Domaine de définition de « La France »

Contribution à la critique de la notion « d’indépendance énergétique ». 5e partie.

En débutant cette critique de la notion d’indépendance énergétique on avait donné un indice et pris une précaution en affirmant clairement l’énergie c’est la guerre et en écrivant « « La France » entre guillemets et en italique. La réponse implique l’association des trois: « La France », l’énergie et la guerre dans sa version moderne, le commerce militaire.

Conformément à un principe de la pensée écologiste « penser global agir local », c’est en définitive VGE qui a raison avec ses 51% d’indépendance énergétique. Tout le problème réside dans le domaine de définition de l’entité « La France »: géographique ou géopolitique.

Si « La France » était une simple entité géographique comme la Gaule conquise par les Romains ou le Niger dans la Françafrique, en tant que simple entité territoriale d’Europe avec ses masses laborieuses, il ne fait aucun doute que les « écolos » ont raison. Malgré son immense parc nucléaire, le faible taux d’indépendance énergétique de la France est la triste vérité.

Mais l’on n’est plus au temps des romains. « La France » dont on parle et qui réclame son « indépendance énergétique » n’est ni la Gaule, ni le Niger. Elle a cessé d’être un territoire ordinaire et doit tenir son rang de 5e puissance économique mondiale, conforme à son passé énergétique glorieux édifié depuis au moins 5 siècles avec la « Traite du Bois d’Ébène » et le « Marché triangulaire » sur l’Atlantique. Cette dimension historique de « La France », « Colbertiste et Absolutiste », militariste et expansionniste, ne doit pas être négligée quand on parle « d’indépendance énergétique ». C’est à cette France, puissance internationale de plus de 5 siècles, que se réfère VGE. On quitte donc les simples données géographies, on intègre l’analyse historique pour réfléchir « global » dans l’espace temps géopolitique.

De l’Absolutisme du Roi Soleil à la Troisième République, peu de choses ont changé en terme énergétique; l’expansionnisme et le militarisme pour la « Grandeur de La France », restés de mise comme une constante identitaire, dépendaient des énergies renouvelables avec en première place l’éolien de la marine à voile. Mais depuis la « Belle Époque », « La France » est plus qu’une simple puissance militaire traditionnelle, elle s’affirme parmi les complexes militaro-industriels les plus puissants du monde et possède son nouvel empire transcontinental… La France n’est pas le Niger et la différence n’est pas seulement géographique. Par rapport à ce pays d’Afrique, elle est Rome par rapport à la Gaule. Si l’un possède de l’Uranium dans son sol, seul l’autre en tant que complexe militaro-industriel peut s’élancer dans des réflexions nationalistes en termes techniques sur son indépendance énergétique.

Aujourd’hui membre permanent au conseil de sécurité des Nations Unies, « La France » ne peut raisonnablement pas être traitée comme un pays ordinaire.

Pour « La France » de VGE puis, dans sa suite, de ses divers successeurs de Gauche comme de Droite tous amis intimes des Bokassa et des Bongo, une chose est claire: l’Afrique c’est la France ou la Françafrique c’est la France. Dans son ex-empire colonial, avec ses grandes figures tyranniques hautes en couleur, indéboulonnables ou escamotables, progressivement relookées en « démocrature », « La France » s’est donnée les moyens convaincants pour se sentir « chez elle » en toutes circonstances.

Avec ses compagnies pétrolières Elf Aquitaine et Total, l’ancienne et l’actuelle, ses marchands d’armes officiels et officieux, « La France » a même largement agrandi son territoire d’influence: la Libye, le Nigeria et l’Angola ont bénéficié des largesses technologiques de la 5e puissance mondiale.

Par son passé glorieux de hauts faits de guerre économique, inscrit dans les livres d’histoire afin de valoriser sa « mission civilisatrice » et son statut de grande puissance pacificatrice, « La France » se sent des responsabilités dans son ex-empire devenu sa zone d’influence géostratégique.

