Urbanisme radical

Le dessin ci-dessus est assez ancien, il date de 2015, mais il résume assez bien la situation actuelle. A l’heure où le gouvernement parle de déconfinement de la population, en particulier des enfants censés retrouver le chemin de l’école le 11 mai prochain malgré l’avis du Conseil Scientifique, commencent à se poser une multitude de questions pratiques concernant la distanciation sociale. Lire la suite…

L’attachement automobile mis à l’épreuve… du virus

Il y a dix ans, j’étudiais les dispositifs de détachement et de recomposition des mobilités[i]. A l’époque, je pensais naïvement que la diminution de la ressource pétrolière conduirait à l’augmentation durable du prix des carburants et que cela modifierait en profondeur les comportements de mobilité. En effet, les coûts plus élevés favoriseraient des usages partagés, une rationalisation des déplacements, un rapprochement des lieux de vie… Ce mouvement de fond serait accompagné par des dispositions collectives: péage urbain, planification urbaine, densification, aménagement cyclable, développement des transports collectifs, covoiturage, télétravail… Lire la suite…

Vers des villes sans voiture

L’automobile s’est à ce point imposée comme le véhicule de nos sociétés que son omniprésence dans notre univers quotidien n’est plus guère remise en cause. C’est pourtant tout un « monde » que porte la voiture dans ses bagages. Mais le vent semble en train de tourner, et de grandes agglomérations essaient de sortir du « tout bagnole ». Le dernier dossier de la revue Silence intitulé « Vers des villes sans voiture » se concentre sur la situation en milieu urbain. Quelles sont les mesures les plus efficaces pour faire reculer la place de la voiture en ville? De quelles villes pouvons-nous rêver qui ne soient plus les royaumes de l’automobile? Lire la suite…

Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Avoir toujours le feu vert à vélo

Et si vous pouviez pédaler de la maison au travail ou à l’école le matin sans vous arrêter à un seul feu rouge? Dans le cadre d’un programme pilote visant à encourager les cyclistes, la Ville d’Aarhus, au Danemark, a aménagé une intersection à feux très fréquentée de telle sorte qu’elle soit toujours prioritaire pour les vélos. Lire la suite…

Misère de l’espace moderne (Le Corbusier au pilori)

Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu’il n’a rien inventé, gommant les auteurs dont il s’est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son œuvre construite – catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu’il voulait édifier. Ce qui n’aurait aucune importance si Le Corbusier n’était devenu le modèle pour les architectes de l’après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd’hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie. Lire la suite…

Réflexions d’un bobo à vélo

Périodiquement, le sujet de la ville sans voiture fait les gros titres de la presse. Il s’agit d’une sorte de marronnier journalistique destiné à la fois à prendre acte du recul progressif historique de l’automobile dans certaines villes et à faire peur au lecteur-automobiliste sous l’angle « regardez, les bobos-écolos sont en train de vous interdire de voiturer ». Lire la suite…

De la ville auto-centrée à la ville vélo-amicale

Quand on parle de mettre en place une ville qui soit réellement vélo-amicale, et non plus auto-centrée comme c’est le plus souvent le cas, on s’entend fréquemment dire qu’ici ce n’est pas la Hollande et que notre ville n’est pas Amsterdam. Derrière le pseudo-argument, il y aurait l’idée qu’Amsterdam est la ville du vélo depuis la nuit des temps. C’est bien simple, les Néerlandais seraient passés directement de l’âge de pierre à l’âge du vélo sans passer par la case automobile. Les quelques exemples suivants montrent que la réalité est tout autre. Lire la suite…