site Carfree France

37 commentaires sur “Palmarès de l’altermobilité 2009

  1. Alpi Nicolas

    Je suis super etonne de voir Aix en Provence relegue a 1.7/20. Pour y avoir habite 6 ans avant de migrer an Angleterre (d’ou le manque d’accent desole au passage), la ville etait quand meme assez bien developpe niveau transport en commun. Des mini bus electrique parcourais le centre ville (Aix en provence n’est qu’un centre ville, les minibus electric etait surtout fais pour les personnes agees), et les bus pour aller a la zone des milles (Zone active) ou aux grandes villes avoisinnantes (Marseille, Avignon, Gap …) etaient tres bien desservis.
    Un peu avant que je ne quitte cette ville, ils avaient meme fais l’equivalant du velib’ la bas (me souvient plus le nom velaix’ je crois mais pas sur).

    Maintenant Aix en provence, est tres petite et tres concentree, les facultes sont tres accessibles a pied/velo, mais l’utilisation du bus reste tres limite (on en a pas besoin).

    Par contre il manquait cruellement de piste cyclable sur le « peripherique » il est vrais. Apres en centre ville, c’est une autre histoire (Ville romaine, petite rue etc etc).

    Pour etre nait (et vecu 20 ans) a Avignon, j’aurais donne le contraire.

    Enfin je vais pas faire le raleur de resultat non plus, merci pour le palmares dans tout les cas :D.

  2. Alain

    Le concept d’altermobilité a un défaut: il est basé sur la quantité mais pas sur la qualité.

    Faisant partie du collectif « Vélorution Tours », on parle souvent au sein du collectif de la mairie et des médias qui s’enivrent du kilométrage de pistes cyclables… alors qu’elles ne sont que des petits coups de peinture par endroit, sinon des aménagements sur les trottoirs à d’autres…
    La quantité ne fait pas la qualité. Voilà pourquoi la 7ième place de Tours ne veut finalement pas dire grand chose.

  3. Jean-Marc Sérékianjms

    En effet, le « palmarès de l’altermobilité » est non seulement imparfait comme le signalent les auteurs, mais il donne une vision archi fausse de la réalité, elle réduit les individus à des objets à transporter, à leur simple fonctionnalité économique. Parce qu’elle fait l’impasse sur l’historique de la « mobilité urbaine » et sur la dévastation des écosystèmes en milieu urbain.
    Sans parler de la dévastation des écosystèmes, qui est une des caractéristiques majeures de la ville de Tours, (voir un « Jardin de la France en béton armé » sur le site da Carfree), il est possible de pondérer ce palmarès tout en restant dans l’ordre technocratique des chiffres. Il suffit de faire le rapport financier de ce qui est fait pour « l’altermobilité » et ce qui est fait pour assoir et perpétuer l’emprise automobile sur la ville.
    A ce moment là, la plupart des villes en tête de liste se retrouveraient dans les profondeurs du classement. Il est fort probable que les villes qui en font le plus aujourd’hui pour « l’altermobilité », ont déjà dépassé l’engorgement et atteint le blocage automobile de la ville.

    Si les auteurs veulent bien sortir de l’ordre technocratique, et intégrer la problématique écologique pour « améliorer » la pertinence de leur palmarès, on pourrait encore de pondérer par le nombre d’arbres centenaires abattus dans les villes pour faire des « pistes cyclables » afin ne pas perturber la « bonne fluidité automobile » de la ville…

    Plus de mille arbres centenaires ont été abattus dans la ville de Tours pour accroitre la « mobilité automobile » et « l’altermobilité » afin que cette dernière serve, elle aussi, à préserver la « mobilité automobile » dans la ville…

  4. CarFree

    Merci pour les commentaires, je ne doutais pas que ce palmarès suscite de nombreuses critiques… je vais essayer de répondre à tout le monde.