Sur le continent africain et plus particulièrement dans les pays d’Afrique occidentale, « La France » s’estime légitimement en territoire conquis ou « ami » selon le langage diplomatique. Ce statut de gendarme de l’Afrique lui est de plus reconnu par l’ONU avec la direction du DPKO. Créé en 1992, ce Département des Opérations de Maintien de la Paix ou DPKO (Department of PeaceKeeping Operations) a été confié pour son commandement à la France depuis 1997. On peut dire à juste titre car on sait de source sûre depuis la crise tunisienne et la chute de Ben Ali, que « le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permet de régler des situations sécuritaires de ce type ». Le ministre en poste à l’époque voulait parler de répression des populations pour la protection d’un dictateur sanguinaire et kleptocrate ami de la France… Depuis cette date de 1997 et ce mandat de l’ONU de gardien de la paix, la Françafrique est désormais reconnue.

L’Uranium, géographiquement étranger, est donc devenu le combustible de « l’indépendance énergétique » géopolitique de « La France » comme l’expliquent les experts officiels et le confirment dans un unanimisme en enfilade les chefs d’État « élus du peuple » depuis VGE.

Comment font-ils leurs calculs ?

Si l’on considère les pays producteurs d’Uranium, rien ne vient infirmer cette idée. Le minerai miracle lui est assuré.

Au Niger, la classe dirigeante peut être turbulente, mais il est difficile d’imaginer qu’elle puisse refuser à « La France » la « valorisation » d’une richesse naturelle nationale, ses royalties en dépendent. En langage diplomatique, quel gouvernement soucieux de prospérité et de fraternité entre les peuples pourrait se permettre de refuser un « savoir faire » si généreusement offert par un pays aussi prestigieux que « La France »? Si Niamey connaît vaguement ce qui se passe en surface de son territoire, la cartographie géologique précise du Niger est dans la poche d’Aréva.

Les hommes en poste à la capitale ne peuvent en définitive que négocier le montant des royalties, au pire s’ils sont pressurés par d’obsédants soucis d’enrichissement personnel, ils peuvent, à leurs risques et périls, faire jouer la concurrence…

En Afrique sur les ex-chasses réservées, exclusives et même incontestées représentées par son ancien empire colonial, parmi les autres complexes militaro-industriels de grande envergure, seule la « Chinafrique » peut venir concurrencer la « Françafrique ». Seule la Chine, irrémédiablement aveuglée par son ex-taux de croissance à deux chiffres, peut suivre la France dans son impasse évolutive du nucléaire. Logique, car qui dit complexe militaro-industriel dit forcément empire, zone d’influence et de rayonnement international.

La Chine, pays émergent rejoignant les rangs des grandes puissances, doit mener de front au moins ces deux aspects, « croissance » et « rayonnement » en même temps. Dans la première décennie de ce 21e siècle, la Chine a justement fait son apparition au Niger. Elle a manié avec beaucoup d’efficacité la carotte auprès des autorités de Niamey. La Chinafrique, ayant pris pied depuis longtemps en Afrique, vient faire ses premiers pas stratégiques dans les chasses réservées de la Françafrique.

Pour la France d’Aréva, au pire il faudrait partager le Yellowcake avec la Chine. Mais face au tigre asiatique, Aréva ne lâche pas le gâteau et veut garder sa part du lion. Dans leur livre « La Chinafrique », les journalistes Serge Michel et Michel Beuret racontent et commentent les mésaventures de la Chine sur les concessions minières au Niger: « Le 13 janvier 2008, après des mois de tensions inouïes, la compagnie française obtient l’exploitation du site d’Imouraren, le second plus gros gisement d’uranium au monde… Bien sûr, les conditions ne sont plus celles d’avant [pour le moment]. Aréva devra payer le « Yellowcake » deux fois plus cher et en céder d’importantes quantités au gouvernement… Pour les compagnies chinoises qui visaient aussi Imouraren, la déception est immense. » Et de conclure avec ironie: « Elles [les compagnies Chinoises] pourraient portant se consoler à cette pensée: leur présence, leur discours gagnant-gagnant et leurs cadeaux à Niamey auront au moins servi au Niger à dicter ses prix et ses volontés à l’ancien maître colonial du pays« . (pages 197-198).

