Motorville

Motorville est un film coup de poing. En moins de trois minutes, Patrick Jean, son réalisateur, parvient à nous faire ressentir l’addiction de nos sociétés au pétrole en utilisant l’anthropomorphisme sur des cartes remodelées. Il interroge ainsi la manière dont l’industrie automobile, avec les hydrocarbures, a façonné nos paysages, nos environnements, mettant la voiture au centre de nos vies.

Le précédent film de Patrick Jean, Pixels, qui réduisait New York en un lot de pixels, a connu un grand succès. Il a remporté le premier prix à Annecy en 2011, et a également attiré l’attention de Sony Pictures et d’Adam Sandler, qui l’a adapté dans un long métrage du même nom sorti en 2015.

Dans le court métrage Motorville réalisé en 2013, Patrick Jean livre un commentaire acerbe sur la dépendance des Etats-Unis aux ressources naturelles d’autres pays et sur ses effets sur le reste du monde. À l’origine, le film avait été commandé par la chaîne américaine Showtime Channel. Mais lorsque Patrick Jean leur a montré le film, Showtime a décidé de ne pas le diffuser. Certaines idées, même animées, sont considérées comme trop dangereuses pour le grand public américain.

L’élément visuel clé de Motorville est l’utilisation de la carte d’une grande métropole (ici Los Angeles) comme métaphore du corps humain. Patrick Jean a créé les cartes à l’aide de données en libre accès sur OpenStreetMap.org, ce qui le place résolument dans le camp de la nouvelle esthétique.

Source: https://horscine.org/film/motorville/

3 commentaires sur “Motorville

  1. Danny Letard

    Bonjour à  tous et toutes,

    Ce film me semble démontrer que l’usage du carburant semble par finir par empoisonner toute la planète terre et, donc, nous et les automobilistes compris.

    L’empoisonnement collectifs des automobilistes à leur volant ne reste plus qu’un fait à  démontrer.

    La norme légale maximale admissible pas plus de 18 fois par an à été ramenée à  40 microgrammes par mètre cube de dioxyde d’azote par l’union européenne et de 40 à  49 microgrammes pour le dioxyde de soufre.

    Il ne reste plus qu’à (faire) mesurer si où et quand ce taux maximal est dépassé dans l’habitacle d’une voiture rempli de gaz d’échappement rendus invisible et inodore par le système de climatisation ou de conditionnement d’air du véhicule

    A votre service

    Danny

  2. Danny Letard

    Bonjour à tous et toutes.

    La température qui permet la dissociation de la molécule de dioxygène et de dioxyde d’azote et la reformation en dioxyde d’azote est vers 1400° C.

    Elle peut être atteinte à chaque explosion dans un cylindre d’un moteur à explosions d’un moteur à essence ou lors de la combustion du diesel dans un moteur diesel.

    Cela signifie que ce sont aussi des composants de l’air qui sont transformé en poison.

    L’oxyde d’azote est tellement considéré comme un poison violent que sa limite dans l’air pour qu’il ne soit pas nocif a été fixée à 40 microgrammes par mètre cube par heure avec un maximum de 200 microgrammes par heure et par an.

    Il en est quasi de même avec l’oxyde de soufre produit par des moteurs diesel.

    Comme le démontre la fin du film qui finit par un fond tout noir, le mauvais usage du pétrole surtout par la circulation automobile finit par empoisonner toute l’humanité.

    A votre service.

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