    Pour Aix, qui apparaît en bas de classement, il faut rappeler que le palmarès concerne les agglomérations et non pas les villes-centre. Autrement dit, la situation peut être tout à fait bonne dans la ville centre, mais catastrophique à l’échelle de l’agglo… En outre, comme je le dis dans l’article, il faudrait intégrer un indicateur concernant la marche à pied, mais je n’ai pas de données disponibles sur ce sujet. Appel à des connaisseurs…

    Pour Alain, effectivement la quantité ne fait pas la qualité et c’est sans doute le défaut majeur de ce type de classement… mais il est très difficile sinon impossible d’obtenir des données qualitatives à l’échelle d’une cinquantaine d’agglos. En outre, je pense que le quantitatif est malgré tout un indicateur intéressant, certes pas suffisant et à prendre avec beaucoup de circonspection, mais il donne des indices intéressants sur ce qui se passe dans les agglomérations. (surtout si l’objectif est de comparer les agglos entre elles)

    Pour JMS, même réponse, mais je ne crois pas que le palmarès « donne une vision archi fausse de la réalité »! Il donne à mon avis une vision partielle de la réalité. Par contre, j’adhère tout à fait à tes propositions d’indicateurs (aspect financier et abattage d’arbres), il faudrait juste savoir si des données existent sur ce sujet.

    Plus généralement, on pourrait incorporer d’autres infos dans l’indicateur (systèmes de vélos en libre service, taux de ménages sans voiture, densité de population, etc.).

    Je suis preneur de toute proposition sur ce sujet et, si possible, de liens vers des bases de données permettant de traiter ces infos à l’échelle des principales agglos françaises.

  5. Marko

    Voila juste un lieu vers un site interessant: Walk Score. il suffit de rentrer une addresse pour voir si c’est un endroit ou il est facile de vivre et se deplacer en marchant. Les calculs s’appuient sur le nombre de shops a proximite, le nombre de bars, les parcs… Bon pareil, ca a ses limites, mais c’est interessant…

    http://www.walkscore.com/

  6. Jean-Marc SérékianJMS

    Il y aura beaucoup à faire car « l’altermobilité » est devenue une nécessité urgente pour sauver la mobilité automobile. Cette instrumentalisation perverse de « l’altermobilité » rendra toujours difficile l’établissement d’un palmarès de « l’altermobilité ». Les abattages d’arbres pour créer de « l’altermobilité » n’apparaissent pas dans les statistiques et les rapports officiels. Aucune municipalité dira dans un rapport qu’elle a rasé un bois classé ou abattu une allée de platanes centenaires, amputé un jardin public, pour faire une piste cyclable et encore moins pour faire des places de parking automobile.
    La ville de Grenoble est un exemple caricatural de dévastation d’une vallée célèbre pour l’asservir à l’automobile. Dans cette cuvette saturée depuis des années en autoroute, en pollution et en vacarme automobile, il n’est plus possible d’en faire plus pour l’automobile, même aux yeux des plus farouches technocrates des lieux. Seule « l’altermobilité » peut encore sauver la mobilité automobile, lui redonner un sens c’est-à-dire de la vitesse car la vallée est en permanence bloquée…
    La question fondamentale est comment « désintriquer » « l’altermobilité » de son instrumentalisation pour sauver la circulation automobile qui fait vivre professionnellement et financièrement tous les Léviathans technocratiques ?
    L’information essentielle du palmarès donnée ici, n’a pas été commentée dans la présentation. Aucune des villes ne dépasse la note 12 sur 20, c’est-à-dire que c’est à peine « passable » même pour les premiers.

  7. pimousse3000

    Très intéressant ce palamrès, même si effectivement ca reste synthétique. Je ne rentrerai pas dans la polémique de telle ou telle ville.
    D’autres indicateurs me semblent aussi intéressants, et plus liés à la voiture. Ce serait plutot des points négatifs comme le nombre de voitures par habitant, la quantité de route pour automobile en périphérie, le nombre de places de parking gratuites et payantes en centre ville etc…

    Je dis ca après être passé par Abbeville (Somme, 25000 hab.) où j’ai eu l’impression de m’être retrouvé dans les années 80! Des parkings gratuits à tout va dans le centre, des voitures en veux tu en voilà, aucune piste cyclable, pas un seul bus apercu avant 1H de « balade » (pourtant il existe quelques rares lignes de bus). Bienvenue en enfer!

    J’ai meme du agresser une bonne femme qui se garait en 4×4 BMW en plein sur le trottoir.

    Si des gens connaissent bien cette ville, qu’ils nous donnent leur avis à ce sujet, merci.