En fait, France et Chine sont deux partenaires du conseil de sécurité de l’ONU et aussi deux partenaires intimes de l’internationale des travailleurs de l’avenir radieux du nucléaire.

En ayant gagné au Niger sur la Chine « La France » a aussi perdu, elle s’assure les moyens de son idée fixe, sur le long terme elle s’enfonce encore plus dans une hypertélie nucléaire, son impasse évolutive. Sur la filière nucléaire, la Chine est un pays forcement « ami » de « La France » d’Aréva car le vaste empire asiatique est en même temps une promesse d’avenir commercial pour elle.

Le nom de code de la prolifération nucléaire s’appelle TNP « traité de non-prolifération ». Intrinsèquement, une technologie aussi complexe ne peut survivre sur le plan économique qu’en proliférant par contagion, par prosélytisme technologique. Il faut recruter des candidats aveugles pour l’aventure. L’impasse évolutive par hypertélie nucléaire dans laquelle s’empresse « La France », s’avère à terme favorable à la Chine, elle pourra s’offrir presque gracieusement les services de l’immense « savoir faire » accumulé par Aréva.

Les autres pays d’origine du combustible français, le Canada et le Kazakhstan, sont encore plus sécurisants que le Niger.

Le Canada, d’où « La France » puise une grosse partie de son combustible magique d’indépendance énergétique, est une ancienne et toujours fidèle colonie de peuplement de « La France ». Dans cet immense espace naturel septentrional de l’Amérique, l’histoire qui s’y joue depuis plusieurs siècles est celle de la marchandisation de toutes ses richesses territoriales vivantes et minérales.

Tout y est passé et tout y passe encore: traite des peaux de la faune sauvage, chasse au phoque, forêt boréale exploitée sans entrave, richesses énergétiques et minérales, sable bitumeux et amiante… tout, absolument tout est destiné au marché mondial. Au côté des autres grands pays émergents ou non comme la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Insulinde, le Canada est richissime de la dévastation sans entrave de son immense écosystème d’origine. Les divers peuples indigènes n’ont aucune influence face la dilapidation de leur espace de vie ancestral. Dans ce contexte très sécurisant pour « l’indépendance énergétique » de « La France », il est difficile d’imaginer une quelconque insécurité d’approvisionnement en combustible.

Il en est de même du Kazakhstan le troisième fournisseur en combustible nucléaire de « La France ». Comme le gouvernement de la « démocrature » canadienne, le despote éclairé par le marché de ce pays d’Asie ne brille pas plus par ses préoccupations d’ordre écologique ou social que le Canada. Plein aux as en pétrodollars aussi sales que les sables bitumeux du Canada, il est difficile d’imaginer de la part de ce gouvernement l’invention de tracasseries écologiques pour entraver la vente de combustible indispensable à l’identité culturelle de « La France ».

« En octobre 2010, les plus grands patrons français s’étaient retrouvés à Paris à l’occasion du cinquième dîner de l’Atlantique avec pour invité d’honneur le président du Kazakhstan. A cette occasion, le secrétaire général de l’Elysée, avait rendu hommage à la « vision » du chef de l’Etat kazakh et à son pays, « îlot de stabilité et de tolérance ». »

« Les deux pays ont signé un « partenariat stratégique » scellé par d’importants accords commerciaux de plusieurs milliards de dollars lors des visites de M. Sarkozy à Astana en 2009 et de M. Nazarbaïev à Paris l’an dernier. Côté français, les groupes Total et GDF-Suez (hydrocarbures), EADS (hélicoptères), Areva (nucléaire) et Alstom (trains) y ont signé d’importants contrats » (2) . De toute évidence, le « courant (électrique et militaire) » passe à grande vitesse entre les deux nations.

