Les routes du futur du Grand Paris

Le Pavillon de l’Arsenal à Paris et 11 lieux franciliens présentent, du 7 juin au 13 octobre 2019 au travers de l’exposition « Les Routes du futur du Grand Paris », le résultat des travaux sur les visions prospectives des équipes pour le devenir des autoroutes, boulevard périphérique, voies rapides ou structurantes à l’horizon 2030 et 2050.

Quel devenir pour le réseau routier du Grand Paris? Quelles transformations mener pour améliorer les mobilités, réduire les nuisances et favoriser l’insertion du réseau dans son environnement? 4 équipes pluridisciplinaires sélectionnées par les collectivités au sein du Forum métropolitain du Grand Paris, avec la Mairie de Paris, la Région Île-de-France et l’Etat, à l’issue d’une consultation internationale, engagent des réflexions prospectives et ouvrent un nouveau champ des possibles.

La vision novatrice de 4 équipes pluridisciplinaires

L’exposition et l’ouvrage mettent en lumière les travaux de quatre équipes pluridisciplinaires composées d’architectes, d’urbanistes, d’ingénieurs, de paysagistes, d’experts en mobilité, en environnement et en analyse de trafic. Leur terrain d’études s’appuie sur un réseau existant qui totalise près de 1‍ 000 km d’axes structurants franciliens, comprenant notamment le boulevard périphérique, l’A86, la Francilienne, les autoroutes, les voies rapides nationales et les autres voies structurantes jusqu’à la Francilienne.

Les équipes pensent un nouvel usage de la route. Leurs travaux montrent comment la route peut être repensée pour en faire le support d’un système de transports en commun interconnecté avec les autres modes de mobilités, que ce soit les transports en commun ferrés, l’autopartage, le vélo ou la marche. L’exposition permet de visualiser leurs propositions, de repenser l’insertion des routes dans la ville ainsi que l’aménagement des voies ; des focus revisitent le périphérique et les grands axes ou nœuds d’interconnexions (A1, A6…). Elle montre également ce qui pourrait changer concrètement pour les habitants et usagers dans leur quotidien, notamment dans l’offre de services que cette nouvelle vision permettra d’apporter.

Les routes franciliennes dans le rétro

Pour permettre à chacun de mieux appréhender les réflexions et propositions des 4 équipes sélectionnées, l’exposition invite dans un premier temps à découvrir ou redécouvrir, au travers d’une vingtaine de films, la naissance du réseau autoroutier francilien et la transformation progressive de ses usages et son paysage. Cette rétrospective unique, conçue par Mathieu Mercuriali, architecte et docteur en architecture, et réalisée en grande partie grâce au archives de l’INA, Gaumont et Pathé, retrace les prémices de la mobilité métropolitaine. Première autoroute en 1935, premier échangeur à Rocquencourt, création des autoroutes industrielles ou de loisirs, construction du périphérique puis des rocades métropolitaines, chaque film révèle l’usage et le patrimoine routier jusqu’aux plus récentes expérimentations de voies dédiées ou de véhicules autonomes.

Au regard de cette histoire et d’une série de cartographies réalisées spécialement pour la manifestation qui donne à voir l’évolution du réseau et les enjeux actuels de saturation et de nuisances et leur impact sur la vie des usagers, l’exposition dévoile les visions de chaque équipe à l’échelle régionale mais aussi sur une douzaine de lieux stratégiques et emblématiques de la mobilité en Île-de-France.

Une démarche unique et partenariale

La consultation internationale « Les Routes du futur du Grand Paris » est une démarche unique d’intelligence collective qui associe les structures parties prenantes dans la gouvernance des routes du Grand Paris pour partager un diagnostic et trouver des pistes de solutions communes. Elle a également associé les habitants, les élus, les acteurs socio-économiques et tous les publics concernés directement ou indirectement par le devenir des routes au moyen d’enquêtes, de visites, de conférences ou de cahiers d’acteurs.