  8. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    Très bonne initiative ce classement! Ça mériterait une étude fine et assez complexe. Le critère du nombre de places de stationnement gratuites/payantes par habitant me semble un bon critère. Il y aurait un critère plus difficile à calculer, c’est la « marchabilité ». (largeur des trottoirs, étroitesse des chaussées). La barbarie automobile a souvent fait disparaître les aménagements qui accompagnaient les cheminements comme les bancs pour se reposer et les fontaines pour se désaltérer. Les escaliers publics aussi (« pas d’ane ») ont souvent été remplacés par des rampes à bagnoles.

    Comment cette étude a-t-elle été menée? qui l’a faite? un site web lui est-elle consacré?

  9. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    Comme Alain, je suis très sceptique sur le critère du kilométrage de pistes cyclables pour au moins 2 raisons: (1) le concept de piste cyclable renforce la notion de séparation des flux qui est mauvais sur le plan urbanistique, (2) le kilométrage de pistes cyclable sert souvent d’alibi politique: Pour le politique, c’est un moyen facile d’afficher une volonté verte et c’est clientéliste: se mettre bien avec les associations cyclistes.

    Un moyen simple pour une ville consiste a élargir les trottoirs et raréfier les places de stationnement: c’est la politique de ma ville (Cannes).

  10. CarFree

    Pour Marko, walkscore.com est un site intéressant mais qui donne une accessibilité piétonne à partir d’un point, et non pas pour l’ensemble d’une ville ou d’une agglo.

    Pour Lécolomobile, l’étude a été faite en interne à partir de sources disponibles sur différents sites internet, en particulier itransports pour les lignes de bus ou la Fubicy pour le kilométrage de pistes et bandes cyclables.

  11. Rose

    C’est vrai que ce palmarès est une bonne initiative même si les résultats peuvent être discutables (comme dans tout palmarès).
    Pour que ce soit encore plus pertinent, ce serait une bonne idée de rajouter comme critères le nombre de vélos mis en service par la mairie mais aussi le carburant utilisé par les bus de chaque ville pour valoriser les transports en commun respectant l’environnement… Car si j’ai bien compris ces deux critères ne sont actuellement pas pris en compte.

  12. geo

    Prendre en compte les rues pietonnes comme élément de classement est une bétise complète. Les rues du centre-ville du Havre sont suffisement larges et ne justifient pas les rues pietonnes. Par exemple, les trottoirs de la Place de l’Hotel de Vilel sont plus large que la rue du Gros Horloge à Rouen. En revanche dans une ville comme Rouen, il n’y a pas d’autre choix que de faire des rues pietonnes car les rues sont étroites

    Quand aux transports en communs, Le Havre va réaliser d’importants investissements d’ici les 3 prochaines années (Tramway, Funiculaire, escalier Roulant). A savoir que dans une précédente étude, le réseau CTPO du Havre était classé 3eme de France pour l’offre de km de lignes par habitant et 1er pour sa politique commerciale, devant Strasbourg et Paris. De plus en ce qui concerne les handicapés, le réseau remplace années après années ces anciens bus par les tout nouveaux Mercedes Citaro à plancher bas.

    Enfin, prendre en compte le nombre de lignes de bus par habitant est une bétise absolue. Certaines villes ont des dixaines de lignes de bus avec des fréquences très faibles. D’autre on moins de lignes de bus avec des fréquences très élevées. Encore un élément qui n’est pas pris en compte dans l’étude.

    Bref, pour moi cette étude est politique, il suffit de voir les villes qui sont dans le haut du tableau.

