Une ville sans voitures ? Le cas de Bayamo, Cuba

La ville cubaine de Bayamo compte près de 164.000 habitants et un périmètre de 17 kilomètres. Elle peut pourtant être qualifiée de ville sans voitures.

Cette ville du sud de Cuba, éloignée de l’influence touristique, est la deuxième ville colonisée de l’île de Cuba et une preuve de cela sont les bâtiments qu’on peut trouver tout au long de la principale voie piétonne de la ville (avenida General García).

Ouvrir les yeux dans la rue « Linea » (voie de train et axe d’extension de la ville) permet de regarder un monde avant l’invention du moteur à combustion. Toute la ville bouge, mais d’une autre manière de celle qu’on est habitué à imaginer.

La présidente d’un des centres culturels de la ville racontait que le gouvernement cubain récompense chaque année la commune qui a fait des efforts au niveau culturel, économique, éducatif, etc… Bayamo a obtenu plusieurs fois cette aide financière et la quantité de voies et places aménagées augmente à chaque fois. Les bâtiments réformés, la tranquillité de ses routes et l’ambiance artistique qu’on respire à Bayamo en fait une ville spéciale différente de n’importe quelle autre du pays.

A Bayamo, tel qu’on peut l’observer sur les photos, la place de l’automobile est presque inexistante. Les gens sont habitués à utiliser d’autres moyens de déplacements pour leur vie quotidienne. Même si le taux de motorisation à Cuba est très faible, dans d’autres villes de la même taille ou plus petites il n’est pas si évident de s’émanciper de l’usage de la voiture.

A l’heure de pointe, les bicyclettes occupent les rues entre taxis tirés par des chevaux et d’autres voitures tirées par des vélos. Beaucoup de citadins à pied partagent la rue principale avec tous ces moyens de transport et ce n’est pas gagné pour ceux qui veulent trouver un véhicule motorisé dans la ville.

Se balader dans n’importe quelle rue du centre ville de Bayamo nous donne la sensation que tout l’espace est à nous. La sensation de se déplacer librement comme on peut le faire sur des places publiques. Pourquoi ne pas apprendre de cette ville et adopter ce modèle d’égalité du territoire pour nos villes européennes ?

Source: http://etudeterritoire.blogspot.com/

Breogan

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Géographe spécialisé en Mobilité et Transports

21 commentaires sur “Une ville sans voitures ? Le cas de Bayamo, Cuba

  1. DEMEZ Robin

    Votre article sur Cuba est bien. Cependant, en relisant un livre écrit par un journaliste et écrivain français sur la science et la technique, il m’apparaît que notre imaginaire capitaliste autour de l’auto individuel est né avec la Réforme protestante et un personnage comme Jean Calvin, juriste et théologien. En regardant de près nous sommes colonisés par un imaginaire puritain individualiste à cause des courants protestants né il y a plus de 3 siècles. Tant que notre société occidentale ne quittera pas la croyance individualiste(egoiste) en la « prédestination de l’entrepreneur capitaliste » on ne changera rien. Pour certains, il faut soit un changement radical d’imaginaire et donc aller de l’humanisme chrétien individualiste vers un bouddhisme d’interdépendance et plus collectif, ou aller vers l’application sévère de lois restreignant nos libertés individuelles. Que choisir? Question assez délicate n’est-il pas?

  2. CarFree

    Rien de bien nouveau, c’est ce que Max Weber a décrit en 1904 dans « L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme »… Sauf que le capitalisme s’adapte très bien aussi au catholicisme, au bouddhisme ou à l’athéisme… Bien plus, on pourrait dire aujourd’hui que le capitalisme est l’unique et seule religion universelle: la « mort de dieu » a laissé la place à la société de consommation et la production en série de biens de consommation, dont la voiture, remplace la production en série des crucifix au moyen-age…
    Par contre, je ne vois pas très bien de quelles « libertés individuelles » vous parlez: liberté de croyance? Si c’est le cas, je ne vois pas en quoi le fait de restreindre la liberté de croire en jésus, en bouddha ou en qui que ce soit aura un impact sur le développement du capitalisme ou de l’automobile individuelle? Regardez ce qui se passe en chine…
    Liberté de circuler en voiture? Circuler en voiture n’est pas une liberté à partir du moment où cette « liberté » s’exerce aux dépens des autres. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » (Saint-Just)

