La honte de prendre la voiture

En Suède, la honte de prendre l’avion en raison de son impact sur le climat est devenu un phénomène bien réel, le « flygskam », qui gagne de plus en plus la population. Désormais, les Suédois sont nombreux à préférer le train pour leurs déplacements. Quand va-t-on avoir honte de prendre la voiture? Lire la suite…

Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Comment les grandes entreprises entravent la transition écologique

Pendant que le « grand débat national » met l’accent sur le rôle des individus dans la transition écologique, celui des grandes entreprises est largement laissé de côté. Au même moment, Total est autorisée à forer au large de la Guyane, l’industrie automobile pousse au développement de mégas 4×4, EDF continue de retarder l’essor des renouvelables et la grande distribution s’approvisionne massivement auprès d’exploitations agro-industrielles. Basta ! fait un passage en revue de secteurs où les multinationales françaises, avec l’appui des pouvoirs publics, bloquent ces changements qui deviennent chaque jour plus urgents. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (3/3)

Géo-ingénierie ethnique des origines

Si, avec ses sulfateuses stratosphériques, Paul Crutzen a obtenu un franc et immédiat succès auprès des milieux d’affaires étasuniens, c’est que dans sa démarche technicienne il se trouvait en phase avec l’esprit du capitalisme. L’histoire de l’accumulation du capital n’est en définitive que géo-ingénierie d’arraisonnement monopoliste des milieux naturels: terre, cours d’eau, rivage littoral, mers et désormais atmosphère. En d’autres termes, la géo-ingénierie représente l’aspect technico-scientifique de l’expansionnisme du capitalisme industriel depuis le début de l’ère Victorienne dans les années 1830. Avec la puissance colossale potentielle des énergies fossiles, cette entreprise est devenue la fameuse et fabuleuse « force géologique » que les savants ne veulent pas relier à son origine historique et encore moins désigner par son vrai nom: le capitalisme fossile. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (2/3)

De l’orthodoxie climatologique à la critique du capitalisme

Pendant que la presse anglo-saxonne encensait Paul Crutzen pour sa prestation surprise en faveur du « Plan A » des Etats-Unis, d’autres experts ne se laissaient pas impressionner et encore moins mystifier par l’euphorie générale outre-Atlantique. Lire la suite…

Enfin une prise de conscience!

Visionnaire et radicale il y a 40 ans, l’écologie politique s’était faite pulvériser à la suite de la contre-révolution libérale des années 80. S’en était suivi une période terrible en France où l’écologie, sous le contrôle des Verts, de Cohn-Bendit, de EELV ou Yann Arthus-Bertrand, s’était retrouvée réduite à être la couche d’enduit vert du capitalisme ‘durable’, ‘vert’ ou ‘circulaire’.  Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (1/3)

En automne 2018, un panel d’une centaine d’associations environnementalistes nationales et internationales lançait une alerte par un « Manifeste contre la géo-ingénierie » du climat. La menace du vieux Plan A des Etats-Unis se précise. Elle avait refait surface en 2006 dans les milieux scientifiques avec un article très controversé du célèbre géochimiste Paul Crutzen, le même qui fut en 2001 le père du concept d’Anthropocène. A la surprise générale, ce savant néerlandais proposait d’emblée d’injecter du dioxyde de soufre dans la stratosphère pour limiter l’élévation de la température à la surface de la Terre… L’idée marginale à l’époque, mais immédiatement plébiscitée par les milieux d’affaire américains, a fait son chemin. Lire la suite…