  13. CarFree

    Pour GEO, je constate une certaine contradiction dans vos propos… Selon vous, « le nombre de lignes de bus par habitant est une bêtise absolue » en raison de la question des fréquences et dans le même temps, vous nous vantez un autre indicateur basé sur « l’offre de km de lignes par habitant »… qui ne tient pas compte non plus des fréquences! Mais il est vrai que cet autre indicateur a le mérite de classer Le Havre à une meilleure place…
    Si je comprend bien, ce qui est dur à encaisser, c’est la dernière place attribuée au Havre dans ce classement… Le problème, c’est que dans tout classement, il faut bien un dernier…
    Je connais personnellement Le Havre, qui est une très belle ville au passage, et je ne trouve pas qu’elle soit en avance en matière d’altermobilité! Il est vrai que son plan d’urbanisme a été réalisé par Auguste Perret après la seconde guerre mondiale (suite aux bombardements), à une époque où l’on pensait que l’automobile était la clé de la mobilité, que les vélos étaient synonymes de pauvreté et que les bus ou autres tramways étaient voués à disparaître face au « progrès automobile »… Cet héritage historique et urbanistique est sans doute lourd à porter aujourd’hui…
    Enfin, qualifier comme vous le faites cette étude de « politique » relève de la mauvaise foi absolue… Que voulez vous dire exactement? Que nous avons sélectionné les villes en tête de classement en fonction de leur couleur politique? La méthodologie de l’étude est transparente et a été expliquée dans l’article et même détaillée dans les différents commentaires: nous avons fait avec les données disponibles sur internet tout en reconnaissant plusieurs fois qu’il s’agit forcément d' »un classement partiel. Et nous avons même lancé un appel pour intégrer d’autres données dans cet indicateur, sous réserve de la disponibilité des données à l’échelle des 50 agglos étudiées (rues piétonnes, surfaces piétonnes, largeur de trottoirs, systèmes de vélo en libre service, etc.)
    A vouloir trop critiquer, on finit pas se discréditer…

  14. cyril

    Cette étude est biaisée. Comme l’a dit GEO, moins de lignes de bus avec une plus grande fréquence est mieux que beaucoup de lignes avec de faibles fréquences.
    Le nombre de lignes est aussi un mauvais indicateur dans le sens où on peut faire une ligne de 10 km ou deux lignes de 5 km.
    Autre problème : lorsqu’on construit un tram, on supprime des lignes de bus, mais on améliore le service.
    Enfin, dire que Lille est meilleure que Lyon montre l’absurdité du classement. Certes, Lille a un plus long réseau de TCSP, mais il transporte 4 fois moins de monde que celui de Lyon. Sa longueur s’explique uniquement par le fait que Lille est très éparpillée, alors que Lyon est très dense. Le critère de la part modale des TC dans les déplacements devrait être pris en compte.

  15. CarFree

    Le nombre de lignes est un indicateur comme un autre, pas parfait, mais qui donne une certaine représentation de la réalité. Il a en outre le mérite d’être facilement accessible. Le critère de la part modale est aussi intéressant, mais où peut-on trouver cette donnée pour ces 50 agglomérations?
    Pour le tram, la question ne se pose pas vraiment, car la création de TCSP est prise en compte dans l’indicateur composite… et ce, même si une ligne de bus est supprimée à cette occasion…

  16. cyril

    Où trouver cette donnée pour 50 agglo ? Ben, tout simplement, comme toute étude fiable, en demandant les chiffres aux AOT.

  17. CarFree

    @ CYRIL, merci, mais on s’en doutait un peu… je parlais d’une source agrégée, car voyez-vous, nous n’avons pas plusieurs personnes à mettre plusieurs jours, juste pour aller chercher des infos… ou alors il faut qu’on embauche du personnel et qu’on mette de la pub partout sur le site pour pouvoir les payer…

  18. cyril

    Envoyer un petit mail, ça ne demande pas énormément de personnel. Après, si on n’a pas les moyens de faire les choses correctement, on ne les fait pas.

  19. CarFree

    Vous faites preuve d’une grande naïveté… « envoyer un petit mail »… rien de plus facile, il faut juste trouver les bons interlocuteurs au sein des 50 agglos concernées… Et si seulement 4 ou 5 agglos ne vous répondent pas, la validité des résultats sera effectivement très bonne… c’est sans doute comme cela que vous envisagez une « étude fiable »…

  20. Thibault

    Carfree, je pense que Cyril a raison. Trouver les bons interlocuteurs, ce n’est pas si difficile. En général, il suffit d’écrire dans la rubrique « contact » du site de l’AOT et la personne en charge des relations se renseignera à votre place.
    Si une agglo ne répond pas, alors il faut l’évincer du palmarès. Mieux vaut une étude complète sur un panel moins important qu’une étude très partielle sur un gros panel.

