Le meilleur des mondes

Une citation d’Huxley qui résume, à elle seule, le mode de pensée de ceux qui, aujourd’hui, se sont laissé persuader que le monde dans lequel nous vivons tendrait vers un idéal humaniste que nous toucherions enfin du doigt. Nous serions, nous qui pensons que cet idéal est autre que ce qu’on nous présente, névrosés, mais Huxley, dans ses mots, définit parfaitement la réalité sociophilosophique du monde actuel ! Lire la suite…

Cohn-Bendit, l’avocat du capitalisme vert

L’homme appartient à la caste de ceux qui entrent dans l’Histoire de leur vivant. Il parle, dit-on, avec ses tripes, pique des colères noires devant les caméras, gesticule tel un éternel adolescent. En vérité, le nom de Cohn-Bendit représente aujourd’hui une telle disjonction entre le signe et le sens qu’il était devenu urgent de publier cet ouvrage. Lire la suite…

Une si belle farce climatique

Je crois bien que je n’ai pas le goût de commenter. L’affaire est d’une telle clarté. D’une telle confondante clarté. L’entreprise de destruction du monde avance sur son erre, sans dévier d’un millimètre. Les grandes envolées sur le dérèglement climatique, les milliers de réunions, les millions de textes de toute nature ne servent qu’à masquer le fait brutal que rien ne change. Et rien ne changera sans mouvement des profondeurs de la société humaine. Nous en sommes loin ? Tragiquement loin, cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Lire la suite…

Accélération – Une critique sociale du temps

L’expérience majeure de la modernité est celle de l’accélération. Nous le savons et l’éprouvons chaque jour : dans la société moderne, « tout devient toujours plus rapide ». Or le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. C’est pourtant le temps et son accélération qui, aux yeux de Hartmut Rosa, permet de comprendre la dynamique de la modernité. Lire la suite…

Le ministère de l’impossible

Le ministère de la protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971. Sous Pompidou. Mal barré : comment peut-il se faire une place dans une politique hyper productiviste ? Alors que le président de la République martèle qu’ « il faut adapter la ville à l’automobile », détruit des anciens quartiers pour dérouler des voies express, ferme des réseaux de chemin de fer, développe l’agriculture intensive à grands déversements d’engrais et de pesticides, Robert Poujade est réduit à l’impuissance. Ministre de 71 à 74, ce gaulliste droit analyse sans détour l’échec d’une politique écologique de façade. Lire la suite…

Des activistes bloquent l’approvisionnement en blé d’une usine d’agro-carburants

L’épuisement annoncé des réserves pétrolières et la catastrophe climatique déjà en cours nécessitent de laisser les ressources fossiles dans les sols. Les gouvernements et les lobbies industriels poursuivent pourtant leurs extractions. Pour se doter d’une belle image verte, et engranger au passage des bénéfices faramineux à l’aide du marché du carbone, ils développent rapidement en parallèle le secteur des agrocarburants. Lire la suite…

L’automobile au service de l’individualisme

L’automobile n’est pas, contrairement à ce que voudraient nous vendre les tenants d’un système, l’aboutissement d’une vie sociétale, mais, bien au contraire, un outil d’individualisation, de repli égocentré voulu par un système capitaliste pour se déresponsabiliser d’une société inhumaine et faire porter à l’individu le sort monté par eux qui l’attend. Lire la suite…

Comment le capitalisme détruit la planète

Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République du monde, apparemment semblable à des dizaines d’autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l’un des pays le plus riches du monde. Aujourd’hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée. C’est le récit de cet incroyable effondrement qu’a entrepris Luc Folliet dans son dernier ouvrage: « Nauru, l’île dévastée. Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde. » Lire la suite…

Les métropoles globales, la finalité de la mondialisation capitaliste !

On en parle peu, cependant à l’Assemblée les discussions sur la réforme territoriale avancent. Enjeu important qui va « recentraliser » les compétences afin de donner plus de pouvoir à l’état. C’est là un pas de plus vers une autocratie voulue par l’actuel chef de l’Etat. Mais il y a aussi la volonté de donner plus de force à l’imprégnation capitaliste en favorisant les métropoles, c’est le second aspect du projet, et non le moindre. Lire la suite…