En décembre 2011, l’homme fort du Kazakhstan s’est montré à la hauteur des attentes de « La France ». L’image idyllique du secrétaire élyséen s’est avérée parfaitement justifiée. Face à une grève dure et historique des ouvriers du pétrole dans l’ouest de son pays, le président kazakh affublé à vie du titre prestigieux de « chef de la nation » a su disperser les grévistes, mettre en fuite les « voyous » et rassurer les investisseurs étrangers (3). De toute évidence, « le chef de la nation » kazakh n’est pas un quelconque Ben Ali, il s’est fait lui-même et à ce titre il est donc un ami encore plus sûr de la France. Pour le maintien de l’ordre dans son pays il a fait ses preuves et peut se dispenser des « savoirs-faires internationalement reconnus » de « La France » en ce domaine.

En toute logique, dans une réflexion géopolitique (globale), quelle que soit l’origine géographique du combustible nucléaire assurant les 51% de son indépendance énergétique, la France par son statut de grande puissance n’a aucune crainte à avoir. Son envergure est immense. L’Uranium lui est partout acquis et garanti. Si c’est encore aujourd’hui comme combustible stratégique, demain ce pourrait être comme substance suicidaire dans une impasse hypertélique.

Ubu président au Niger, despote éclairé par la « Fée High Tech » française au Kazakhstan, et hommes d’affaires voraces au Canada, « La France » nucléaire a de très fidèles amis énergétiquement fiables partout dans le monde. En définitive, à l’heure actuelle son pire ennemi est intérieur. Mais là encore « La France » n’est pas désarmée, on sait de sources sûres depuis les fuites subjectives d’un ministre de l’intérieur, survenues au début de la révolution tunisienne, que le « savoir-faire »de la police française « internationalement reconnu » peut régler des situations délicates.

A suivre

(1) Serge Michel et Michel Beuret « La Chineafrique »Grasset 2008.
(2) Le Monde.fr avec AFP | 19.09.2011 « Le président kazakh Nazarbaïev reçu par Sarkozy à l’Elysée »
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/19/sarkozy-recoit-lundi-le-president-kazakh-nazarbaiev_1574452_823448.html
Le Monde.fr avec AFP | 22.12.2011 Kazakhstan : des responsables limogés après les émeutes, l’opposition évoque des tortures
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/22/kazakhtan-des-responsables-limoges-apres-les-emeutes-l-opposition-evoque-des-tortures_1621728_3216.html

Jean-Marc Sérékian

A propos de Jean-Marc Sérékian

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions d'énergie et de biodiversité.

5 commentaires sur “Domaine de définition de « La France »

  1. Jean-Marc

    « En fait, France et Chine sont deux partenaires du conseil de sécurité de l’ONU et aussi deux partenaires intimes de l’internationale des travailleurs de l’avenir radieux du nucléaire.

    En ayant gagné au Niger sur la Chine « La France » a aussi perdu, elle s’assure les moyens de son idée fixe, sur le long terme elle s’enfonce encore plus dans une hypertélie nucléaire, son impasse évolutive. Sur la filière nucléaire, la Chine est un pays forcement « ami » de « La France » d’Aréva car le vaste empire asiatique est en même temps une promesse d’avenir commercial pour elle.

    Le nom de code de la prolifération nucléaire s’appelle TNP « traité de non-prolifération ». Intrinsèquement, une technologie aussi complexe ne peut survivre sur le plan économique qu’en proliférant par contagion, par prosélytisme technologique. Il faut recruter des candidats aveugles pour l’aventure. L’impasse évolutive par hypertélie nucléaire dans laquelle « 

    illustration du lien entre les complexes nucléaires français et chinois :
    le futur EPR anglais :

    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/edf-pourrait-s-associer-a-la-chine-pour-ses-centrales-britanniques_330609.html

    et aussi la transmission de secrets industriels, pour arracher des contrats :
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121225trib000739269/bercy-enqueterait-sur-un-contrat-ou-edf-livrerait-des-secrets-a-la-chine.html

    « Les syndicalistes (et Bercy) veulent faire la lumière » sur les contre-parties obtenues par la chine, par CGNPC :

    « En octobre, un accord tripartite entre Areva, EDF et CGNPC a finalement été signé, mais celui-ci est resté confidentiel. Les syndicalistes d’Areva demandent depuis à obtenir les termes de ce contrat. Ils réclament la transparence sur la réalité des transferts technologiques que la France est disposée à offrir dans le cadre d’un accord commercial.