  21. CarFree

    Qui parle d’étude « complète » ou « partielle »? Je préfère simplement une source agrégée dont le producteur est digne de confiance, plutôt que d’aller à la pêche à l’info au petit bonheur la chance… Quand je disais 4 ou 5 agglos qui ne répondraient pas, j’étais gentil… Je pense que ce genre de question posée à 50 agglos par un site internet comme le notre recevrait 4 ou 5 réponses seulement…. Car je connais le milieu des AOT et je peux dire que certaines ne répondent parfois même pas aux questions « officielles » posées par des organismes d’état (ademe, DRE, etc.)

  22. Pimousse3000

    Sans vouloir entrer dans un débat assez complexe, une étude « complète » nécessiterait un énorme travail ainsi que des moyens financiers et humains, sans compter les compétences sérieuses sur le sujet. Des contacts seraient à nouer auprès des collectivités et il est clair qu’un site comme carfree n’a pas vocation à mener ce genre d’études.
    L’article ici donne une ébauche à approfondir de l’état altermobiliste des villes. Je pense qu’il est inutile de se braquer sur Lille, 20è avec 7 points devant Lyon 27è avec 5.3 ou autre classement. Il n’y pas grande différence d’une part entre les deux, et c’est d’autre part issu d’un calcul synthétique de paramètres discutables.
    Ce calcul est somme toute honorable et a représenté pas mal de boulot, je pense.

  23. PELISSON

    Bonjour,
    Le service communication d »Avignon est très fort pour manipuler les palmarès comme le vôtre,
    Savez vous que l’intra-muros d’Avignon reste saturé par la circulation automobile,qu »au lieu de financer le tram-train sur les voies existentes de l’etoile ferrovière très peu utilisée du grand Avignon ,Marie José Roig la Maire d’Avignon vient de lancer une pétition pour trouver près de 300 millions d’euros pour faire une nouvelle rocade (LEO) pour toujours plus de voitures,consulter le site mairie pour en savoir plus!!!!
    Savez vous que le premier PDU de la ville a été rejeté par le préfet en 1999 car il ne répondait pas aux objectifs de la loi sur l’air de faire un réel transfert de la circulation automobile notamment sur les transports en commun,le PDU suivant est toujours en 2009 dans les tiroirs de la communauté d’agglomération,
    La navette intras-muros très mignonne certes se déplace péniblement au milieu des embouteillages de voiture intras-muros
    les bus sont encore peu utilisés ,relativement chers et les circuits mal- organisés
    les bandes cyclables très majoritaires par rapport à une ou 2 pistes sont très etroites ( 20 cm à 80 cm de large) et donc très très peu utilisée car non sûre notamment pour les enfants !
    Décidemment lorsque on attribue un prix ,on va sur le terrain ,on interroge les associations et les élus de la majorité sans oublier l’opposition sinon on fait de grosses bétises !
    Il n’est pas impossible que les services vous ai donné les chiffres de l’agglomeration notamment longueur de bandes cyclabes inutilisables ( agglomération près de 250 000 habitants) et que vous ayez ramené ce chiffre à 90 000 habitants pour la seule ville d’Avignon !
    De toute façon le service de la communication de la ville est capable de faire prendre des vessies pour des lanternes aux observateurs les plus avisés!Il n’en est pas à son premier coup d’essai!
    Je me tiens à votre disposition pour plus amples explications
    René Pélisson
    Ingénieur de formation,Ex-adjoint au Maire d’Avignon délègué aux risques majeurs de la ville entre 1989-1995 Porte Parole actuel des Verts d’Avignon tel 0490235680

  24. PELISSON

    Avignon un désastre!
    L’agglomération d’Avignon est par ailleurs saturé par les voitures car notre agglomeration située dans un carrefour sud-nord et est-ouest est la première agglomération de France pour ses grandes surfaces commerciales ! ,un vrai désastre,nous avons le double de la moyenne nationale par habitant en surface de supermarchés!
    Peut-être faudrait-il que votre palmares tiennent compte des flux de voitures existants dans un agglomération (statistiques et évolution des statistiques depuis 10 ans) et lorsque vous constaterez une diminution véritablement mesurable de ces flux au profit des transports en communs,des vélos et des piètons , alors vous pourrez attribué des satisfecits , de même il faudrait faire un bilan carbone de chaque agglomération en matière de transport ,et prévoir la division par 4 des rejets de CO2 ,les villes qui comme Avignon ont un grand kilométrage de bandes cyclabes très étroites et donc inutilisables faussent complètement votre palmares,par ailleurs pourquoi ne tenez vous pas compte des investissements ,
    Avignon veut investir près de 300 millions pour une nouvelle Rocade pour les voitures au lieu d’investir dans le tram-train ,c’est un vrai désastre !vous êtes dans le virtuel et vous vous prêtez à la manipulation des services de communication de cette agglomération!
    Même si au départ votre intention est bonne,votre palmares totalement superficiel va conforter la Maire d’Avignon qui va l’utiliser dans sa propagande pour créer l’illusion chez les citoyens de la cité des papes
    Heureusement que nous ne seront pas dupes,mais vous nous compliquez la tache en attribuant des bons points à une agglomération qui ne le mérite pas!
    À votre disposition si vous venez sur place sur place pour voir les dégats!!
    Cordialement
    René Pélisson