    Pour le reste, si votre commentaire est une allusion au régime politique s’exerçant à Cuba, permettez-moi une mise au point.
    Au-delà des aspects idéologiques, il y a deux faits irréfutables qui caractérisent Cuba:
    1- Cuba est une dictature, régime politique qu’on peut difficilement souhaiter.
    2- Cuba est probablement le pays le plus soutenable au monde si on prend comme définition à la soutenabilité, un indice de développement humain supérieur ou égal à la valeur considérée comme un “haut état de développement humain” (selon les critères de l’ONU) et dans le même temps une empreinte écologique par habitant qui ne dépasse pas la capacité biologique moyenne mondiale par habitant.
    Voir ici: http://carfree.fr/index.php/2009/05/06/developpement-soutenable-un-pays-montre-lexemple/

    Alors oui, une dictature à la cubaine n’est pas souhaitable politiquement mais on a sans doute beaucoup à apprendre du modèle de développement cubain, nous, européens qui émettons en moyenne plus de 10 tonnes de CO2/an/habitant et qui surconsommons à longueur d’année au prix du pillage généralisé des matières premières, de l’exploitation de la main d’œuvre des pays du Sud, de l’accaparement des richesses mondiales, de la pollution généralisée qui en découle, etc.

  3. Le cycliste intraitableVélops

    Cuba a subi une crise pétrolière terrible dans les années 1990, qui augure ce que nous pourrions connaître en Occident – et dans le reste du monde – à partir de 2015-2020.

    La politique de ville sans voiture qu’a choisi Bayamo date-t-elle de cette crise pétrolière ou est-elle un choix de développement fait depuis bien plus longtemps ?

  4. BreoganBreo

    Bon,

    Je reçois toujours votre newsletter et aujourd’hui je suis vraiment surpris en voyant que mon article de mon blog soit publié. Merci pour partager cette information, c’est fait pour ça. ;).

    Bayamo est une ville que je connais très bien, j’ai resté un mois en Cuba dont 3 jours dans Bayamo et j’ai étais très surpris de « l’oubli » général de la voiture comme moyen de locomotion face aux citoyens.

    Je peux dire, en rajoutant de l’information au commentaire de « Carfree » que l’île a adopté il y a 2 ans une politique de renouvellement de toutes les ampoules par celles à bas consommation. On peut trouver dans toutes les maisons, musées, etc que on utilise que ce type d’ampoules, imposés et offertes par le gouvernement national.

    Merci pour les commentaires.
    Breogán LIJO

  5. AntoineP.

    Bonjour,

    @CARFREE :
    « Au-delà des aspects idéologiques, il y a deux faits irréfutables qui caractérisent Cuba:
    1- Cuba est une dictature, régime politique qu’on peut difficilement souhaiter.
    2- … »
    Dire que « Cuba est, de façon irréfutable, une dictature », est purement idéologique – et sinon réfutable, absolument discutable. Plus on nous assène ce genre de « fait irréfutable » et plus on a intérêt à se questionner et à s’informer, sans se contenter du seul point de vue occidental.

    Ceci étant, merci pour cet article et les informations qui vont avec !

    Cordialement,
    Antoine P.

  6. AntoineP.

    @CARFREE :
    Soit ! Mais au fait, en quoi Cuba est-elle une dictature ?

    Une remarque, quand même : ma réaction était réellement motivée par votre assertion ‘non idéologique’ sur un fait que vous dites ‘irréfutable’. Il est évident que votre énoncé est idéologique et donc tout à fait réfutable; et je n’ai dit que ça.
    En rajoutant, c’est vrai, que chez moi, quand on me dit que ça ne se discute pas et que c’est évident, c’est plus fort que moi, il me faut y regarder de plus près …

  7. CarFree

    Je confirme, dire que Cuba est une dictature ne relève pas selon moi de l’idéologie, mais de faits (torture, emprisonnement arbitraire, absence d’elections libres, de presse libre, etc.).
    Pour le reste vous pouvez « réfuter » cette affirmation, mais j’aimerais bien savoir à partir de quels arguments…

