Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Prendre un rond-point…

L’architecte et urbaniste Eugène Hénard (1849-1923) proposait en 1906, pour résoudre les problèmes de rencontre de deux voies à circulation intense, une solution « élégante » et « originale » : le « carrefour à giration ». Lire la suite…

Quand les gens éliront des psychopathes…

La crise des gilets jaunes n’est-elle pas la première crise post-démocratique de la fin du pétrole? Dès 2008, dans le documentaire intitulé The End of Suburbia (La Fin du Périurbain), James Howard Kunstler, journaliste, essayiste et romancier américain spécialiste des questions énergétiques, décrivait l’avènement de la période actuelle. Lire la suite…

Alléluia sous l’Open Sky!

Des investisseurs visionnaires et des social-capOtalistes métropolitains au service du peuple de Rennes prévoient l’augmentation du pouvoir d’achat, l’emploi utile et l’abondance du pétrole et de l’électricité -ce rêve des gilets jaunes – pour les années à venir en donnant leur feu vert à la construction d’un méga centre commercial paradisiaque à Pacé, d’ores et déjà appelé « Open Sky. » Prions le Dieu de la croissance pour que les bagnoles tombent du ciel sur ce nouveau parking de 1400 places autour de ce nouveau temple de la consommation de 9 hectares! Lire la suite…

Les « innovations » d’Elon Musk ne sont pas l’avenir – elles le retardent

Les PDG de la Silicon Valley ne manquent pas de grandes idées dans le domaine du transport. Dans leur vision du futur, nous utiliserons des voitures autonomes pour parcourir de courtes distances – nous pourrions même nous déplacer en voiture dans un réseau de tunnels souterrains soi-disant plus rapides – et pour les déplacements interurbains, nous nous enfermerons dans des tubes sous vide qui nous mèneront à destination à la vitesse de 1 200 km à l’heure. Lire la suite…

Misère de l’espace moderne (Le Corbusier au pilori)

Il est enfin admis ouvertement que Le Corbusier était un fasciste bon teint. On tolère ses mensonges et sa mégalomanie. On sourit en le voyant mépriser ses (riches) clients. Un observateur impartial découvrira vite qu’il n’a rien inventé, gommant les auteurs dont il s’est attribué les idées. La seule réelle compétence de Le Corbusier fut la promotion de son image publique au détriment de la qualité de son œuvre construite – catastrophique. Mais de tout cela on ne tire aucune conséquence, la plupart des critiques refusant de voir le monde cauchemardesque qu’il voulait édifier. Ce qui n’aurait aucune importance si Le Corbusier n’était devenu le modèle pour les architectes de l’après-guerre qui ont couvert la France de barres et tours en béton. Et si, aujourd’hui, ses théories ne faisaient les affaires des bureaucrates de Chine et de Russie. Lire la suite…

Les bienfaits de la ville dense remis au goût du jour par un géographe suisse

De « l’effet barbecue » aux vertus de l’urbanité…

Sébastien Munafò, pas inconnu sur les ondes de Carfree, coauteur d’un rapport (fin 2012) sur la pratique automobile – et les constructions cognitives qui lui sont liées – dans les agglomérations suisses, ayant fait l’objet d’un article ici en 2013 – pourrait-il constituer un sérieux contrefeu face à l’entreprise de réactivation de l’idéologie de la ville automobile chez les prescripteurs de visions superficielles du monde? Lire la suite…

Ne voiture rien venir ?

Depuis plus d’un siècle, le meilleur ami de l’homme n’a pas quatre pattes mais quatre roues. Et un moteur. Progressivement, la voiture s’est imposée dans nos paysages et nos imaginaires comme une évidence. Elle est l’un des symboles de l’ère industrielle, l’étendard de la liberté sans entraves. Pouvoir rouler vers n’importe quel horizon, n’importe quand. Tant que le réservoir est plein et qu’il n’y a pas de bouchons. Ainsi l’automobile a façonné une bonne partie de nos villes et de leurs alentours mais, alors que 66% de la population devrait habiter des zones urbaines d’ici 2050, le temps est peut-être venu de questionner la place de la voiture dans nos cités. Lire la suite…

La mutation du paysage formidablement illustrée par Jörg Müller

Certaines images valent mieux que de grands discours! L’artiste Jörg Müller* a fait ce choix pour représenter l’impact du développement urbain sur le paysage. Il a publié en 1973 et 1976 deux livres intitulés « La ronde annuelle des marteaux-piqueurs ou la mutation d’un paysage » et « La pelle mécanique ou la mutation d’une ville. » Jörg Müller dont le style s’inspire du courant du photo-réalisme, utilise uniquement son talent de dessinateur pour questionner l’évolution de nos sociétés contemporaines, sans être moraliste ou fabulateur. Ses illustrations présentent avec conscience et réalisme comment l’aménagement du territoire et l’urbanisme ont profondément et irrémédiablement modifié le paysage. Lire la suite…

Ajouter des voies de circulation pour faire face à la congestion du trafic, c’est comme desserrer sa ceinture pour soigner l’obésité

Cette célèbre phrase de Lewis Mumford que l’on trouve régulièrement sur Internet provient probablement d’un article du New Yorker de 1955. En fait, il est probable que la phrase exacte ne soit pas exactement celle qui circule, même si son sens originel est proche. Lire la suite…