Les voitures construites par Renault et PSA en 2018 laisseront une empreinte carbone supérieure à celle de la France

Dans le cadre de son dernier rapport intitulé « Droit dans le mur », l’ONG Greenpeace a évalué les gaz à effet de serre émis au cours de leur cycle de vie par les véhicules des douze principaux constructeurs mondiaux. Selon ce rapport, les seules voitures vendues en 2018 par ces 12 constructeurs laisseront une empreinte carbone totale de 4,8 gigatonnes de CO2, soit plus que les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) de tous les pays de l’Union européenne (UE), estimées à 4,1 gigatonnes d’équivalent CO2. Lire la suite…

Exercice de double-pensée à Annecy

Jeudi 11 avril 2019 avait lieu la soirée de lancement des Ateliers Climat du Grand Annecy. Ces derniers doivent permettre l’élaboration du Plan Climat Air Énergie Territorial et sont imaginés comme « un grand débat participatif sur les questions du changement climatique: comment l’atténuer, comment s’y adapter? » Lire la suite…

La honte de prendre la voiture

En Suède, la honte de prendre l’avion en raison de son impact sur le climat est devenu un phénomène bien réel, le « flygskam », qui gagne de plus en plus la population. Désormais, les Suédois sont nombreux à préférer le train pour leurs déplacements. Quand va-t-on avoir honte de prendre la voiture? Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (3/3)

Géo-ingénierie ethnique des origines

Si, avec ses sulfateuses stratosphériques, Paul Crutzen a obtenu un franc et immédiat succès auprès des milieux d’affaires étasuniens, c’est que dans sa démarche technicienne il se trouvait en phase avec l’esprit du capitalisme. L’histoire de l’accumulation du capital n’est en définitive que géo-ingénierie d’arraisonnement monopoliste des milieux naturels: terre, cours d’eau, rivage littoral, mers et désormais atmosphère. En d’autres termes, la géo-ingénierie représente l’aspect technico-scientifique de l’expansionnisme du capitalisme industriel depuis le début de l’ère Victorienne dans les années 1830. Avec la puissance colossale potentielle des énergies fossiles, cette entreprise est devenue la fameuse et fabuleuse « force géologique » que les savants ne veulent pas relier à son origine historique et encore moins désigner par son vrai nom: le capitalisme fossile. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (2/3)

De l’orthodoxie climatologique à la critique du capitalisme

Pendant que la presse anglo-saxonne encensait Paul Crutzen pour sa prestation surprise en faveur du « Plan A » des Etats-Unis, d’autres experts ne se laissaient pas impressionner et encore moins mystifier par l’euphorie générale outre-Atlantique. Lire la suite…

Climatiser le désastre ou le combattre (1/3)

En automne 2018, un panel d’une centaine d’associations environnementalistes nationales et internationales lançait une alerte par un « Manifeste contre la géo-ingénierie » du climat. La menace du vieux Plan A des Etats-Unis se précise. Elle avait refait surface en 2006 dans les milieux scientifiques avec un article très controversé du célèbre géochimiste Paul Crutzen, le même qui fut en 2001 le père du concept d’Anthropocène. A la surprise générale, ce savant néerlandais proposait d’emblée d’injecter du dioxyde de soufre dans la stratosphère pour limiter l’élévation de la température à la surface de la Terre… L’idée marginale à l’époque, mais immédiatement plébiscitée par les milieux d’affaire américains, a fait son chemin. Lire la suite…

Tricherie des constructeurs automobiles – Après le Dieselgate, le « CO2Gate »?

Planter du décor…

Après le Dieselgate où se sont illustrés tour à tour PSA, Renault, Opel, VW, Porsche, BMW et tous les autres « honnêtes constructeurs automobiles », qui ont été pris il y a trois ans en flagrant délit de dissimulation du niveau réel de la pollution aux oxydes d’azote (NOx), voici un nouvel épisode témoignant de la tricherie permanente et des petits arrangements avec la santé pratiqués par ceux qui s’enrichissent éhontément en vendant des machines de mort… Vive le Cacapipitalisme ! Lire la suite…

Vision cauchemardesque d’une ville sans transports collectifs

Selon une étude de la STM, la société de transports en commun de la région de Montréal, les transports en commun existants dans la métropole québécoise permettent d’«éviter» la présence de 690 000 voitures dans la circulation quotidienne de la région de Montréal. Qu’en serait-il en Île-de-France si, du jour au lendemain, il n’y avait plus de transports en commun (train, métro, RER, bus, tramway)? Lire la suite…