Le lobby du vélo

L’heure est grave, Carlos Tavares, le patron de Pigeot-PSA, le déclare sans ambages au Journal du Dimanche: « Nous sommes face à un lobby anti-automobile hyper puissant. » Ce lobby démoniaque et malfaisant porte un nom, c’est bien sûr le lobby du vélo!

Le génie de l’industrie automobile Carlos Tavares n’y va pas par quatre chemins: malgré 40 millions de voitures en circulation en France, des milliards de subventions à l’industrie automobile dont PSA, de la publicité automobile partout, des hommes politiques pro-bagnoles (Fillon, Lemaire, etc.), le danger qui nous menace, c’est la pieuvre du lobby international anti-voitures! On ne va même pas mettre le lien internet de l’article, de toute manière il est payant et seul le titre est intéressant…

C’est sans doute la faute de ce « lobby anti-automobile hyper puissant » si Peugeot-PSA licencie des emplois en France à tour de bras depuis des années tout en augmentant la rémunération de… Carlos Tavares.

Car, il sera dit que c’est le lobby du vélo le grand responsable des suppressions d’emplois dans le secteur automobile! Du moins c’est ce que dit le chroniqueur néo-libéral François Lenglet sur TF1. En effet, si le fabricant de pneus Bridgestone annonce la fermeture de son usine à Béthune, avec 863 emplois supprimés, c’est la faute du vélo! Selon François Lenglet, ce seraient les « pistes cyclables en surnombre » qui auraient provoqué la ruine de Bridgestone, malgré les centaines de millions d’euros d’argent public que cette entreprise a reçu.

Et la conclusion de tout ceci est simple pour François Lenglet: « Moins de voitures, c’est moins d’usines et moins d’emploi. Un chômeur qui roule à vélo, c’est d’abord un chômeur. » Et un chômeur qui roule en voiture, il fait comment pour payer son essence?

La pieuvre cycliste internationale a encore frappé! Camarades cyclistes, nous ne sommes pas assez conscients de notre pouvoir. Maintenant, nous arrivons à fermer des usines de l’industrie automobile et nous terrorisons les patrons des constructeurs de voitures!

Le Bike Power va bientôt dominer le Monde, nous allons écraser tous les automobilistes sous notre pédale vengeresse et fabriquer nos pneus de vélo avec la chair séchée des patrons de l’industrie automobile… Et nous boirons le sang des chroniqueurs néo-libéraux pour avaler les kilomètres sur la petite reine du Monde.

15 commentaires sur “Le lobby du vélo

  1. Dehousse

    Qu’il se méfie de la pieuvre cycliste, car les futures voitures volantes qu’on nous prédit risquent de mourir dans l’œuf à cause des futurs vélos volants !

  2. Jeanne à vélo

    Je pense que le Lenglet était content de la chute de son petit speech mais celui-ci reste une insulte à tous les raisonnements de la « science » économique dont il prétend s’inspirer. Il ferait bien de relire Schumpeter (le père du concept de destruction créatrice).

  3. Alexandre Oberlin

    Vous avez oublié le plus grave, la santé publique. C’est bien simple : les automobilistes ne peuvent plus baisser les vitres dans les cols avec toutes les particules cancerigènes émises par les patins des vélos.

  4. OcarGo

    nous allons écraser tous les automobilistes sous notre pédale vengeresse et fabriquer nos pneus de vélo avec la chair séchée des patrons de l’industrie automobile… Et nous boirons le sang des chroniqueurs néo-libéraux pour avaler les kilomètres sur la petite reine du Monde

    J’adore !

  5. Pierr Charlo

    Le mobile (du lobby) de l’auto, c’est l’automobile;
    alors que pour le velo, c’est love

  6. Pédibuspedibus

    nos pneus de vélo avec la chair séchée des patrons de l’industrie automobile…

     

    beurk…

    du boyau naturel pour moaaaaa et rien d’autre…

    le pal vous dis-je…

     

    BOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

  7. BikePower

    « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez. »
    Nous nous rapprochons de l’épilogue !!

  8. DAVID

     

    « Un chômeur qui roule à vélo, c’est d’abord un chômeur », dit Lenglet de son air pénétré.

    Ben non, espèce d’âne, un chômeur qui roule à vélo, c’est d’abord un homme qui s’est libéré d’une (très lourde) chaîne, celle du pack amortissement et intérêts du crédit bagnole, assurance de la bagnole, réparations et coût exorbitant des pièces détachées de la bagnole, carburant de la bagnole, le tout pour un coût moyen de 6 000 euros par an, soit 500 euros par mois !!! Autrement dit une fortune pour une personne au chômage !

    Un chômeur qui roule à vélo, c’est un homme libre, qui n’est déjà plus l’esclave de sa bagnole et des traites qui engloutissent la moitié (si ce n’est plus) de ses indemnités.

    Voilà ce que tu devrais conseiller, Lenglet, en bon économiste, aux personnes au chômage visées dans cette chronique imbécile.

     

  9. vince

    MM. Tavares et Lenglet auraient besoin d’une petite leçon d’histoire pour leur rappeler à quel point les constructeurs automobiles français ont cassé l’industrie française en délocalisant leur production dans des pays où la main-d’oeuvre est peu coûteuse.

    Cela dit si le capitalisme de la croissance permettait de préserver l’emploi on l’aurait remarqué. Ce n’est pas vraiment ce qu’on peut constater depuis le temps, si la valeur suprême est l’emploi il est peut-être temps de changer de modèle ?

