Une question de taille: le cas des transports

Dans un ouvrage récent intitulé « Une question de taille » (Stock, 2014), le philosophe et mathématicien Olivier Rey place la « question de la taille » au centre de sa critique de la modernité technicienne et libérale en exhumant la thèse de Leopold Kohr (1909-1994) : « partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros ». Nous reproduisons ici l’intégralité du chapitre du livre consacré aux transports avec l’aimable autorisation de l’éditeur. Lire la suite…

Le paradoxe de Braess

En 1990, à l’occasion de la « journée de la Terre », la municipalité de New York décida de fermer la 42ème rue à la circulation. Cette rue étant l’une des plus animées de Manhattan, on pensait que cette fermeture ne manquerait pas de ralentir la circulation et de provoquer des embouteillages supplémentaires. C’est le contraire qui se passa: le fait de fermer la 42ème rue rendit la circulation plus fluide! C’était l’une des premières fois où l’on voyait se réaliser « en vrai » un phénomène mis en évidence de manière théorique en 1968 par un universitaire allemand: le paradoxe de Braess. Lire la suite…

Et si la voiture disparaissait ?

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Imaginons un instant que l’usage de l’automobile ne soit plus possible et que la voiture disparaisse. Cette perspective pourrait paraitre inconcevable tant nous en sommes dépendants, mais que se passerait-il si nous avions comme seuls moyens de transport nos jambes et notre vélo? Quelles seraient les évolutions de nos villes, de nos campagnes et de notre quotidien? Lire la suite…

Pierre Rabhi

Pierre Rabhi

En décembre 2009, la revue trimestrielle Vélo & Territoires, éditée par le club des départements et régions cyclables, réalisait une interview de Pierre Rabhi. Il y aborde de nombreuses questions relatives bien sûr au vélo, mais aussi à la sobriété heureuse, à la relocalisation de l’économie ou à notre rapport au temps. En fin d’article, vous trouverez également un extrait d’un texte de Pierre Rabhi qui traite de l’irrationalité de notre mode de développement basé sur l’énergie fossile. Lire la suite…

Le temps, c’est de l’argent. Petite chronique de nos rapports différenciés à la mobilité

Il est des jours comme ça où un voyage en train peut vous emmener bien plus loin qu’attendu. En ce début du mois de juin, alors que je devais me rendre à Paris pour une conférence extra-professionnelle, j’eus en effet l’occasion d’expérimenter une mobilité à deux vitesses, soumise à des espaces-temps très différents. Lire la suite…

« Pourquoi la vitesse diminue ton champ de vision? »

« Pourquoi la vitesse diminue ton champ de vision? » « Est-il naturel de te déplacer à plus de 20 km/h? » « Être mobile, un rêve de riche? » « Téléportation : rêve ou cauchemar? » Ces questions, le MRJC (qui est un mouvement plutôt jeune [on englobe les étudiants, de plus en plus âgés, là-dedans], plutôt chrétien [le sigle le spécifie bien], et carrément rural), les pose en apostrophe communicationnelle lorsqu’elle propose à des jeunes de relier, à allure lente, deux festivals : départ d’Argenton-sur-Creuse (36), où le Festival des Boussoles a lieu les 8, 9 et 10 juillet 2011 ! Arrivée en Allemagne, pour un autre festival dans le rural, un peu plus tard… Lire la suite…

Ce que nous retenons d’une vie sans voiture, témoignage

Pour compléter mon dernier article sur la réduction de la place de la voiture en ville, voici maintenant le témoignage d’une famille américaine qui a abandonné sa voiture… Bien sûr tout n’est pas transposable mais il donne un éclairage sur la question. Remarque : la société américaine est encore plus « automobile » que la nôtre, avec des distances énormes pour aller travailler… Lire la suite…

Le mois du blanc

A l’heure ou les « naufragés de la route » bénéficient de privilèges « dus » au fait qu’ils se retrouveraient, sinon, bloqués comme des cons quelques heures dans leur bagnole surchauffée au fossile pour pouvoir conserver leur statut de bons soldats bien formatés, privilèges qui ne sont surement pas offerts, bien qu’ils auraient été bien plus utile, aux SDF qui crèvent de froid dans la rue, mais à qui on ne pense pas, qu’on oublie, à qui on ôte toute humanité en leur enlevant le droit au café chaud, au croissant du matin, au dortoir ou même au magasin ouvert spécialement pour les sauver, eux qui en auraient pourtant tant besoin, je ne peux, pour ma part, m’empêcher de développer une nostalgie autre que cette sensation d’abandon de l’automobiliste pressé… Lire la suite…