  25. CarFree

    C’est probable, rien ne vaut effectivement la connaissance du terrain, mais Avignon reste en France une des villes où la pratique du vélo est la plus développée (avec Strasbourg), ce qui constitue un fait objectif…

  26. PELISSON

    Non c’est faux ,c’est une agglomération qui arrive peut-être en second après Strasbourg pour la longueur déclarée de ces bandes cyclables et non ces pistes ! mais comme ces bandes cyclabes sont très difficile à utiliser du fait de leur étroitesse (20cm à 80cm de large),la pratique du vélo y est peu développée ce qui est un fait objectif,vous faites une confusion entre la longueur des bandes cyclables et la pratique du vélo! Reprenez contact avec le service circulation qui vous indiquera la différence entre les 2 !
    Cordialement
    René Pélisson

  27. CarFree

    Non, vous vous trompez…ce qui m’étonne de la part du « Porte Parole actuel des Verts d’Avignon ». Je ne parle pas de longueur de pistes ou bandes cyclables, ni de leur largeur, mais de part modale du vélo… c’est-à-dire de pratique réelle du vélo en comparaison des autres modes de déplacement… En France, la part modale du vélo est en moyenne de 4 à 5% selon les sources. Strasbourg et Avignon sont les deux villes où la part modale du vélo est la plus importante, avec respectivement 12 et 10%.

  28. PELISSON

    Le chiffre de 10% de part modale pour le vélo en Avignon ,c’est un chiffre de 1980 avant l’invasion du tout voiture dans le centre ville et l’agglomération !!
    Je viens d »appeler le club des ville cyclables (responsable de l’observatoire)et ensuite le directeur du service circulation de la ville d’Avignon .le chiffre de 10% correspond à une statistique du certu de 1980 liée à un comptage entrée et sortie des remparts d »Avignon en 1980 (l’intras muros d’Avignon représente environ 10 000 habitants soit 1/10 de la population).Ce chiffre comme nous le souligne le service circulation n’est absolument plus d’actualité ,il est nettement plus bas notamment pour l’ensemble de l’agglomération !
    Le club des villes cyclables et le service circulation n’ont pas d’autres chiffres et la part modale en Avignon 29 ans après 1980 ,n’est absolument pas depuis les années 80 (ou elle a chuté nous ont ils précisé),à la hauteur de Strasbourg ou même de Rennes,D’autant que cette part modale reste peut-être un peu plus forte dans le centre ville que dans l »agglomération,mais puisque votre enquête doit porter sur l’agglomération ,cette part modale est probablement légèrement inférieure pour l »agglomération au 4 à 5% de la moyenne nationale ,ceci dit nous sommes en Avignon par contre un peu moins mal placé que d’autres villes du sud ou la situation est encore plus catastrophique!
    En conséquence faute de mesure fiable de la part modale depuis plus de 10 ans et encore aujourd’hui en 2009 ,vous avez commis un erreur certes excusable,mais je vous suggère de faire les vérifications au moins comme moi-même et de rectifier votre classement .L’erreur est humaine ,apparemment l’article qui vous a inspiré comportait lui même cette erreur.Comme vous le signale Mr Cervantès nous préfèrerions que la pratique du vélo en Avignon soit déjà au moins aussi importante qu’à Strasbourg ,ce n’est malheureusement pas encore le cas !!
    Il est important de faire preuve d’une grande rigueur lorsque on établit ce genre de palmarès pour ne pas induire les citoyens en Erreur
    En attente de vos vérifications et d’ un nouveau classement d »Avignon
    Cordialement
    René Pélisson

