Les bienfaits de la ville dense remis au goût du jour par un géographe suisse

De « l’effet barbecue » aux vertus de l’urbanité…

Sébastien Munafò, pas inconnu sur les ondes de Carfree, coauteur d’un rapport (fin 2012) sur la pratique automobile – et les constructions cognitives qui lui sont liées – dans les agglomérations suisses, ayant fait l’objet d’un article ici en 2013 – pourrait-il constituer un sérieux contrefeu face à l’entreprise de réactivation de l’idéologie de la ville automobile chez les prescripteurs de visions superficielles du monde? Lire la suite…

70 idées reçues sur la mobilité

Changer ses habitudes, cela demande souvent de gros efforts et une sérieuse motivation. Celle-ci doit s’appuyer sur des informations fiables. Rien de plus dangereux, donc, que les idées reçues. Cet article s’attache à « démonter » 70 idées reçues dans le domaine de la mobilité, classées selon 9 grands thèmes. Lire la suite…

Pourquoi l’étalement urbain pourrait être mauvais pour la santé

Historiquement, le développement urbain des villes anciennes comme, par exemple, Florence en Italie, s’est fait le long de voies denses et serrées, connectées les unes aux autres à angles droits – le mieux pour se déplacer avant l’automobile. Puis, dans la seconde moitié du 20ème siècle, nous avons commencé à concevoir les formes urbaines fantaisistes que l’on peut rencontrer dans le périurbain, avec de nombreuses voies sinueuses et construites en culs-de-sac plus ou moins privatisés. Lire la suite…

Encore le syndrome « Not in my backyard »

reburbia

Depuis mon revirement de la voiture pour aller à mon boulot à 16 km de là où j’habite au vélo à 10 minutes de tout, il m’arrive d’être insistant auprès de mon entourage pour persuader d’engager un revirement semblable. Je suis souvent un peu trop frontal. Ça doit a minima exaspérer. En tout cas, je suis sûr que ça renvoie les personnes à des contradictions internes. On en a tous. Lire la suite…

Fuck l’automobile

Je déteste l’automobile. Je la déteste en tant que catégorie et dans chacun de ses spécimens. Je déteste les automobilistes, le trafic et ceux qui se plaignent d’être dans le trafic. Je déteste l’essence et les stations services ; j’ai un mépris particulier pour ceux qui s’achètent un VUS et qui après nous emmerdent avec le prix du gaz. J’haïs les pick-up jackés comme des chars d’assaut et j’haïs les douche-bags qui les conduisent et devinez quoi, j’haïs les bumper stickers de Choi Radio X qu’ils ont de collé partout. J’haïs les contraventions données par des policiers aux airs de bœufs, je déteste le pétrole, l’huile à moteur et le lave-glace; je déteste les drive-in, les stationnements souterrains, les stationnements extérieurs, je déteste les carcasses de voitures stationnées partout le long des rues qui ne sont que pollution visuelle. Je déteste de la même manière les boulevards à quatre voies qui déchirent les villes de mon pays et les autoroutes qui en déchirent les campagnes. L’automobile ça pue, c’est cher, ça pollue, c’est dangereux, c’est bruyant et c’est laid. Putain que c’est laid. Lire la suite…

Quel avenir pour les déplacements dans les territoires périurbains face à une augmentation du coût de l’énergie?

J’ai lu pour vous l’article (1) du géographe Xavier Desjardins, issu d’une enquête qualitative (2) réalisée en 2009, auprès d’un peu moins d’une centaine d’habitants résidant dans deux villages d’Ile-de-France, situés à une cinquantaine de kilomètres du centre de la capitale. L’auteur cherchait à connaître les pratiques de mobilité et les représentations de leur territoire qu’avaient les habitants (3), avec l’hypothèse qu’ils pourraient trouver une marge d’adaptation à partir du logement. Le but étant pour lui d’intégrer aux politiques publiques les aspirations de la population périurbaine, tout en essayant d’imaginer l’avenir des territoires périphériques. Lire la suite…

Et si la voiture disparaissait ?

carfree comics

Imaginons un instant que l’usage de l’automobile ne soit plus possible et que la voiture disparaisse. Cette perspective pourrait paraitre inconcevable tant nous en sommes dépendants, mais que se passerait-il si nous avions comme seuls moyens de transport nos jambes et notre vélo? Quelles seraient les évolutions de nos villes, de nos campagnes et de notre quotidien? Lire la suite…

There is no alternative ?

There is no alternative: « il n’y a pas de solution alternative ». Beaucoup d’automobilistes reprennent à leur compte cette formule historiquement attribuée à Margaret Thatcher et censée expliquer que le marché, le capitalisme et la mondialisation sont des phénomènes nécessaires et bénéfiques et que tout régime qui prend une autre voie court à l’échec. Lire la suite…