◀︎ EXPOSITIONS
LES ROUTES DU FUTUR DU GRAND PARIS
DU 7 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE 2019
Visites guidées gratuites les samedis et dimanches à 17h
http://www.pavillon-arsenal.com/

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5 commentaires sur “Les routes du futur du Grand Paris

  1. Bernard

    Bonjour,

    Les deux files centrales (celles encadrant le terre plein central) d’un bon nombre d’autoroutes et voies rapides urbaines pourraient se prêter à la mise en place de lignes de métro (le gabarit des métros est un peu inférieur à celui des camions) :

    Rails simplement posés sur le goudron et un peu de ballast, séparation des files voitures par des glissières béton armé (elles sont souvent déjà présentes, et il suffirait de les riper de quelques mètres), station sous forme de boites fermées avec portes « palières » (attendre au milieu de l’autoroute, même diminuée de 2 voies, ne serait pas particulièrement agréable sur un quai ouvert aux intempéries et projections d’eau sale), accès par les ponts au dessus ou au dessous des voiries croisantes.

    Suivez – simple exemple parmi d’autres – depuis le magasin Carrefour de Villabé, sud de Corbeil,  l’autoroute vers Paris (A6 et branche A6 A) : trente km, une cinquantaine de ponts, des dizaines (centaines ?) de milliers d’habitants et d’emplois dans les cinq à huit hectomètres de part et d’autres, desserte TC actuelle médiocre, même si on croise des lignes de bus et cars et quelques voies ferrées. https://www.google.fr/maps/@48.5859406,2.4508821,1235m/data=!3m1!1e3

    Terminus nord de la ligne envisageable à Denfert Rochereau, par deux km en tunnel sous l’avenue René Coty.

    Voila un début de GPX moins bling-bling, pas ruineux à construire, et on voyagera la plupart du temps à la lumière du Bon Dieu…

     

  2. Pédibuspedibus

    oui Bernard, s’il y a bien des réserves de TCSP à mobiliser – Paris et les grandes agglos – c’est bien au niveau des pénétrantes et autoroutes urbaines, mais aussi des boulevards et avenues qu’il faut viser, avec la requalification low cost efficiente indiquée…

    rien qu’avec les réseaux de tram saturés – Strasbourg, Bordeaux et Grenoble par exemple… – les chantiers pour de nouvelles lignes sont là, restent juste le courage politique et la pédagogie à sécréter par les représentants du système  – anciens ou nouveaux, avant ou après 2020… – pour enclencher le mouvement…

    à Strasbourg (avenues des Vosges et de la Forêt Noire) et Bordeaux (boulevard de ceinture à l’ouest) c’est déjà au stade du projet mis sur la table…

    bref il faut reconvertir les infras routières urbaines à tour de bras, comme de vulgaires friches industrielles, à toutes les échelles de la ville, sans oublier le réseau de l’époque classique, né de la récup des anciennes lignes de fortification :

    boulevards d’où a vite déboulé le flux bagnolistique après le flot hippomobile, quand la cavalerie et les canons sur roues ont rendu obsolètes les techniques militaires précédentes…

  3. jol25

    Une option qui semble souvent ignorée (encore qu’elle fasse un retour depuis quelques temps) c’est le téléphérique urbain. Il permettrait de requalifier les surfaces perdues pour les voies de circulation inutilements larges.

  4. Bernard

    Bonjour

    C’est bien, un téléphérique urbain, mais pas « pour requalifier les surfaces perdues pour des voies de circulation inutilement larges ».

    Il m’est venu en tête l’exemple de l’avenue Foch à Paris : on pourrait élargir et végétaliser davantage les deux terre pleins. Mais en quoi un téléphérique requalifierait-il ?  Les voies trop larges sont généralement en terrain plat et facile, les téléphériques sont gagnants quand il faut franchir des obstacles.

  5. jol25

    Franchir des obstacles, c’est donc le cas si on envisage d’autres tracés que l’existant terrestre, qui se trouve de fait libéré. Je ne dis pas non plus que c’est la panacée, mais c’est sans doute à étudier quand on pense à des transports publics au sol, ou souterrains : la mise en oeuvre peut être beaucoup plus simple. Après, il y a d’autres problèmes, législation, acceptation des riverains, efficacité…

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