  8. Chabian

    Sur Bayamo, où j’ai passé trois semaines en 1994, je pense qu’il y a une modernisation de l’espace public, du fait de la rareté des voitures; en tous cas je vois des aménagements là où il y avait jadis de l’asphalte. Mais avant 1989 et la chute du mur, le pétrole russe coulait à faible prix.
    Sur « Cuba est une dictature », il faudrait une réponse technique prenant en compte qu’on vote très souvent à Cuba (tous les 2,5 ans, je crois), que le vote est non obligatoire et secret mais que la participation est massive, qu’on ne vote pas pour des partis ou des listes, mais pour des citoyens qui se présentent individuellement, sans faire de propagande autre que leur simple C.V. ! Et ce serait simpliste de conclure que « le PC contrôle tout et impose ses gens ». En fait, il y a un contrôle social fort par des comités de quartier et des organisations sociales (syndicats, femmes, etc.), tout vient de là. Celà entraîne qu’il est mal vu de ne pas voter, et que seuls les bien vus passent de l’élection locale (où on élit TOUT LE MONDE) à l’élection provinciale ou nationale.
    Voilà pour ouvrir le débat…

  9. AntoineP.

    Vous confirmez surtout que c’est un point de vue idéologique, car enfin, le nombre d’états sur cette planète à qui on peut accoler votre liste et qu’on ne qualifie jamais – sauf parfois, après coup, comme la Tunisie – de dictature … Y compris, des états tout ce qu’il a de plus officiellement démocratiques :
    – on torture très officiellement aux États-Unis les ‘terroristes’
    – il y a en France des gens en détention provisoire pendant des mois (jusqu’à 2 ans !) et d’aucuns pensent qu’il s’agit d’emprisonnement arbitraire
    Et pour autant, ni l’un ni l’autre ne sont des dictatures !
    Par ailleurs, que je sache, on vote à Cuba; ok, leur système est très différent du notre, mais ça ne suffit pas (sauf pour des raisons idéologiques 😉 à le disqualifier. Et pour rajouter un peu de piment polémique, on peut voter – et que le vote ne soit pas considéré, sans ni qu’on parle de dictature, ni qu’on soit sous une dictature. C’est assez banal ces dernières années en Europe …
    Quant à la presse libre … ah, la presse libre …

  10. CarFree

    Je l’attendais celle-là! USA, Cuba, France, etc. Meme combat! C’est tellement facile quand on vit le cul bien au chaud dans une « démocratie » de ravaler tous les états au meme rang…
    Je suis pourtant moi-meme très critique sur « nos » démocraties, mais je préfère quand meme vivre dans un pays où je peux dire sur un forum public qu’on est gouverné par un nabot à la solde des puissances d’argent… Pour le reste, oui il y a beaucoup de dictatures dans le monde, les faits le montrent, pas l’idéologie…

  11. Incanus

    @Carfree: vous vous enfoncez en prétendant que tout les pays sont mis sur le même pied dans tout les niveaux. C’est exactement l’inverse qui est affirmé plus haut: tout les pays sont des ensembles complexes qu’il est bien difficile ajd de classer simplement en dictature ou démocratie.

    Vous dites que vous êtes bien au chaud en France (moi aussi d’ailleurs).

    VOUS, oui. Et les étrangers sans papiers, ils vivent comment en France? Pourchassés par les flics et séparés de leurs gosses, oui, ou non? Ah, mince, la c’est un fait, monsieur. Et les « jeunes » noirs, rebeus ou blancs pauvres des banlieues, ils vivent bien au chaud dans une démocratie? A condition que l’on considère que « ne rien pouvoir faire de sa vie à part crever à petit feu » relève d’une vie démocratique, alors oui.

    Et vous vous sentez en sécurité, certainement, vous pouvez gueuler ce que vous voulez en place publique….tant que vous ne représentez aucun danger pour les pouvoirs en place ou les milieux d’affaire.

    « Cause toujours » en effet. Sachez bien monsieur qui vivez bien au chaud, que dès que vous commencerez à menacer de quelque facon que ce soit notre belle démocratie, rien ne vous sera épargné pour vous faire revenir dans le droit chemin.

    Prenons le cas de Julien Coupat et de ceux de ses collègues qui ont organisés une autre façon de vivre. Ils étaient innocents de tout crime, cela a désormais été prouvé. Et pourtant ils sont victimes d’une justice arbitraire, ils sont enfermés ou dans l’incapacité de pouvoir voir leur proche (par application de lois d’exceptions).

    Alors, démocratie? Oh oui, tant que tout reste pareil, que les pauvres continuent d’être pauvres, que les riches polluent et ne sont pas menacés, que VOUS ne faites pas un geste et vous tenez bien tranquilles.

    En attendant, tandis que vous, bien au chaud, profitez de toute cette liberté fantastique, la France ne se prive pas de jouer les barbouzes à l’extèrieur au fait. De tuer des afghans, de soutenir telle dictature africaine, d’exploiter ses DOM TOM.

