Samuel Hanson ORDWAY Junior, un collapsologue oublié

Samuel Hanson Ordway Jr. (20 janvier 1900 – 18 novembre 1971), diplômé de la faculté de droit de Harvard, était avocat au barreau de New York de 1925 à 1958. Auteur et défenseur de l’environnement, il fonda en 1948, au côté de Fairfield Osborn, la Conservation Foundation qui préfigura le WWF créé en 1961. Aucun de ses ouvrages sur la protection de l’environnement, dont le premier date de 70 ans, ne semble avoir été traduit en Français.  Lire la suite…

Car

Herman Mack est un rêveur. C’est du moins ce que pense sa famille: son père, Easy Mack, son frère, Mister, et sa soeur, Junell. Ensemble, ils s’occupent d’une casse automobile de Jacksonville, en Floride. Herman est un rêveur, certes, mais il a enfin trouvé ce qu’il veut faire de sa vie. Il ne veut pas passer son temps à gravir des montagnes de carcasses rouillées. Il a compris une vérité fondamentale. Partout où il y a des Américains, il y a des voitures. Et parce qu’il y a des voitures partout, il va en manger une. Morceau par morceau, du pare-chocs avant au pare-chocs arrière, en public. Le rêve américain, une bouchée à la fois. Lire la suite…

Pollution du Temps

Bien que le gain de temps constitue la principale justification économique des nouveaux aménagements routiers, l’expansion du réseau routier et l’augmentation du trafic ne semblent pas avoir donné plus de temps libre aux gens. Cela s’explique par le fait que le temps des piétons n’est pas évalué, que les voitures prennent beaucoup de temps de manière trompeuse et que les gens ont tendance à utiliser les gains de temps qu’ils réalisent pour se déplacer davantage. Lire la suite…

Dégraissez le PIB pour sauver le climat! (3/4)

Puisqu’aujourd’hui, arrivé au bord du précipice climatique, tout le monde, même les milliardaires (sauf Trump) et leurs premiers de cordée, se déclare volontaire pour sauver la planète, qu’il nous soit permis d’émettre une proposition dans ce sens : sabrez le PIB pour sauver le climat. Lire la suite…

Motorisme

Ce court article écrit par Daniel James en 2000 explique pourquoi tant de gens passent autant de temps de leur vie à conduire. Il identifie les forces motrices derrière le motorisme de masse, en particulier les différentes formes de dictature et de propagande politique, que ce soit le fascisme hitlérien, le stalinisme, le thatchérisme ou le fordisme. Pour James, la voiture est un appareil d’obéissance de masse, et le motorisme est une idéologie plutôt qu’un choix individuel. Si nous le reconnaissons, affirme James, nous sommes en mesure de nous en débarrasser. Lire la suite…

Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Nos inventions sont de jolis jouets

Walden ou la Vie dans les bois (titre original Walden; or, Life in the Woods) est un récit publié en 1854 par l’écrivain américain Henry David Thoreau (1817-1862). Le livre raconte la vie que Thoreau a passée dans une cabane pendant deux ans, deux mois et deux jours, dans la forêt appartenant à son ami et mentor Ralph Waldo Emerson, jouxtant l’étang de Walden (Walden Pond), non loin de ses amis et de sa famille qui résidaient à Concord, dans le Massachusetts. Lire la suite…

Le Cauchemar climatisé

En 1940, la guerre oblige l’expatrié Henry Miller à regagner les États-Unis. Il part alors à la redécouverte de son pays, qu’il parcourt en un vaste périple. De sa déception est né Le cauchemar climatisé, publié en 1945. Faubourgs industriels, folies hollywoodiennes, Sud qui perd son charme, contaminé par l’esprit technocratique du Nord… Restent quelques phares, des artistes, comme le compositeur Edgar Varèse, dont Miller trace quelques portraits enthousiastes. Lire la suite…