Se prendre pour une voiture

Je suis sur mon vélo. Un automobiliste me klaxonne parce que je le ralentis. Je me mets sur le côté pour le laisser passer. Par la fenêtre baissée il me lance : « Tu te prends pour une voiture ou quoi ? ! » Lire la suite…

Développons le covoiturage

Pour une contribution pécuniaire volontariste redistribuée en faveur du co-voiturage

par Gilles Chomel

Il y a unanimité dans l’opinion publique et chez les pouvoirs publics pour considérer que le covoiturage, si il était pratiqué en masse, permettrait d’améliorer le trafic routier, la sécurité, de réduire la pollution et la congestion et d’améliorer la convivialité et le nombre de places de stationnement. Le problème c’est que le covoiturage reste une idée très marginale à cause de la difficulté pratique de la mettre en oeuvre car c’est très contraignant pour le chauffeur et que le moindre grain de sable annule l’avantage de ce mode de déplacement. Lire la suite…

Chine : L’explosion des ventes d’autos aggrave la congestion et la pollution

Près de 1 000 nouvelles voitures prennent quotidiennement d’assaut les rues de Beijing (Pékin), engorgeant une cité qui étouffe déjà sous la pollution. Les niveaux de dioxyde d’azote surpassent déjà de 78 % les limites recommandées par l’Organisation mondiale de la santé. Lire la suite…

La campagne sans voiture : ça n’existe pas ?

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Quelle belle contradiction : l’écolo est censé habiter à la campagne, et la vie à la campagne « est impossible sans voiture ». Or quoi qu’on dise « la bagnole, ça pue, ça tue et ça pollue » et « les carapaces, ça prend de la place » et même à la campagne. Moralité le soi-disant modèle écologique parait dramatique s’il était généralisé. Lire la suite…

Automobile et partage de l’espace public

par Dominique Bied

L’automobile consomme une moyenne 170 mètres carré d’espace public par voiture (il suffit de diviser la surface totale de voirie de circulation par le nombre de voitures, et on trouve cette consommation moyenne). En fait il est impossible d’obtenir ce chiffre dans les services techniques des agglomérations. Cet ordre de grandeur nous a été donné par un ingénieur de la RATP des années 1970, Mr Marchand. Lire la suite…

L’automobile-caddie

Des voitures empilables et partageables

Comment résoudre le problème du réchauffement climatique et de la prolifération des véhicules, le manque de places de parking et réduire la pollution en ville en une seule fois ? Le groupe de recherche “Smart Cities” du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a peut-être trouvé la solution. En inventant des voitures empilables et partageables. Lire la suite…

Et si on se déplacait autrement dans Paris?

Chaque jour, vous vous déplacez dans Paris pour vos loisirs ou votre travail. Selon la distance à parcourir ou l’heure à laquelle vous vous déplacez, vous privilégiez la voiture, les transports en commun, le vélo ou la marche à pied. Lire la suite…

Le développement de la surveillance automobile

La surveillance automobile mise en place en Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne va se doter d’un système de surveillance visant à contrôler le mouvement du trafic routier sur son territoire (1) et pour une période d’au moins 2 ans. Pour ce faire, un système de caméras capable de lire automatiquement les plaques minéralogiques va être mis en place afin de créer une immense base de données que les services de police et de sécurité pourront utiliser pour analyser chaque jour les mouvements des conducteurs sur plusieurs années. Lire la suite…

Polémique sur la circulation à Paris

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La mairie victime de sa modération ?

Une étude rendue publique par les économistes Rémi Prudhomme et Pierre Kopp, provoque une polémique entre la mairie de Paris et des politiques UMP et le lobby automobile.

Cette étude dénonce la politique des transports de Delanoë. « Les embouteillages provoqués par cette politique auraient fait grimper la pollution et coûté un milliard d’euros ». Voir le Parisien du jeudi 15 décembre 2005.

La mairie crie à la manipulation et le lobby automobile crie victoire. Qui a raison ? Sans doute personne sauf les auteurs de l’étude. En effet, les chiffres qu’avancent les deux économistes sont probablement justes.

En réduisant la place de la voiture, par l’élargissement des trottoirs et la création de couloirs de bus élargis sans réduire le volume du trafic, la mairie de Paris a peut-être obtenu l’effet inverse recherché. Les rétrécissements de voies provoquent, bouchons et ralentissements de la circulation, une perte de temps donc une perte d’argent (1 milliard d’après l’étude) qui provoque une pollution supplémentaire (une voiture roulant à 15 km/h pollue plus qu’à 30 km/h), etc.

En fait, en ne faisant les choses qu’à moitié, la mairie de Paris a aggravé la situation.

Pour être efficace, il aurait fallu accompagner les aménagements par une réduction importante du trafic d’une manière contraignante et pas se contenter d’incitation car les accros de la voiture sont têtus.

Plusieurs solutions peuvent être envisagées qui ont fait leurs preuves dans d’autres villes européennes. Il y a la circulation alternée qui, si elle est respectée, réduira le trafic de moitié, l’interdiction à la circulation de transit dans les secteurs aménagés, la mise en place de péages à l’entrée de Paris qui pourraient financer en partie la gratuité des transports en commun intra-muros, etc.

En fait, comme d’habitude, nos hommes politiques en voulant satisfaire tout le monde, se plantent. Les automobilistes sont une minorité à Paris, 20% environ de la population. Ils polluent les 80% restant. Pourquoi les laisse t’on asphyxier une des plus belles villes du monde, multiplier les maladies respiratoires (asthme), les cardiaques, les cancers, bousiller les monuments historiques et les immeubles qu’il faut ravaler tous les 10 ans, rendre malade les arbres et multiplier les nuisances sonores et pour finir provoquer stress et accidents et enfin participer au réchauffement climatique.

Je pense que la mairie de Paris et la Région Ile de France ne doivent pas plier l’échine face à cette étude, mais bien au contraire profiter de celle-ci pour passer à la vitesse supérieure dans la réduction de la circulation automobile.

Pierre.
Un cycliste parisien très militant.