    La semaine dernière, la violente agression de la secrétaire du comité de groupe européen d’Areva -la syndicaliste CFDT Maureen Kearney- avait alimenté les rumeurs sur des menaces et intimidations à l’encontre des représentants du personnel.« 

  2. Jean-Marc

    copié/collé de J-MS trop tôt,
    dernière phrase complète :
    « L’impasse évolutive par hypertélie nucléaire dans laquelle s’empresse « La France », s’avère à terme favorable à la Chine [:
    E]lle pourra s’offrir presque gracieusement les services de l’immense « savoir faire » accumulé par Aréva. »

  3. legeographe

    En ce qui concerne la géopolitique de l’énergie, même l’Expansion ne peut le cacher :
    http://energie.lexpansion.com/prospective/les-enjeux-energetiques-du-sahel_a-34-7668.html

    Ils parlent aussi du pétrole, en terminant l’article comme ceci :

    « La déstabilisation de la zone sahélienne risque non seulement de mettre en danger les intérêts énergétiques des Européens, mais également d’avoir des répercutions encore plus graves. Un émirat islamique au Mali servirait de sanctuaire pour porter le combat dans le sud de l’Algérie et au Nigeria, deux États qui fournissent 6,5 % du pétrole importé par l’Union européenne. »

  4. Jean-Marc

    lemonde tient à nous rassurer, sur nos craintes bien légitimes :

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/24/des-commandos-francais-vont-securiser-les-sites-d-areva-au-niger_1822261_3212.html#ens_id=1632216&xtor=RSS-3208

    je cite :
    « Le Monde peut confirmer que les forces spéciales françaises vont sécuriser les mines d’uranium de l’entreprise Areva au Niger, comme l’a révélé le journaliste Jean Guisnel sur son blog du Point.fr, Défense ouverte ».(c.f. http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/niger-les-forces-speciales-protegeront-les-mines-d-uranium-d-areva-23-01-2013-1619466_53.php et lire aussi http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/24/des-forces-speciales-francaises-protegeraient-les-mines-d-uranium-d-areva-au-niger_1822028_3212.html )

    [..] »Selon le blog Défense ouverte, le site d’Areva à Arlit et ses nouvelles installations d’Imamouren, encore en chantier, sont concernés. La décision a été prise par le ministre de la défense en début de semaine. »

    Ouf, celà me rassure :

    L’armée française ne va pas au mali-niger que pour apporter la paix, la démocratie, les jolies fleurs, et rendre le sourire aux dames;

    Les intérêts énergétiques, en particulier en uranium, seront secourus.
    (qui a dit « prioritairement » ?
    Toutes les personnes honnêtes ?
    Oui… mais pas assez fort…)

    rappel :
    les otages français d’AQMI travaillent pour Areva et Vinci (bétonneur et bitumeur pour les sites et voies d accès aux sites d’Areva), 2 boites qui travaillent depuis des années main dans la main avec les gouvernements centraux du sud (niger+mali) CONTRE les personnes du nord (mali + niger) se trouvant à coté des mines.
    La politique de ces sociétés a contribué à faire se creuser le ressentiment envers les gouvernements du sud.

    L absence de contrat entre l allemagne et l uranium du niger, explique en grande partie son désintérêt pour l’envoie de troupes.

    Précision : les coûts militaires de ces opérations ne seront pas comptabilisées dans le coût réel du nucléaire…
    ce qui permettra de continuer à sous-évaluer son coût, et donc de le préconiser…

    SSI on prend ses externalités en compte, il devient de suite moins intéressant….

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