  29. CarFree

    Tant mieux si ce modeste palmarès arrive à faire bouger les choses! Avec un peu de chance, on aura bientôt une enquête récente sur la part modale du vélo à Avignon… Sérieusement, c’est effectivement lamentable qu’on en soit à utiliser, faute de mieux, des chiffres qui datent de près de 30 ans!
    Par contre, cela ne change strictement rien au classement car, comme je l’ai déjà dit, ce classement ne repose pas sur la part modale! Mais sur les km de pistes et bandes cyclables/habitant, les km de TCSP/habitant et le nombre de lignes de bus/habitant. Autant de critères tout à fait critiquables j’en conviens, mais qui ont le mérite d’exister et d’être accessibles facilement pour les 50 agglomérations étudiées…
    Pour le reste, tout classement est critiquable de manière générale, certains voudraient voir leur ville mieux placée, d’autres trouvent que la leur est trop bien placée! C’est le principe des classements…
    Au vu des nombreux commentaires et critiques, je dis une nouvelle fois que ce classement est imparfait (on le savait en le faisant!), mais on a voulu quand même produire un résultat plutôt que rien sur le sujet de l’altermobilité.

  30. Jean-Marc SérékianJMS

    J’ai eu l’occasion de découvrir les « pistes cyclables » la ville de Strasbourg en 2006. Pour aller du centre de Strasbourg à la ville de Kehl en Allemagne, on longe d’un coté des canaux paisibles du Rhin et de l’autre coté les 80 décibels « quatre voies » qui débitent à plein régime ses milliers d’automobiles. Entre les deux un trottoir plus ou moins étroit. Soudain un « dring- dring » nerveux et insistent me sort de marche tranquille. J’ai à peine le temps de me retourner, qu’un jeune cadre dynamique sur son vélo me passe devant à vive allure en me fusillant du regard. Pourquoi tant de haine dans ce regard ? Je m’en aperçois un peu plus loin. Je n’y avais pas fait attention, mais le trottoir avait été divisé en deux. Des pictogrammes indiquaient la bande pour les piétons et les cyclistes… Je me trouvais donc en infraction sur la bande cyclable. C’est donc sûr de son « bon droit » qu’un cycliste discipliné remettait sur le « droit chemin » un piéton insouciant de l’effort de la municipalité pour créer des « pistes cyclables »

  31. jojo944

    Moi qui suit à Cholet en ce moment, qui est une petite ville de 60000 habitants, je remarque que cette ville mériterait largement le « bagnolo-trophé ». Aucune rue piétonne dans le centre, les voitures coutoient les terrassent de café. Le réaménagement d’une partie du centre ville est en cour et les rues du centre ville sont restées ouvertes à la circulation. Dommage ça aurait été l’occasion idéale. Peu de bandes cyclables dans de nombreux endroits, on a préféré laisser 2×2 voies pour les bagnoles que d’y mettre des pistes cyclables et ce en pleine ville. A noter que des 2×2 voies ouvertes récemment vers Mortagne et Baupréau, financées par le conseil général, débouchent en pleine ville afin d’inciter les campagnards à prendre leur bagnole pour aller travailler sur Cholet. Mais rien d’étonnant la dedans: le maire est un proche de De Villiers et toute sa clique qui dans son département y applique la même politique: autoroutes et 2×2 voies partout et les miettes pour les transports en commun. Selon eux ces autoroutes sont indispensable au « développement économique », nous voila rassuré…

  32. Laurent FouilléFouillé

    Ce classement est intéressant mais devrait être modifié. Agréger des indicateurs piéton, vélo et TC est louable mais n’atteint pas le degré de standardisation des parts modales du Certu, dont les enquêtes ménages fournissent un outil de comparaison entre les agglomérations qui les ont réalisé (une bonne cinquantaine, certaines à plusieurs reprises ces dernières décennies). Il existe un tableau qui compare les indicateurs de base issues de toutes les enquêtes réalisés, mais je ne le retrouve plus… en cherchant bien…).

