L’usage de la voiture recule dans les grandes villes

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Cette publication de l’Insee est l’occasion de faire le point sur les tendances. Le découplage des évolutions entre urbain dense et le reste s’accentue. Réduction des déplacements et de la voiture et mobilités actives pour les premiers, tandis que les effets d’étirement et des dispersions spatiales définissent une augmentation de la part de l’auto chez les seconds.

La vitesse de déplacement évolue en fonction de décisions relevant de l’aménagement du territoire et des réseaux de transports mais aussi de stratégies et d’arbitrages individuels (entre la vitesse, le confort, le coût et plus récemment l’impact sur l’environnement) et, enfin, de décisions au sein des ménages lorsqu’il faut partager un véhicule ou conduire un enfant. Entre 1994 et 2008, la vitesse des transports n’a significativement varié (définition) que pour les résidents des espaces ruraux et faiblement urbanisés qui réalisent trois déplacements sur quatre en voiture. Pour eux, la part des déplacements en transports en commun est restée à 5 %, et sont le fait des enfants et étudiants pour les trois quarts. La part des déplacements en voiture a gagné deux points au détriment de la marche ou du vélo, permettant d’aller plus loin dans le même temps. Ce report vers des modes plus rapides est beaucoup plus faible que dans la décennie 1980. La vitesse augmente mécaniquement car l’allongement des parcours routiers hors des voies congestionnées permet d’aller plus vite, mais à durée de transport croissante.

La voiture ne fait plus gagner autant de temps

La voiture est de plus en plus utilisée en espace rural et faiblement urbanisé car la motorisation s’y est accrue : 68 % des personnes appartiennent à un ménage comptant autant de voitures que de membres adultes, contre 54 % en 1994 (dans les grandes agglomérations, le mouvement est de moindre ampleur : respectivement 48 % et 43 %). La majorité des déplacements en voiture sont réalisés par un conducteur seul, bien plus qu’en 1994 (58 % contre 49 %). Le temps passé quotidiennement en automobile s’est ajusté à l’allongement des distances à parcourir et à la dispersion des destinations (graphique 1). Le poids du poste transport dans le budget s’accroît parce que les ménages utilisent plus de voitures, et sur de plus longues distances.

Dans les grandes agglomérations, les reports entre modes de transports ne sont sensibles que dans les villes-centres. Ils profitent aux modes lents ou légers (marche : + 3 points ; vélos et deux-roues motorisés : + 1,5 point environ chacun) au détriment de la voiture (− 5 points) et des transports en commun (− 2 points). La durée des déplacements en transport en commun a encore augmenté : de 31 à 33 minutes par déplacement en ville-centre, de 41 à 45 minutes en banlieue.

Source: http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1252

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3 commentaires sur “L’usage de la voiture recule dans les grandes villes

  1. RANDOLET Michel

    Il y a d’autres procédés pour améliorer la circulation en ville,que ce soit 1 petite ou une grande:le report des livraisons aux commerces et aux socié tés,aux entreprises,entre 04h et 06h30,par exemple;le retrait du stationne ment sur la voie publique en faveur des parkings en étages ou en garages; ne pas mêler les transports en commun,les taxis et ambulances,les véhi cules de secours au reste de la circulation;réserver de petites rues à sens unique à la seule circulation des vélos(hormis pour les riverains),avec obli gation formelle de les emprunter,pour soulager la circulation dans les rues voisines,paralléles,de celle des bicyclettes;leur interdire la circulation en zone piétonne,et une circulation anarchique en n’assurant pas les risques inhérents à leur progression,etc…

  2. RANDOLET Michel

    Ce qui devrait limiter l’usage de la voiture dans les grandes villes,doit pas ser par une forte incitation à la location de voitures de petits gabarits pour les personnes travaillant en agglomération,et n’ayant aucun matériel ou ba gage lourd ou volumineux à transporter,et dont une des caractéristiques s’en tiendrait à une vitesse de 60km/h et un régime moteur n’excédant pas 5000 tours/mn.Les loueurs de voitures devant se doter de moyens de par ker hors du domaine public,l’utilisateur n’aurait alors plus de crainte à se voir reprocher un stationnement illicite…Par ailleurs,ce type de véhicule se rait le seul type de voiture « particulière » autorisée,les véhicules profession nels devant s’en remettre à une réglementation différente(artisans,PL,taxis ambulances,livreurs,etc…);ainsi que les 2 roues motorisés.

  3. RANDOLET Michel

    C’est évident,qu’en matière de circulation en agglomération,moins il y a de modèles de véhicules sur la voie publique,moins il y a de difficultés à circu ler,moins il y a de pollution,de stress dans « l’air »…Et moins il y a d’inciden ts,d’accidents;de risques à circuler…Je voudrais aussi appeler le public,le citoyen à penser aussi,sinon d’abord,à ceux qui sont limités dans leurs dé placements(invalides,handicapés):tout doit être fait pour les accueillir dans l’espace public,en particulier dans les transports en commun;mais aussi sur les pistes,les couloirs réservés aux vélos;pour monter et descendre le trottoir;cela est aussi valable pour les personnes menant une poussette… En fait,pour mieux circuler en ville,il faut penser autant à soi qu’aux autres! Qu’il y ait le moins de véhicules en circulation sur une même voie…

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