Barrage à la Formule 1 à Lyon

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Des militants font barrage à la Formule 1 à Lyon

Dimanche 5 septembre, la mairie Verts-Socialistes de Lyon et la société Renault organisaient une démo de Formule 1 dans les rues du centre de Lyon. Choqués, cinq militants écologistes lyonnais ont décidé de prendre les choses en mains et d’alerter la population sur les dangers de l’automobile.

Pour alerter la population sur les dangers de l’automobile, à 14h45, ils ont franchi les barrières de sécurité et couru sur la piste en direction du départ. Résultat: le programme officiel a été retardé d’une heure, et les organisateurs ont dû annuler la démonstration d’anciennes F1 et la rue de la Barre, partie intégrante du circuit a finalement été privée de spectacle.

Les militants, se réclamant du Regroupement Pour Une Ville Sans Voiture et de Casseurs de Pub (la version française indépendante de Adbusters), ont été violemment interpellés, menottés et placés en garde à vue; ils ont finalement été libérés en début de soirée.

L’organisation de cet événement de Formule 1 est la dernière démarche controversée de la majorité Verts-Socialistes de Lyon. Gilles Buna, le précédent maire Vert de Lyon 1, est maintenant député-maire à l’urbanisme pour toute la ville. Son projet de construction de 5.000 emplacements de parking au centre de la ville rencontre une opposition farouche de la part des résidents qui regrettent presque le temps où la ville était dirigée par la droite sous la conduite de Raymond Barre, qui avait réalisé le tramway, quelques pistes cyclables et refusé de construire plus de 1.000 emplacements de parking en centre ville.

Avec l’actuel exécutif municipal, les parkings-aspirateurs à voiture se multiplient: plus de 6 000 places de stationnement sont en construction ou en projet, alors que rien n’est fait pour l’écologie urbaine. Bizarrement, les Verts recouvrent maintenant de beaux néologismes leur oeuvre de régression: ils ne parlent pas de parkings mais de « parcs résidents » et de « coulées vertes ».

« Les solutions excessives [ne pas construire plus de parkings] sont tout sauf écologiques », dit Buna. « L’écologie, c’est le maintien de l’équilibre ».

Source: world-carfree-news

Toujours plus d’automobiles à Montréal

François Gosselin
mardi 7 septembre 2004
Sur le Web: Le Devoir (2004/09/07)

Toujours plus d’automobiles à Montréal

Chaque année, le mois de septembre est synonyme de rentrée scolaire, de retour au travail, mais, inévitablement, on retourne au travail assis dans une voiture. Et chaque année nous apporte au bas mot 50 000 automobilistes supplémentaires dans la grande région de Montréal. Le royaume de l’automobile se porte très bien. Et pourtant, les rues ne sont pas plus larges et les ponts ne sont pas plus nombreux.

Ce qui doit se produire se produit donc. On assiste à un psychodrame toujours plus important. Des heures d’attente partout, on blâme Transport Québec, la Ville de Montréal, les entrepreneurs, le camionnage, la pluie, le soleil n’importe qui sauf soi-même, assis seul dans une voiture de 1000 kilos. La tendance est claire, cette situation ne va pas s’améliorer. Les Québécois achètent plus de 400 000 voitures neuves par année. En banlieue on compte parfois plus de voitures que d’habitants. Pire encore, la croissance du parc automobile est 25 % plus rapide que la croissance démographique !

Il faut dire que la publicité, omniprésente, fait un très bon travail de persuasion. L’automobile c’est le bonheur, le confort, la performance. En plus de procurer une image de gagnants, on vous assure que vous serez seuls sur les routes… Et à la première sortie, c’est le bordel de la circulation, les factures…

Le corollaire de cette situation c’est le déclin, en proportion, des transports en commun (TC). La part des déplacements effectués en transport collectif décline depuis 15 ans. Grand merci aux gouvernements fédéral et provincial qui se sont retirés du financement des TC. Comme si l’efficacité des transports dans une ville n’avait pas d’incidence sur la performance économique. Dans ce cercle vicieux, moins d’usagers, c’est moins de revenus et ça conduit à une réduction de service qui ne donne pas envie de prendre les transports en commun.

L’autre corollaire, plus agressant, c’est l’atteinte directe à la qualité de vie des citadins. Un arôme sublime se dégage des rues où nous marchons. Les embouteillages serrés empêchent même les cyclistes de circuler. Des dizaines de milliers d’automobilistes impatients, qui n’habitent pas la ville, l’envahissent en sauvage dans le but de la traverser au plus vite pour atteindre ce fabuleux bungalow du boulevard des Hirondelles où le cadre de vie est si bien rangé, où il y a tant de place pour circuler.

