Les bienfaits de la ville dense remis au goût du jour par un géographe suisse

De « l’effet barbecue » aux vertus de l’urbanité…

Sébastien Munafò, pas inconnu sur les ondes de Carfree, coauteur d’un rapport (fin 2012) sur la pratique automobile – et les constructions cognitives qui lui sont liées – dans les agglomérations suisses, ayant fait l’objet d’un article ici en 2013 – pourrait-il constituer un sérieux contrefeu face à l’entreprise de réactivation de l’idéologie de la ville automobile chez les prescripteurs de visions superficielles du monde? Lire la suite…

La pollution des moteurs diesel a des effets sur les fœtus sur 2 générations

Les pics de pollution aux particules fines sont de plus en plus fréquents et intenses, et des données épidémiologiques montrent que les femmes enceintes exposées ont plus de risques d’avoir des bébés de faibles poids, entraînant aussi des risques de développer certaines pathologies comme le syndrome métabolique. Les premiers résultats d’un projet de recherche* coordonné par l’Inra montrent chez l’animal que l’exposition maternelle chronique aux gaz d’échappement de moteur diesel muni de filtre à particules (comme pour les voitures vendues en Europe) pendant la gestation entraine des effets délétères sur la croissance et le métabolisme des fœtus en première et deuxième génération. Les scientifiques établissent aussi pour la première fois que des nanoparticules de diesel inhalées sont capables de traverser la barrière placentaire et d’atteindre le sang fœtal. Lire la suite…

La pollution de l’air près des routes

Sur la route, dans sa voiture, on respire vraiment très mal. Les automobilistes sont les plus exposés à la pollution de l’air. Mais au bord de la route, que se passe-t-il ? Et bien les habitants des axes routiers sont exposés à des risques bien plus importants que les habitants éloignés du trafic automobile et des sites industriels. Asthme, maladie cardio-vasculaire, autisme, voilà quelques problèmes de santé graves qui peuvent survenir. Comme vous êtes des lecteurs attentifs aux arguments, voilà quelques études et renvois bibliographiques pour vous en convaincre. Lire la suite…

Ivan Illich ou la ville conviviale

Ivan Illich (1926-2002) propose dans ses ouvrages une critique radicale des « institutions » (Église, école, hôpital, transports, machines, etc.) qui toutes, à un moment de leur déploiement, se révèlent contre-productives. Peut-on transposer au domaine de l’urbain ses analyses? Si oui, en quoi contribuent-elles à rendre intelligible ce qui « travaille » les villes à l’ère de l’urbanisation planétaire? Lire la suite…

Diesel Papers

En plein scandale sur les Panama Papers, le journal Le Monde lève le voile sur un autre scandale, de santé publique, sur la nature cancérigène du diesel. Les scientifiques, les pouvoirs publics et les industriels de l’automobile savaient depuis au moins 1997 que le diesel est cancérogène, mais l’information est restée confidentielle jusqu’à aujourd’hui… Lire la suite…

Le conditionnement des besoins

Günther Anders (né Günther Siegmund Stern) est un penseur et essayiste autrichien juif d’origine allemande, né en 1902 à Breslau et mort à Vienne en 1992. Il est surtout connu pour avoir critiqué la modernité technique, notamment le développement de l’industrie nucléaire. Anders s’est intéressé aux défis techniques et éthiques contemporains. Son sujet principal fut la destruction de l’humanité. Le texte suivant est tiré de son livre majeur « L’obsolescence de l’homme » (1956). Lire la suite…

Pour la décroissance de la naïveté

Les limites à la croissance (dans un monde fini) est un livre assez récent qui a une longue histoire. Écrit en 2004 par Donella Meadows, Dennis Meadows et Jorgen Randers, il connaît une traduction française en 2012. Ce livre possède une longue histoire car il s’agit en fait d’une mise à jour, la troisième en l’occurrence, d’un livre célèbre de 1972 intitulé « The Limits To Growth » et imparfaitement traduit en français sous le nom de « Halte à la croissance?: Rapport sur les limites de la croissance ». Lire la suite…

Ce que les automobilistes ne paient pas

En 2010, le transport en Suisse a causé 9,4 milliards de francs (environ 7,8 milliards d’euros) de coûts dans le domaine de l’environnement, de la santé et des conséquences d’accidents. Tel est le constat d’une étude menée sur mandat de l’Office fédéral du développement territorial (ARE). Outre les coûts externes du transport routier et ferroviaire, le relevé incluait aussi, pour la première fois, ceux induits par le transport aérien et naval ainsi que par les déplacements à vélo et à pied. Lire la suite…