N’est-ce pas la gargouille qui se mord la queue?

Je m’abrutissais l’autre soir devant la télé, à regarder une émission quand même culturelle, sur la chaîne franco-allemande. Le sujet? Les cathédrales.

Alors on peut très bien ne pas adhérer à l’idée même de religion, là n’est pas le propos. Restons au strict point de vue architectural et patrimonial.

Qu’apprend-on? (on le savait bien évidemment) Que la pollution a bien mis à mal ces monuments que l’Histoire nous a légués.

Certes, ce fut d’abord les usines fonctionnant au charbon, mais depuis le XXème siècle, l’automobile a sa part de responsabilité! Et quelle part!

Alors nous avons d’un côté un État qui paye des millions pour restaurer ces œuvres d’art et qui, de l’autre, n’en finit pas d’encourager un système et une industrie qui sont à la base de ces dégâts.

N’est ce pas un rien schizophrène ?

Ronuick

A propos de Ronuick

Contributeur du site Carfree France. Citoyen "intermodal", je m'interroge sur le rôle de la voiture, sans pouvoir totalement me passer de la mienne. Cycliste au quotidien et grand spécialiste du train !

5 commentaires sur “N’est-ce pas la gargouille qui se mord la queue?

  1. JiBOM

    Notre société est prête à tous les sacrifices pour un peu de « progrès ». Nous préférons ne pas regarder le prix à payer, aussi varié et astronomique soit-il.

  2. Bertrand

    Un peu comme la lutte contre le cancer qui investit dans la recherche de médicaments, alors que selon l’UNESCO, 70% des cancers sont d’origine environnementale. Chirac en son temps avait (au minimum) traîné des pieds pour faire abaisser les quotas d’émission de pollution industrielle. Et nos impôts servent à subventionner l’achat de voitures « propres ». Notre « élite » gouvernante n’en est pas à une contradiction près. Plus c’est gros plus ça passe ? Pas sûr.

  3. LEGEOGRAPHE

    Concernant la pollution de la pierre de construction, la pollution industrielle a été particulièrement néfaste pour la belle cathédrale de Strasbourg (et le charbon n’y est pas étranger, non).

    La pollution de la pierre de construction peut aussi provenir de substances plus insidieuses, comme le sel. C’est le cas de Notre-Dame la Grande de Poitiers :
    « Au XVIIe siècle, la présence de marchands sauniers qui avaient placé leurs échoppes contre la façade, va provoquer une détérioration de la pierre calcaire par le sel. »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_la_Grande_de_Poitiers

    Normalement, l’ouroboros (le symbole du serpent se mordant la queue) « représente le cycle éternel de la nature »… On en est loin !
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouroboros

  4. mikado

    La pollution a l’intérieur des édifices n’est pas liée à la pollution automobile. La restauration de l’intérieur de la cathédrale de Chartres qui est sombre démontre que la suie et le carbone provenant des combustions des lampes, bougies et autres combustibles depuis son édification a contribué à déposer sur le calcaire une pellicule foncée qui a terni le matériau d’origine. Par contre l’acidification des pluies a sans doute dégradé les monuments différemment selon les lieux.

  5. FRANCE

    Je voudrais préciser qu’il existe tout de même des gens logiques quelque part, car, résidant moi-même dans une commune où se trouve une cathédrale, j’ai pu constater qu’en même temps qu’on la nettoyait et restaurait on interdisait de plus en plus la circulation automobile aux alentours, si bien qu’à présent elle est complètement encerclée de rues piétonnes sur un rayon qui ne cesse de s’étendre, à tel point qu’aujourd’hui : non seulement elle est à l’abri de la pollution, mais les habitants aussi par la même occasion… Conclusion : si vous voulez respirer, installez-vous près d’une cathédrale !!!

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