Pas de trottoirs par contre. Dès le premier enfant, les citadins moins déterminés vont prendre le chemin de cette minable banlieue et revenir rajouter au problème le lundi suivant assis dans leur voiture. Mais qui mettra fin à cette folie furieuse ? On a beau se réjouir de la flambée du prix de l’essence, ça ne semble pas ralentir la passion pour l’automobile. Où est le maire de Montréal ? Demain matin ils seront encore 300 000 à déferler dans les anciens quartiers de Montréal. Et, encore une fois, le chroniqueur circulation sera hors de lui devant cette situation injuste pour le pauvre automobiliste-contribuable.

Source: Le Devoir (2004/09/07)

La pauvreté périurbaine

La pauvreté périurbaine : dépendance locale ou dépendance automobile ?

COUTARD O. /DUPUY G./FOL S.
Espaces et Sociétés – octobre 2001 – 108-109 – pp. 155-175

Les résultats d’une recherche qualitative sur les pratiques spatiales des ménages pauvres dans quatre espaces des régions urbaines de Paris et de Londres mettent en lumière deux modèles territoriaux de la pauvreté, un modèle français de dépendance locale s’opposant à un modèle anglais de dépendance automobile. Même si, pour les ménages concernés en France, cette situation n’est généralement pas vécue de manière stigmatisante comme une relégation et s’avère moins contraignante sur le plan financier, le modèle français de dépendance locale semble fragilisé par un ensemble de facteurs qui rendent au contraire vraisemblable la diffusion en France du modèle de dépendance automobile.

Document à télécharger La pauvreté périurbaine : dépendance locale ou dépendance automobile ? (.doc – 92672 ko)

Je suis stupide, j’ai un 4×4

Dans son plan 2004 pour le climat, le gouvernement français a annoncé récemment son intention de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais, ajoute l’Agence France Presse (AFP), suite aux attaques virulentes des politiciens conservateurs et des constructeurs de voitures, le gouvernement a rejeté une proposition visant à taxer les grosses voitures super polluantes du style VUS (« Véhicules Utilitaires Sportifs »). Lire la suite…

Elargissement de l’Europe: plus de camions sur les routes

L’élargissement de l’Europe signifie plus de camions sur les routes. Depuis que la République tchèque a rejoint l’UE le 1er mai 2004, le trafic de camions à certains passages de la frontière germano-tchèque a augmenté de 30%. La raison: avant, les camions qui passaient de Tchéquie en Allemagne par la route devaient se taper de longues attentes à la douane, et ils préféraient la solution plus rapide consistant à prendre le train à Lovosice, au nord de Prague, jusqu’à Dresden. Lire la suite…

Eradiquons le 4×4

Charb n’aime pas les gens (Charlie Hebdo n°628 du Mercredi 30 Juin 2004)

Avouons-le, l’idée du ministre de l’Ecologie de taxer les véhicules les plus polluants est une idée imbécile. Imbécile, mais tellement réjouissante. Rendre fous de rage les propriétaires de 4×4 jusqu’à les entendre hurler à la discrimination, perchés sur leur pauvre char d’assaut sans canon, est un plaisir qu’il ne faut pas bouder. Pour une fois qu’on peut stigmatiser sans complexe des propriétaires de bagnole, il faut en profiter. Lire la suite…

PDU et automobile, une hypocrisie quasi consensuelle

Les Plans de Déplacements Urbains (1996-2002)

Jean-Marc Offner
Laboratoire Techniques-Territoires-Sociétés (LATTS-ENPC)

La loi sur l’air de 1996 a fait obligation aux agglomérations françaises de plus de 100.000 habitants d’élaborer un plan de déplacements urbains (PDU).Intermodalité, vélo, partage de la voirie… semblent préparer une mobilité « durable ». Mais les conditions d’élaboration des documents, les mesures programmées (transports collectifs en site propre et infrastructures routières, pour l’essentiel) et l’absence de problématisation territoriale ne permettront ni de réduire le trafic automobile, ambition première de la loi, ni de mettre en oeuvre des politiques locales innovantes et cohérentes.(…) Lire la suite…

Pollution de l’air liée aux transports

Rapport de la Banque Mondiale sur la pollution de l’air liée aux transports

La Banque mondiale vient de sortir la version finale de son nouveau manuel sur les émissions de « sources mobiles » [véhicules – NdT] sous le titre « Pollution urbaine de l’air : Un cadre pour les sources mobiles« . Lire la suite…

Le coût de l’automobile

Selon le Compte national du transport de voyageurs 1998, 100 milliards de coûts externes générés par l’automobile partent en fumée, chaque année. Ne vaudrait-il pas mieux les investir au profit des transports collectifs ? Lire la suite…

Le prix «TUVALU» du dérèglement climatique remis à Mercedes-Benz

Paris, le 25 mai 2004 : A partir des données disponibles sur le site de l’Ademe concernant les émissions de gaz à effet de serre de chaque véhicule vendu en France, Agir pour l’Environnement a nominé dix véhicules particulièrement polluants rejetant entre 355 et 400 g/km de CO2 dans l’atmosphère. Lire la suite…