Des chemins de fer d’Union soviétique aux chemins de fer de Russie

En 1991, lors de l’éclatement de l’Union Soviétique, une revue russe spécialisée titrait : « Les politiques se divisent, les cheminots s’unissent« . Ce titre exprime le fait que pendant que, du fait de l’évolution politique, de nouveaux états et de nouvelles frontières séparaient les peuples sur des bases ethniques et nationales, un esprit de coopération continuait d’unir les collaborateurs des services ferroviaires des différents états nouvellement formés (la Russie, le Belarus, l’Ukraine, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, la Moldavie, les États d’Asie centrale, la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan). Lire la suite…

Vinci : quand la corruption tue

Mikhaïl Beketov était journaliste à Khimki, près de Moscou. Il avait dénoncé la corruption entourant le projet d’autoroute détruisant la forêt dans Khimki, et dans lequel est associée la multinationale Vinci. Violemment passé à tabac en 2008, il était depuis paralysé. Il est décédé le 8 avril. Lire la suite…

L’insécurité nucléaire et son mythe de sûreté

5e réflexion sur l’après Fukushima.

Lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, les autorités nucléaires occidentales disposaient d’un argument massue en « béton armé » pour ne pas être ébranlées dans leurs certitudes de sûreté. Avec cette arme d’une redoutable efficacité ils pouvaient affirmer et même garantir sur un ton péremptoire qu’un accident de « type Tchernobyl » est « impossible », « inenvisageable » ou « impensable » dans un réacteur de « conception moderne » aux normes occidentales de « sûreté ». Nul doute que le réacteur de Tchernobyl accumulait tous les défauts possibles et imaginables: il était archaïque et, circonstances aggravantes, aux « normes soviétiques ». En effet, il ne disposait pas de l’épaisse et précieuse enceinte de confinement « en béton armé ». L’événement nucléaire de niveau 7 de Tchernobyl pouvait même être pris comme une confirmation objective indirecte de la sûreté supérieure des réacteurs occidentaux. Lire la suite…

La nature et les droits de l’Homme sacrifiés sur l’autel de l’autoroute Moscou – Saint-Pétersbourg

Avec ses quelque 1.000 hectares, la forêt de Khimki constitue une des composantes majeure de la « ceinture verte » entourant Moscou. Sa faune et sa flore abritent de nombreuses espèces d’insectes et de plantes considérées en danger. Ce massif forestier précieux à plus d’un titre est toutefois appelé à être traversé par une liaison autoroutière Moscou – Saint-Pétersbourg voulue par les autorités russes. Le chantier et ses huit milliards d’euros représentent bien évidemment un enjeu financier considérable pour de nombreux intervenants – dont la société française Vinci – prêts à y sacrifier les droits de l’Homme et l’environnement. Lire la suite…

Les automobilistes aiment les dictateurs

Notre dépendance à la voiture nous amène à soutenir les pires dictateurs de la planète et les récentes révolutions dans le monde arabe révèlent cruellement au grand jour cette « politique du réservoir de voiture ». Le cas libyen est intéressant. En 2007, Nicolas Sarkozy recevait en grande pompe à l’Élysée « notre ami » Mouammar Kadhafi. En 2011, les photos de cette visite officielle ont été précipitamment enlevées du site internet de l’Élysée pour ne pas montrer trop ostensiblement cette connivence entre le gouvernement français et le régime libyen. Lire la suite…

Les gaz de schistes annoncent-ils une révolution?

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Je vous ai parlé il y a quelques semaines des gaz de schistes. Plutôt, j’ai reproduit un article que j’avais écrit pour Charlie-Hebdo (voir ici). Si j’ai mis un point d’interrogation au titre du papier d’aujourd’hui, c’est bien entendu par précaution. N’étant nullement devin, ni ne souhaitant faire semblant, je ne suis pas certain de ce que j’écris. Mais de très nombreux éléments convergent vers un constat : la découverte de gisements – réels ou potentiels – de gaz de schistes un peu partout paraît devoir changer la donne énergétique mondiale. Lire la suite…

La bagnole affame les peuples

C’était en 2008. Les « émeutes de la faim » éclataient dans le monde entier : Haïti, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal, Somalie, Egypte… Mais aussi en Guyane, en Guadeloupe puis en Martinique en 2009. Car, contrairement à la présentation médiatique, ces émeutes abusivement qualifiées « de la faim » n’étaient pas menées par des peuples miséreux, affamés, lointains dans leur tiers monde. Il s’agissait de révoltes contre la hausse des prix, notamment alimentaires, de protestations contre la vie chère qui, présentées ainsi, auraient pu trouver un écho en Europe (1)…
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La militante écolo qui a fait reculer le régime de Poutine

Depuis quatre ans, Evgenia Chrikova se bat pour sauver la forêt de Khimki, près de Moscou. La forêt est menacée par un projet d’autoroute auquel le groupe de BTP français Vinci participe sans se préoccuper des conséquences environnementales. Après avoir subi menaces, agressions et arrestations arbitraires, Evgenia et ses compagnons de lutte viennent de remporter une première victoire. Récit d’un combat écologiste au cœur de la Russie de Poutine. Lire la suite…

Un chaud à la russe

Alors que la Russie connait une sécheresse sans précédent, et une canicule touchant l’ensemble du territoire, on entend beaucoup parler des feux de forêts dus « à cette sécheresse » (même si on ferait bien aussi d’en rapprocher l’origine, souvent criminelle selon les médias russes, de la connerie humaine). Lire la suite…

Führers et spéculateurs, le « marché à la sauvette » du nucléaire

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Historique politico-énergétique du nucléaire

Contrairement aux apparences devenues si fortes et prégnantes, le nucléaire n’a jamais vraiment eu un avenir à long terme en dehors du militarisme et du totalitarisme… Non pas tant à cause des graves problèmes écologiques qu’il pose mais plus simplement par sa non viabilité économique en dehors du cadre d’un puissant appareil d’état « riche » et centralisé. Une « société nucléarisée » s’impose de manière totalement arbitraire, Sainte sœur Anne d’Aréva le rappelle pour toutes les étapes de la politique énergétique de la France depuis les grands barrages. Lire la suite…