Misère de l’espace moderne (Le Corbusier au pilori)

Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu’il n’a rien inventé, gommant les auteurs dont il s’est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son œuvre construite – catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu’il voulait édifier. Ce qui n’aurait aucune importance si Le Corbusier n’était devenu le modèle pour les architectes de l’après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd’hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie. Lire la suite…

Les bienfaits de la ville dense remis au goût du jour par un géographe suisse

De « l’effet barbecue » aux vertus de l’urbanité…

Sébastien Munafò, pas inconnu sur les ondes de Carfree, coauteur d’un rapport (fin 2012) sur la pratique automobile – et les constructions cognitives qui lui sont liées – dans les agglomérations suisses, ayant fait l’objet d’un article ici en 2013 – pourrait-il constituer un sérieux contrefeu face à l’entreprise de réactivation de l’idéologie de la ville automobile chez les prescripteurs de visions superficielles du monde? Lire la suite…

Ne voiture rien venir ?

Depuis plus d’un siècle, le meilleur ami de l’homme n’a pas quatre pattes mais quatre roues. Et un moteur. Progressivement, la voiture s’est imposée dans nos paysages et nos imaginaires comme une évidence. Elle est l’un des symboles de l’ère industrielle, l’étendard de la liberté sans entraves. Pouvoir rouler vers n’importe quel horizon, n’importe quand. Tant que le réservoir est plein et qu’il n’y a pas de bouchons. Ainsi l’automobile a façonné une bonne partie de nos villes et de leurs alentours mais, alors que 66% de la population devrait habiter des zones urbaines d’ici 2050, le temps est peut-être venu de questionner la place de la voiture dans nos cités. Lire la suite…

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l’impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés « La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d’un paysage » et « La pelle mécanique ou la mutation d’une ville. » Jörg Müller dont le style s’inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l’évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l’aménagement du territoire et l’urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage. Lire la suite…

Ajouter des voies de circulation pour faire face à la congestion du trafic, c’est comme desserrer sa ceinture pour soigner l’obésité

Cette célèbre phrase de Lewis Mumford que l’on trouve régulièrement sur Internet provient probablement d’un article du New Yorker de 1955. En fait, il est probable que la phrase exacte ne soit pas exactement celle qui circule, même si son sens originel est proche. Lire la suite…

Les automobilistes sont des feignasses

Bon, maintenant il faut se dire les choses et arrêter de pleurer sur le pauvre sort des automobilistes « obligés de prendre leur voiture pour aller au travail ». Si on suit le mode de pensée automobilistiquement correct, les gens seraient obligés de prendre la voiture à cause de la météo pourrie ou des dénivelés himalayens des villes françaises. Lire la suite…

L’arrogance du stationnement automobile

Comme chaque automobiliste parisien le sait, « c’est impossible de se garer à Paris ». Quand on écoute les automobilistes, il n’y a jamais assez de places de stationnement. Sauf que si on totalise l’ensemble de l’espace consacré au stationnement automobile dans la capitale, on arrive à une surface de plus de 800 hectares, comme si la totalité du centre de Paris était un immense parking. Lire la suite…

Le tram, l’expansion urbaine et la fin de la ville piétonne à travers les exemples de Boston, Philadelphie et Los Angeles aux États-Unis

D’une ville dense homogène groupée autour de son port, qui concentrait en 1850 deux-cents mille habitants dans un rayon de trois à quatre kilomètres, où les distances étaient franchissables à pied, Boston devint cinquante ans plus tard une métropole industrielle tentaculaire d’un million d’habitants dispersés dans une tache urbaine de plus de seize kilomètres de rayon, qui était désormais structurée en deux parties aux fonctions urbaines contrastées: un centre industrialo-commercial, qui concentrait aussi les services de communication, qu’entourait une immense couronne de banlieue résidentielle ponctuée de centres commerciaux et industriels secondaires. Lire la suite…

Un dimanche parfait…

C’est un beau dimanche du mois d’Août. Monsieur Jean se lève et constate que le temps est fort agréable aujourd’hui. Il fait relativement frais (22°C), le vent est faible et le ciel légèrement nuageux: c’est une météo idéale pour… Diantre! Mr Jean réalise – tout de bloc – deux choses: c’est en effet une météo idéale pour une balade à vélo et (fichtre!) cela fait bien dix ans qu’il n’est pas monté en selle… Lire la suite…

La voiture: on n’a rien inventé de mieux pour tuer la ville

Europe et Etats-Unis ont assisté à une transformation considérable de leurs espaces urbains dans le courant du 20ème siècle. Le changement le plus rapide et le plus radical s’y est opéré dans les années 1950, à la faveur de la re-structuration de nombreux quartiers pour le développement d’autoroutes, de parkings, d’équipements publics variés (et de leurs parkings), et parfois, d’ensembles de logements collectifs (et de leurs parkings). Lire la suite…

L’urbanisme totalitaire de Le Corbusier

Le Corbusier était un fasciste, voilà une nouvelle qui secoue le Landerneau de l’urbanisme et de l’architecture. En fait, c’est assez bien connu depuis quelques années, mais une expo actuelle au Centre Pompidou fait comme si les « idées politiques » de Le Corbusier n’avaient rien à voir avec son « génie » architectural et urbanistique. Lire la suite…