Pourquoi les riches ne respectent pas les lois

Plusieurs études révèlent que les individus de la classe dite supérieure se comportent de manière plus contraire à l’éthique que ceux de la classe inférieure. Ainsi, dans le domaine automobile, les individus de classe supérieure apparaissent plus susceptibles d’enfreindre la loi en conduisant, par rapport aux individus de classe inférieure.

Une étude de ce type a pu montrer ainsi que les automobilistes riches ont plus tendance à ne pas respecter la priorité des autres automobilistes que les automobilistes pauvres ou moins riches. En moyenne, ils ont tendance à griller quatre fois plus souvent la priorité des autres automobilistes.

Une autre étude s’est concentrée quant à elle sur les pratiques des automobilistes en matière de respect du passage piéton quand un piéton traverse. Là aussi, les automobilistes de la classe supérieure ont tendance à respecter trois fois moins la priorité des piétons qui traversent, par rapport aux automobilistes de classe inférieure.

Ces différents études se sont basées sur l’observation systématique des pratiques en situation réelle et en tablant sur le fait que le type de véhicule était corrélé avec le revenu des automobilistes.

Voici le résumé de l’étude complète que l’on peut retrouver ici: https://www.pnas.org/content/109/11/4086

Titre : Une classe sociale élevée prédit une augmentation des comportements non éthiques.

Résumé : Sept études utilisant des méthodes expérimentales et naturalistes révèlent que les individus de la classe supérieure se comportent de manière plus contraire à l’éthique que ceux de la classe inférieure. Dans les études 1 et 2, les individus de classe supérieure étaient plus susceptibles d’enfreindre la loi en conduisant, par rapport aux individus de classe inférieure. Dans les études de suivi en laboratoire, les individus des classes supérieures étaient plus susceptibles de montrer des tendances à prendre des décisions contraires à l’éthique (étude 3), de prendre des biens de valeur à d’autres personnes (étude 4), de mentir lors d’une négociation (étude 5), de tricher pour augmenter leurs chances de gagner un prix (étude 6) et d’approuver un comportement contraire à l’éthique au travail (étude 7) que les individus des classes inférieures. Les données relatives aux médiateurs et aux modérateurs ont démontré que les tendances contraires à l’éthique des individus de classe supérieure s’expliquent, en partie, par leur attitude plus favorable à l’égard de la cupidité.

4 commentaires sur “Pourquoi les riches ne respectent pas les lois

  1. Pédibuspedibus

    le niveau socio-économique ça aiderait donc à être davantage pervers et moins gouverné par le surmoi… :

    la psycho-sociologie est sans doute un biseau très affûté pour découvrir les ressorts comportementaux de nos amis bagnolards, et cet article nous exhume quelques fragrances oubliées de la bonne vieille lutte des classes… :

    Karlou n’est pas mort, il bouge encore, et ça sniffe bon la résurrection/érection (!) pour se dresser en masse contre Ste-Gnognole et ses apôtres…

     

    me revient en mémoire ce qui pourrait être un bon échantillon représentatif de cet esprit pervers du motorisé aisé :

    quand, par exemple, il prétend que toute forme de restriction de l’accès  à la ville en bagnole – ou en pétoire –  comme le péage cordon ou le stationnement payant généralisé, est contraire à la justice sociale, alors que le taux de motorisation des ménages suit précisément le niveau socio-économique…

    alors que ce genre de mesure honnie pourrait procéder d’une redistribution en faveur des plus modestes, en trouvant dans la bonne poche les ressources pour financer une offre consistante de transports publics, en substitution de la motorisation individuelle, première étape obligée avant de chasser définitivement ces motorisés des territoires urbains…

     

  2. vince

    En gros on comprend on comprend que s’arroger des droits ou s’arroger des richesses, c’est un peu kif-kif.

    Sans verser dans le moralisme il faut placer des garde-fous sociaux et institutionnels là où des personnes ne savent pas se limiter.

    ll n’y a pas de satiété naturelle au pouvoir et à la richesse.

  3. Jean HAAS

    Parce que cela mettrait à mal la légende selon laquelle la fortune récompense le talent, le travail, le mérite et l’utilité sociale, toutes choses qui valent bien un traitement exceptionnel par rapport au commun des mortels qui, c’est bien connu, se laissent vivre, voire « assister »….

     

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