    Pour être plus transparent vous devriez expliciter la formule utilisée afin qu’on puisse connaître les pondérations de chaque indice.
    Pour ma part je pense qu’il est plus simple (mais moins synthétique) de faire plusieurs classements : un par indice et ils sont nombreux.
    Pour les TC ils abondent, mais pour les vélos ils sont rares et pour les piétons ils n’existent pas (sauf les parts modales, mais ce ne sont qu’un nombre de déplacement par jour et par personne ou mieux, mais plus rare, des kilomètres parcourues dans le cas des parts modales kilométriques).
    En ce qui concerne les TC, tout le travail est produit par l’UTP (Les chiffres clés du transport public urbain, 45€) et le GART en partenariat avec le Certu (annuaire statistique des TCU, 45€) :
    nombre de lignes, de km de lignes, de km réalisés par les véhicules, de personnes transportées, de recettes commerciales, de km² du territoire desservie, d’habitant de ce territoire, etc…
    Je n’ai pas les documents sous la main, mais je peux vous communiquer certains chiffres si un indicateur vous parait plus intéressant qu’un autre. Ces documents sont onéreux mais ils représentent une compilation remarquable de données sérieuses. Dans une démocratie vraiment transparente ils seraient publiés en ligne et gratuits.
    Malgré l’abondance de ces données existantes, les comparaisons entre agglomérations (même pour un seul indice) possèdent un biais lié à la morphologie et la géographie propre à chaque agglomération (densité, encaissement, dynamisme économique, etc…).
    Pour neutraliser en partie ce biais le Certu, le GART et l’UTP ne comparent entre elles que les agglomérations de taille comparable (et Paris séparément) car les TC sont plus utilisés dans les grandes métropoles (congestion auto, forte densité, offre TC performante).
    A votre disposition pour poursuivre ce débat

  33. Patrick Saule

    Bonjour,
    je suis Patrick Saule, président d’une jeune association qui se nomme « Avignon à Vélo » et qui promeut le vélo comme mode déplacement sur Avignon et alentours.
    Votre classement d’Avignon à la 3ème place, je le trouve encourageant !!
    Effectivement, il y a beaucoup de cyclistes « utilitaires » et nous avons des bandes, pistes cyclables et des appuis-vélos.
    Mais il reste 3 problèmes qui pondèrent votre classement :
    1- le vol des vélos reste très élevé sur Avignon (et dans la région PACA) lié au fait qu’il manque beaucoup d’appuis-vélos et qu’il manque des parkings collectifs fermés et sécurisés (devant les gares, et dans les centre_ville);
    2- les bandes cyclables, c’est mieux que rien mais c’est notoirement insuffisant quand elles sont étroites, coincées entre les voitures et le caniveau et très mal entretenues (verres cassés, débris, feuilles …);
    3- A ce jour, il n’y a malheureusement pas de réelle volonté politique d’Avignon et du Grand Avignon de réaliser une vraie ville cyclable, malgré l’arrivée récente des Vélopop, vélos en libre service. Un exemple simple, certaines stations vélopop ont été implantées à la place des appuis-vélos !! il a fallu une levée de bouclier médiatique pour les faire remettre !!!! de plus, nos demandes de nouveaux appuis-vélos restent lettre morte ou sont refusées.
    et pourtant, nous faisons bouger les choses : tiens nous sommes les seules à 100 kms à la ronde à proposer du gravage antivol BICYCODE, gratuit pour nos adhérents !!!!!
    Ensemble, faisons bouger les choses, et rendons au vélo, sa place en ville, comme un véhicule PRATIQUE, ECONOMIQUE et NON POLLUANT !!
    Merci, Patrick Saule, « Avignon à Vélo »

  34. VT

    Bonjour,
    comme cela a été indiqué plus haut, je pense que le taux de motorisation des ménages serait une donnée importante à intégrer!
    Dissocier aussi les agglomérations par types (en Nîmes et Paris, je pense que la différence est vraiment trop énorme pour une comparaison).
    Il y aurait encore beaucoup d’améliorations à apporter, mais je pense effectivement que ce n’est pas forcément le rôle de Carfree.
    Là où Carfree est dans son rôle, avec ce palmarès, c’est en mettant le doigt sur un manque flagrant d’études globales sur les mobilités (et leurs impacts) au niveau national ; et surtout, comme le faisait remarquer FOUILLé, le manque de communication, d’accessibilité des données existantes.

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