Pendant que la planète flambe, 50 gestes simples pour continuer à nier l’évidence

Traduit de l’américain As the world burns, 50 simple things you can do to stay in denials, cet album met en scène deux jeunes filles, un bobo-ecolo, des animaux, des patrons de multinationale verreux, un président des Etats-Unis prêt à tout pour de l’or, des membres d’ONG, un psy et des extraterrestres venus dévorer la planète terre. Au premier abord, le style graphique peut paraître minimaliste. Mais passées les dix premières pages – sur un album qui en compte 222 – on prend rapidement goût aux velléités pamphlétaires du récit. Tout part d’une discussion entre deux amies, la première s’enthousiasmant des petits gestes du quotidien pour réduire les émissions de C02, la seconde étant davantage branchée par le démantèlement de l’économie industrielle.

S’ensuit une petite dose de réalisme…

« Si chaque homme, femme et enfant fait tout ce qui est écrit sur la liste de ton film, et tu sais pertinemment que jamais tous les hommes, femmes et enfants le feront… cela ne fera que 21 % de réduction des émissions. Alors que nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 80 % et ce dès maintenant. »

… et des remises en question tranchantes :

« Si tu penses que les changements de comportements n’ont pas d’impacts, pourquoi es-tu végétarienne ? Pourquoi est-ce que tu jardines suivant les principes de l’agriculture bio ? Pourquoi t’embêter avec des toilettes sèches si ça ne sert à rien ?

– Je n’ai jamais dit que vivre de façon responsable ne servait à rien. Simplement, je ne m’illusionne pas au point de croire que ma façon de manger ou mon choix de produit de vaisselle réussiront à empêcher le système de détruire la planète. »

Sur ces entrefaites, un lapin borgne décide de passer à l’attaque et fait sauter un barrage avant de détruire un centre d’expérimentation sur les animaux. Pendant ce temps, un bobo tendance baba explique à un renard que la solution à tous les problèmes est la méditation. Alors qu’un grand industriel est sur le point d’inventer « la surconsommation durable », des extraterrestres se décident à faire de la Terre leur prochain gueuleton. Étonnés par l’avidité des « créatures humaines », ils résument la situation en une question pertinente :

« Ils ne savent pas qu’ils sont condamnés à vivre ici ? Tout le monde sait qu’on ne détruit pas la planète où l’on vit. Seulement celles qu’on conquiert. »

Petit à petit, on découvre le fil conducteur reliant toutes ces histoires individuelles. Et quel que soit son rapport à l’écologie, on se retrouve forcément secoués. Un petit rappel des grandes causes d’indignation à découvrir aux éditions La boîte à bulles.

Derrick Jensen, Stéphanie McMillan, Pendant que la planète flambe, 50 gestes simples pour sauver la planète continuer à nier l’évidence, La boîte à bulles – Contre-pied, octobre 2010.

Source: http://alter-echos.org/

Nuit Grave

A propos de Nuit Grave

Rédacteur du site Carfree France, spécialisé dans les questions relatives à la destruction de la santé et de l'environnement

5 commentaires sur “Pendant que la planète flambe, 50 gestes simples pour continuer à nier l’évidence

  1. Pustules

    Intéressant, mais ils auraient du couvrir les personnages de boutons et de pustules! Ouvrez les yeux, c’est en train d’arriver! Les gens ont de plus en plus de boutons et de malformations pour les plus jeunes! Observer les mains des gens! C’est une des première chose touchée par la pollution fœtale, de plus en plus de gens on les pouces ou un pouce malformé, c’est en général la dernière phalange qui est beaucoup plus courte et fait apparaître une sorte de demi-ongle!

    Désolé pour ceux qui ignoraient la question et se reconnaîtront peut-être, mais l’information objective vaut mieux que le déni, surtout qu’il est possible d’éviter de reproduire le problème en ayant des conditions de grossesse ultra-saines. De plus ces petits signes sont des manifestations visibles et la pointe de l’ice-berg pour tout ce qui est caché.

  2. Guillaume F

    j’ai 26 ans, je mange bio depuis un an et demi.
    Depuis que je mange bio, j’ai remarqué que je n’ai plus de problème de peau. (je vieilli aussi…)
    Dès que je reviens en vacances ou week end de 4~5 jours chez mes parents, l’acné revient.
    PS : Je suis un gros mangeur.

  3. Fabien

    50 gestes simples qui ne sauveront peut-être pas la planète, mais qui sont déjà du bon sens pour être en accord avec l’environnement qui nous entoure.

    Ils pourront fabriquer des ampoules qui ne polluent pas, ça ne m’empêchera pas de l’éteindre à chaque fois que je quitte une pièce.
    Ils pourront fabriquer des avions qui sentent la rose quand ils décollent, ça ne m’empêchera pas de le trouver en contradiction avec le voyage.

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