Un attentat à l’automobile contre une ancienne station essence transformée en théâtre!

Le 25 février 2020, à seize heures, tandis que nous préparions les tablées du stage d’écriture qui aura lieu ce week end avec l’auteur Roland Fichet, une voiture garée sur le parking du gros magasin de meubles qui surplombe La Station théâtre, installée dans une ancienne station essence, a roulé sans conducteur depuis le haut du parking, dévalé le talus et traversé la route pour venir s’encastrer au droit de la porte d’entrée du public dans le mur de la salle d’accueil, happant au passage la barrière que j’avais dressée là pour repousser les automobilistes qui garaient trop souvent leur voiture devant la porte sur une dalle fragile dont j’avais beaucoup de mal à leur faire comprendre qu’elle ne supporte pas leur poids tant il est désormais naturel à tous d’écraser les surfaces. Lire la suite…

Au pays des lumières

On vit au pays des lumières, on ne peut s’y tromper, à voir tous ces illuminés, lancés à pleine vitesse, plein phare, pour vous éclater jusque sous les paupières. La lumière, déesse de notre société aveugle, où chaque automobiliste beugle, sur ces inconscients, qui n’ont pas remisé leur biclou au garage au moment de l’hiver. Lorsque la situation l’exige, l’automobiliste, lui, sait s’affubler de ce ridicule gilet jaune. Prix du pétrole oblige! Lire la suite…

Chronique d’un vendredi noir

En ce jour du VENDREDI NOIR, j’ai fait 65 km à vélo dans la boue et dans les détours pour distribuer 8 affiches et 40 tracts de « La Prose du Transsibérien » prochain spectacle à La Station théâtre. J’aurais pu m’alléger la tâche et choisir itinéraire plus confortable et plus court sur le macadam bien propre offert par les collectivités aux automobilistes afin de préserver leurs carrosseries des outrages de la fange et leurs suspensions du vertige des nids de poule, mais l’âge venant, je n’ai plus la force de lutter contre la vitesse et le poids démesurés de ces engins conduits par des fats pressés qui n’attendent pas que la voie d’en face se libère pour dépasser les équipages vulnérables, sensibles et vertueux que nous formons avec nos montures lentes et légères dont la simplicité mécanique suscite le mépris des technocrates et des terroristes du progrès. Lire la suite…

L’Authomicide-Club

Quoique n’ayant point la prétention d’être relié par des fils télégraphiques ou téléphoniques spéciaux à tous les pays de l’Univers, le Pêle-Mêle tient à honneur de tenir son innombrable clientèle au courant de tous les faits nouveaux qui la peuvent intéresser. Et c’est dans ce but qu’il publie aujourd’hui le compte rendu in-extenso de la première séance d’un nouveau cercle que des esprits véritablement novateurs viennent de fonder dans la Ville-Lumière. Lire la suite…

La trilogie de béton

La « trilogie de béton » rassemble trois chefs-d’œuvre de la littérature contemporaine. James Graham Ballard (photo) y invente une nouvelle forme de science-fiction. Il nous met en garde contre les nouveaux fétiches de nos sociétés technophiles aux couleurs criardes. Lire la suite…