    Alors, bien au chaud? Toujours aussi libre? Ah vous pouvez voter, si vous voulez hein.

    Ca changera rien. On a voté non au dernier traité, ils s’assoient dessus. Démocratie toujours?

    On ne veut pas des OGM, ils s’assoient dessus. Démocratie?

    On veut s’organiser pour résister? Ils vous poursuivent, vous diffament ou vous écrasent. Si ca ne suffit pas, on envoit les CRS, chouter les yeux des momes et des récalcitrants.

    Personne ne conteste que la population cubaine ne subisse pas le régime d’un autocrate corrompue, ne détienne pas d’opposants politiques dans ses prisons etc…Personne.

    Mais bientot, personne ne contestera plus non plus que dans nos belles démocraties, on trouve les mêmes victimes politiques (Guantanamo? Les prisons secrètes de la CIA en Europe, sans même notre accord de citoyens?!!) la torture, les passages à tabac de minorités, la corruption politique, le non renouvellement des élites.

    Bref, arrêtez de vous braquer au moindre rapprochement, les faits sont têtus, et sur le coup, vous venez de vous ridiculiser

  12. AntoineP.

    Tss, tss … Vous écriviez que Cuba est de façon ‘irréfutable’ une dictature et vous énumérez une liste de faits qui le ‘démontrerait’ alors même que ces faits peuvent être attachés peu ou prou à tout un tas de pays que jamais, au grand jamais, on ne va qualifier de dictatures, et ce pour des raisons _idéologiques_, bien sûr ! Je n’ai rien dit de plus !
    Au fait, je ne pense pas qu’il y ait de mal à avoir des positions idéologiques ! C’est inévitable. Simplement, c’est probablement mieux d’en être conscient et de l’assumer; ça permet éventuellement de s’interroger sur les ‘faits’ et de les confronter, en particulier à nos points de vue _idéologiques_ !

    Cordialement,
    AntoineP.

  13. AntoineP.

    @INCANUS :
    Je suis assez d’accord avec plusieurs de vos arguments mais je regrette un peu votre ton : pourquoi engueuler comme ça CARFREE parce que vous n’ètes pas d’accord ? Ça me paraît contre-productif …
    Par contre vous écrivez : ‘un autocrate corrompu’; c’est Fidel Castro, l’autocrate ? C’est marrant, Dieu sait qu’on en a lu sur lui, mais ça je l’ignorais. Il y a des faits connus ? Parce que, aux dernières nouvelles,  » l’autocrate « , il se fait soigner à la Havane et non dans une clinique privée en Suise ou à Ryad … Après avoir démissionné de ses mandats ‘dictatoriaux’ en plus … c’est original …

  14. CarFree

    C’est assez triste de voir votre incapacité à distinguer démocratie et dictature, c’est au programme d’histoire en 6eme…
    Et je n’ai jamais dit que « nos » démocraties étaient parfaites, loin de là, mais je fais encore la différence avec une dictature.
    A mon avis, votre ton et votre volonté de tout mélanger dans le grand sac de l’injustice desservent votre propos. C’est dommage.

  15. John V. Doe

    @carfree:

    « La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » pour reprendre l’expression d’un des pères fondateurs de la république américaine qui l’avait empruntée à Périclès.

    Ou voyez-vous « le gouvernement du peuple » quand tant de ses dirigeants s’auto-exonèrent de la loi (Italie, France…) ? Quand les politiques suivies condamnent sans appel la prochaine génération à vivre plus mal que la précédente: épuisement des ressources, pollution, fonds de pension qui pressurent le travailleur d’aujourd’hui et encore plus celui de demain pour le bénéfice… de qui, au fait ?

    Ou voyez-vous « par le peuple » quand le pouvoir en place s’assied sur les résultats de ses référendums en faisant voter encore et encore jusqu’à ce que le « bon choix » soit fait (Irlande, etc…) ou plus simplement en contournant ce vote (France) ? Où les résultats des élections sont sur-déterminées par l’argent et la classe sociale ? Où les possédant disposent d’un accès direct à leur* élu ? Où 200 jours après les élections, il n’y a toujours pas de gouvernement (Belgique) ?

    Ou voyez-vous « pour le peuple » quand les inégalités se creusent, l’ascenseur social s’arrête ou fonctionne à rebours ? Quand (voix chevrotante) « les jeunes d’aujourd’hui, mon bon monsieur »… n’ont simplement plus d’avenir s’ils ne sont pas blancs, issus de la bonne classe sociale, du bon quartier et de la bonne école… payante. Et à condition de vivre dans le bon pays.