  10. Lydie

    Complètement écœurant ce Carlos TAVARES quand il ose dire « une seule solution garantit cette liberté individuelle de se déplacer: l’automobile. » ou « nous sommes face à un lobby anti-automobile hyper puissant ». Honte à ce personnage qui vit sur les aides publiques malgré ces négations. Quel hypocrite est-il cet homme et menteur par dessus le marché? Il se sert des émoluments  énormes à sa petite personne comme l’a fait Carlos GHOSN. Cet homme n’a aucun scrupule comme le constructeur de char à bras PEUGEOT semble les aimer à l’image de Jacques CALVET. Le réchauffement climatique, le pillage des ressources de la terre, le massacre de la faune de la flore des paysages, l’asservissement de l’homme, les licenciements sont leur seul leitmotiv pour engranger le maximum d’Euro. Ces ultraconservateurs n’acceptent pas de passer à d’autre solution qu’une poubelle corbillard sur 4 roues au bon vieux gazole. L’imagination d’un monde meilleur pour tous les humains, ainsi que l’attachement à l’environnement n’effleurent pas leur esprit de demeuré. D’ailleurs faut-il donner de l’importance à ce qu’un individu de ce type peut dire? Ne faut-il pas, au contraire s’activer d’une manière très intense dans la transformation de nos modes de mobilité par des engagements forts et des actions? Ne faut-il pas demander un droit de réponse à toutes les inepties formulées par le pseudo journaliste de TF1 et Carlos? Cette année 2020 a été catastrophique pour la vie sur la terre à tous les points de vue ceci est un fait mesurable et bien réel. Ce n’est qu’un début que tout le monde semble ignorer superbement. Est-il acceptable que des médiocres continuent à pérorer pour eux même et les inutiles qui les suivent sans aucun filtre?

  11. jean h.

    C’est bien ! S’il y a encore des écologistes qui s’imaginent qu’on pourra sauver à la fois la planète et le capitalisme, ces messieurs se chargent de les libérer de leurs illusions.

  12. jol25

    Le groupe Pigeot, ils sont à nouveau propriétaires de la marque pour les cycles depuis 2011 je crois (même si la fabrication c’est Gitane et co aujourd’hui) : ils ont fait des super vélos, y a plus qu’à s’y remettre… En plus les VE-VAE approchent bientôt le prix d’une petite voiture…

  13. Lydie

    En complément des mensonges éhontés de Carlos PAVARES. Source rapport sur le CAC40   https://multinationales.org/IMG/pdf/cr_2019.pdf

    LES DEUX ENTREPRISES QUI ONT LE PLUS RÉDUIT LEURS EFFECTIFS FRANÇAIS ENTRE 2017 ET 2018 sont aussi parmi celles qui ont le plus augmenté leurs effectifs mondiaux, ATOS ET PSA. Ces entreprises ont été cherchés de la main d’œuvre à bas coût.

    LES ROUTIERS, FORÇATS DE L’INDUSTRIE AUTOMOBILE C’est une nouvelle illustration des méfaits de la libéralisation non contrôlée du marché du travail européen. Pour transporter les pièces détachées entre ses différentes usines ou les voitures achevées vers leurs points de vente, l’industrie automobile a abondamment recours aux services de sous-traitants employant des chauffeurs routiers venus d’Europe de l’Est et, de plus en plus, de pays extra-communautaires (URSS…). Souvent pour des salaires de misère et des règles de sûreté minimales. Campings improvisés autour des usines Renault, Peugeot…, contournement des règles sur la durée de conduite et le repos, paiement au kilomètre parcouru… Une enquête du collectif Investigate Europe a ainsi révélé les conditions que subissaient des routiers oeuvrant, via une sous-traitance en cascade, pour les groupes Renault, et Peugeot.

    PSA, CARREFOUR, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, SANOFI… COMMENT LE CAC40 A UTILISÉ LES ORDONNANCES MACRON à chacun de se faire son opinion

    DROITS HUMAINS : Les multinationales Françaises face à leurs responsabilités qui se traduit par un déni collectif sur le devoir de vigilance particulièrement criant pour Carlos PAVARES

    DIESEL : L’INDUSTRIE CONTRE-ATTAQUE

    La perte d’emplois industriels est mise en avant pour défendre la filière diesel tandis que son impact sanitaire et environnemental est relativisé.

    Depuis le scandale du « Dieselgate » de 2015, avec ses révélations sur les tromperies de Volkswagen et de quasi tous les constructeurs automobiles (dont Renault et PSA) sur les émissions réelles de leurs véhicules, le diesel n’a plus bonne presse. Il est l’un des principaux responsable de la pollution de l’air aux particules fines et aux oxydes d’azote, ainsi que des milliers de décès prématurés qui en résultent chaque année. Des restrictions ont été imposées par plusieurs villes à la circulation des véhicules les plus polluants. Le diesel, qui représentait encore il y a peu 55% des nouvelles immatriculations en France, est passé à environ un tiers aujourd’hui. La contre-attaque de l’industrie automobile a néanmoins fini par venir. En Allemagne, les constructeurs se sont retournés contre l’association écologiste qui a réussi à faire interdire les véhicules diesel dans plusieurs grandes villes, et ont mobilisé des scientifiques pour dénoncer des règles européennes trop « sévères ». En France, c’est la perte d’emplois industriels qui est mise en avant pour défendre la filière. En même temps, certains cherchent à relativiser son impact environnemental et sanitaire. Les constructeurs et leurs sous-traitants, soutenus par une partie des syndicats et des pouvoirs publics, militent aujourd’hui pour l’attribution de la vignette la plus «  verte  » aux moteurs diesel de dernière génération, censés être moins polluants. Une hérésie pour les écologistes, d’autant que l’indépendance et la fiabilité des contrôles anti-pollution ne sont toujours pas assuré.

     

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