La bagnole fait grossir !

A l’état sauvage, selon les spécialistes, les hommes étaient chasseurs-cueilleurs, la femme qui cueillait marchait une moyenne de 22km/jour, et les hommes qui chassaient couraient environ 17km/jour… Lire la suite…

Pétition pour sauver le Réseau Vert

Le « Réseau Vert » est un projet de chemin semi-piéton entre le Canal St-Martin et la Seine (Paris). Il doit emprunter pour la partie du 10ème arrondissement, la rue Lucien Sampaix et la rue Taylor. Ce projet a été voté par le Conseil de Paris le 23 janvier 2006. Lire la suite…

Ta voiture? Mon calvaire

Pollution, bruit, stress… Les autocollants « repositionnables » Civic Et Hic ® ont été conçus pour rappeler aux automobilistes de nos agglomérations qu’ils utilisent trop leur véhicule, et trop souvent pour de petits trajets. Lire la suite…

Améliorons la qualité de votre environnement !

La ville européenne – Améliorons la qualité de votre environnement !

La Commission européenne cherche à connaître, par le biais d’un questionnaire, l’opinion publique sur l’état de l’environnement urbain et sur la manière dont il faudrait l’améliorer. Le questionnaire prend à peine cinq à dix minutes.

L’information fournie par le public sera, en théorie, utilisée par la Commission pour élaborer sa stratégie en vue d’améliorer la qualité de l’environnement dans les villes européennes et de réduire l’impact qu’elles ont sur l’environnement en général.

Plusieurs points du questionnaire concernent la mobilité, le trafic automobile, le bruit, le vélo, la marche à pied, les péages urbains, etc.

Le questionnaire de la consultation est accessible en français à cette adresse: http://europa.eu.int/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=europeancity〈=fr

La caravane du Réseau Vert

Le plan du Réseau Vert parisien a été réalisé par des habitants de chaque arrondissement de Paris. Maillant sans rupture le territoire, il permet au marcheur et au cycliste de franchir aisément des distances significatives dans toutes les directions. Lire la suite…

Année européenne sans voiture

Qui a entendu parler de la journée sans voiture de 2004? Cette initiative, au départ relativement bien suivie, semble désormais quasiment abandonnée, mis à part dans quelques villes (Avignon, Rennes, etc.). Il ne s’agissait pas d’une démarche très violente… et pourtant, même ce petit bout d’initiative semble révolutionnaire au point d’effrayer de nombreux élus, qui préfèrent l’abandonner… Lire la suite…

À bas la voiture…vive le vélo !

À bas la voiture…vive le vélo !
Par Caroline Granier

La voiture n’est pas simplement un moyen de locomotion, comme certaines personnes particulièrement naïves pourraient le penser. L’invention de la voiture n’a pas non plus été un pas de géant sur le chemin du progrès, comme les publicitaires voudraient nous le faire croire.

Non, la voiture est un instrument de pouvoir et de destruction. Elle est l’ennemie des hommes : non seulement parce qu’elle les tue (piétons imprudents, passants distraits, victimes des meurtriers ordinaires, les chauffards), mais aussi parce qu’elle les déforme, les défigure, les nie : un homme au volant n’est plus un être humain.

Prenez un homme ordinaire, pacifique, réservé et habituellement calme. Mettez-lui entre les mains un volant et sous les pieds une pédale. Jetez-le dans un embouteillage, mettons par exemple le périphérique à six heures du soir. Regardez-le… Vous ne le reconnaissez plus ? Et pourtant c’est lui, cette brute inhumaine, le teint livide, interpellant les autres automobilistes à coup d’insultes obscènes et hargneuses… Il vous fait peur ? Ajoutez-lui un portable, vous multipliez par trois son pouvoir de tuer. C’est comme si vous donnez un revolver à quelqu’un… Rares sont ceux qui vont refuser de s’en servir.

Réjean Ducharme, un écrivain québécois, a particulièrement bien analysé ce processus qui transforme l’humain en automobiliste. D’ailleurs, il propose de ne plus dire automobiliste, mais automobile, tant il est vrai que tout conducteur fait corps avec son véhicule :

« Quand je dis automobiles, je veux dire automobilistes ; l’automobile et l’automobiliste font partie d’une seule et même chose : l’automobile. »

« On n’a pas une automobile ; on est une automobile. »

« On ne peut pas naître automobile : on devient automobile, tout à coup. »

(Extraits de : Le Nez qui voque, NRF, Gallimard, 1967)

Pour finir, voici un poème que compose le narrateur du roman de Ducharme :

Les automobiles

Sur le chemin des édicules,

Passent des hommes et des femmes

Greffés avec des véhicules

Qui éteignent le sang et l’âme.

Il passent en automobile,

Ces hommes fous, ces femmes folles.

Et ils se croient, hélas, habiles

De ne vivre que de pétrole.

Ils ne parlent pas, ils klaxonnent.

Et ils ne marchent pas : ils roulent.

Vu qu’à deux jambes, je fonctionne,

Ils rient ; ils me traitent de poule.

Ils sont jaunes, ou verts, ou noirs.

Entre eux, point de ségrégation :

Ils bougent entre les trottoirs

Côte à côte et à l’unisson.

Soyons vigilants !

Mais que faire, me demanderez-vous, si nous ne voulons pas devenir, à notre tour, des « automobiles » ?

La réponse est simple : soyons des cyclistes ! Le cycliste est le contraire de l’ « automobile » : même sur son vélo il conserve tout son libre-arbitre, il peut s’arrêter lorsqu’il le veut, se garer où bon lui semble… Il ne menace pas constamment la vie de ses voisins. Il est à l’écoute du dehors : au lieu de se blinder peureusement en s’entourant de tôle, il se plonge courageusement dans son environnement – qu’il évite par ailleurs de polluer. Il perd rarement le contrôle de soi, et se laisse guider par deux principes : la liberté et le respect d’autrui.

On voit donc que le choix d’un moyen de transport est avant tout un choix de vie : un état d’esprit.

Refuser la voiture, c’est refuser un mode de vie qui nous rend dangereux (pour nous-mêmes, pour les autres et pour l’environnement), c’est vouloir une vie autre que celles que nous proposent les publicitaires et que nous impose la société moderne.

Ce n’est pas seulement avec des mots qu’on change la société…

À tous ceux qui prônent l’individualisme, le communisme, l’écologisme… etc…

… je réponds : le cyclisme !

Caroline Granier