    Car bien sûr, il est plus confortable de vivre dans un pays proche du cœur de l’empire qui bénéficie des fruits du pillage du tiers-monde et de Gaïa que dans des pays dont les principales exportations sont ses enfants.

    Avoir des richesses à distribuer pour calmer l’absence d’avenir ne fait pas de nos pays des démocraties. Juste des séquelles de l’empire romain où l’on distribuait du pain et des jeux pour calmer le sentiment d’injustice. Ah oui, « modernité » oblige, l’on y cultive aussi les caméras**, la xénophobie et le sentiment d’insécurité (pas sociale, bien sûr) pour tenir le tout en place.

    ———————————-
    (*) http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/26/l-autosatisfecit-de-sarkozy-devant-le-premier-cercle-de-ses-donateurs_1470631_823448.html)

    (**) Lopssi 2, vous connaissez ?

  16. CarFree

    Je le redis, je n’ai jamais dit que la démocratie était le régime parfait ou idéal, au contraire, si vous lisez mes commentaires, vous verrez que je suis critique sur « nos » démocraties… Décidément, il y a une bonne dose de mauvaise foi dans certains commentaires…
    C’est quand même assez simple à comprendre: on peut rejeter les dictatures et les démocraties (qui n’en sont pas vraiment) sans pour autant assimiler les unes aux autres.

  17. John V. Doe

    @carfree

    Je ne relançais pas le troll sur Cuba mais si vous insistez 😀

    Je répondais seulement à votre remarque sur « l’incapacité à distinguer démocratie et dictature » pour dire qu’aux dires des « Founding Fathers » ou de Périclès, nous ne sommes pas en démocratie mais plus vraisemblablement dans une oligarchie.

    N’en étant pas, nous sommes donc très mal placés pour donner des leçons de « démocratie » aux autres. Et encore moins si l’on prend en compte le facteur de soutenabilité écologique de notre civilisation.

    Ça empire 😉 si l’on intègre dans la définition de départ les peuples sur lesquels nous étendu le bras protecteur de notre influence. La Tunisie pour prendre un exemple récent. Ou le Rwanda du temps de Tonton pour faire dans le « détail » 😉 Je dis ça, je dis rien, évidemment.

  18. Benoit

    Bonjour,

    je viens de parler avec un journaliste cubain, Carlos Batista, qui travail pour l’AFP et qui est résident de l’île depuis toujours.

    Pour ce qui est de la récompense financière, il semblerait qu’elle soit liée à l’activité culturelle de la ville beaucoup plus qu’au fait que la ville compte peu de voitures. Pour l’abandon de la voiture, selon lui c’est plus lié à la nécessité qu’à un choix.

  19. CarFree

    « nous ne sommes pas en démocratie mais plus vraisemblablement dans une oligarchie.N’en étant pas, nous sommes donc très mal placés pour donner des leçons de « démocratie » aux autres. »

    je suis assez d’accord, notre « démocratie » n’a plus rien à voir avec la démocratie athénienne… et nous n’avons pas de leçons à donner aux autres pays, comme Cuba par exemple, exactement ce que je disais… dans mon premier commentaire. Au contraire, nous avons plutôt à apprendre d’eux concernant par exemple la soutenabilité écologique…

  20. Jean-Marc

    Bayamo montre qu’une ville sans voiture est possible…

    mais que, pour convertir une voiture avec voiture , en ville sans voiture,
    malheureusement, la contrainte* semble, au minimum, avoir un effet accélérateur, même si même pas suffisant (sinon tout Cuba serait sans voiture).

    * la contrainte = le blocus US… qui joue le rôle équivallent d’une fin du pétrole

    Par contre, concevoir/préserver une ville/un quartier sans voiture semble bien plus facile (c.f. les médinas : http://carfree.fr/index.php/2011/04/09/la-medina-ville-du-futur/

    Conclusion :
    pour les villes déjà existantes,
    créons des péages urbains (c.f. londres),
    augmentons les taxes sur l’énergie,
    et réduisons la place qui lui est allouée (chaussées + parkings).

    mais bien sûr, celà demande de la volonté politique (locale ou nationale)… donc des citoyens qui votent et se battent pour de telles mesures.

    c.f.
    http://www.storyofstuff.org/movies-all/story-of-change/

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