Le paradoxe de Braess

En 1990, à l’occasion de la « journée de la Terre », la municipalité de New York décida de fermer la 42ème rue à la circulation. Cette rue étant l’une des plus animées de Manhattan, on pensait que cette fermeture ne manquerait pas de ralentir la circulation et de provoquer des embouteillages supplémentaires. C’est le contraire qui se passa: le fait de fermer la 42ème rue rendit la circulation plus fluide! C’était l’une des premières fois où l’on voyait se réaliser « en vrai » un phénomène mis en évidence de manière théorique en 1968 par un universitaire allemand: le paradoxe de Braess. Lire la suite…

Détruire les autoroutes: un projet d’avenir?

Un chercheur australien suggère de détruire des autoroutes: « Détruisons des autoroutes pour construire des rails. » C’est en ces mots que le professeur en développement urbain durable de l’Université Curtin en Australie, Jeff Kenworthy, a partagé sa vision face aux problèmes de congestion urbaine. Présent au Sommet ÉcoCité2011 de Montréal le jeudi 25 août, ce dernier a fait valoir, études à la main, qu’en enlevant des voies automobiles, beaucoup de congestion disparaît. Lire la suite…

Les autoroutes du futur

On a parlé ici même plusieurs fois du destin incertain des infrastructures autoroutières avec la fin du pétrole. Certaines villes ont des projets avancés de construction de pistes cyclables sur les autoroutes, comme à Séoul. D’autres à vélo n’attendent pas la fin du pétrole ou d’hypothétiques aménagements et investissent dès à présent les autoroutes lors des heures de pointe, comme à Los Angeles. Il y en a même qui pensent que seule la destruction des autoroutes permettrait d’améliorer le cadre de vie et l’environnement, tout en favorisant le trafic! Sans même parler de ceux qui veulent recycler les échangeurs autoroutiers... Lire la suite…

Pistes cyclables sur autoroutes

La ville de Séoul (Corée du Sud) vient d’annoncer en octobre 2008 un programme d’aménagement de 207 kilomètres de pistes cyclables sur les voies rapides de la capitale coréenne d’ici à 2012 soit 17 grandes artères et un périphérique. Pour cela, un programme de « cure d’amaigrissement des routes » prévoit de réduire le nombre de voies dévolues aux voitures sur les principales voies de communication de la capitale. Des barrières de sécurité sont censées protéger les cyclistes des dangers possibles de cette cohabitation autoroutière. Lire la suite…

Autoroutes sans futurs

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Le Congress for the New Urbanism identifie aux Etats-Unis dix projets de reconversion d’autoroute urbaine. Il s’agit de prendre acte non seulement de la fin de vie de ces voies (elles ont souvent une cinquantaine d’années), souvent d’erreurs de conception urbaine de l’époque, mais aussi de perspectives de rénovation urbaine en phase avec l’air du temps.

D’ailleurs, le slogan du programme parle de lui-même:  « Des autoroutes aux boulevards »… Car en fait, il s’agit bien de ré-urbaniser des infrastructures purement routières qui défigurent les paysages urbains, imposent des détours importants aux piétons et aux cyclistes, provoquent pollution atmosphérique et bruit, etc.

L’initiative n’est pas isolée. Nous mentionnions ici même il y a quelques temps une initiative populaire qui à Séoul (Corée du Sud) réclamait la fin d’une autoroute urbaine, traversant le centre-ville. La destruction de l’autoroute urbain s’est faite au profit de la mise en place d’une rivière au cœur même de Séoul!

Cela renvoie aussi les Parisiens à la question récurrente des voies sur berges, elles aussi approchant la cinquantaine, elles aussi produits d’une époque dominée par la voiture et elles aussi remises en cause dans une ville qui se veut “vivante” (liveable city).

Il est plus que jamais urgent d’en finir avec ces autoroutes urbaines. A l’heure où certaines agglomérations françaises continuent de construire des rocades ou autres périphériques (Rouen, Tours, etc.), nous attendons avec impatience un grand programme national de reconversion des autoroutes urbaines, avec si possible la mise en place de rivières ou de parcs urbains en lieu et place de ces infrastructures sans futurs.

Pour en finir avec les autoroutes urbaines

Les autoroutes urbaines, c’est beaucoup de bruit et de pollution. C’est une hantise pour les riverains (sans parler des autres, une autoroute ça pollue à 1,5 kms à la ronde selon une étude anglaise…), mais c’est aussi une gêne pour les vélos et les piétons qui doivent faire des détours importants afin de ne pas ralentir la circulation du dieu-bagnole. C’est enfin une hérésie en terme d’urbanisme, le degré zéro de l’urbanité, pas de petits commerces à visiter ou de squares où se poser. Le paysage urbain devient purement fonctionnel et nie ce qui constitue le fondement même de la ville (un regroupement d’habitants qui ont des choses à faire ensemble). Lire la suite…