Je déteste la gauche

Ce texte a une (petite) histoire. A la création du journal « La Décroissance » en 2004, Fabrice Nicolino fait partie du comité de rédaction. Pour le deuxième numéro du journal (printemps 2004), il propose cet article intitulé « Je déteste la gauche », article refusé par la rédaction. Suite à ce refus, Fabrice Nicolino quitte le comité de rédaction du journal en signe de protestation, et ce texte ne paraît pas, jusqu’à aujourd’hui. Toutes les explications sont ici. Lire la suite…

Ralentir la vi(ll)e

Créé le 14 juillet 2007 sous l’impulsion de Paul Ariès, intellectuel prolifique et l’un des fers de lance du mouvement de la décroissance, Le Sarkophage oeuvre à la déconstruction de « tous les sarkozysmes », cette droitisation alarmante de la société française. Dans le même mouvement de révolte, ce journal travaille à la création d’une gauche antiproductiviste. Alors que de nombreux titres de la presse écrite s’écroulent voire disparaissent (c’est malheureusement le cas du très bon Plan B), lui franchit un nouveau cap en diffusant un premier hors-série : Ralentir la vi(ll)e.  Lire la suite…

Pique-Nique international pour la Décroissance

Lors de la 2ème conférence internationale universitaire sur la Décroissance qui a eu lieu en mars dernier à Barcelone, avec pas moins de 500 chercheurs, activistes et citoyens de plus de 50 pays, il a été décidé d’organiser un rendez-vous convivial international autour de la Décroissance. Ainsi aura lieu le 6 juin prochain dans plusieurs dizaines de villes à travers le monde le premier pique-nique Décroissance international : Pic Nic for Degrowth. Lire la suite…

Les autos au musée – Les vélos dans la cité

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Illustrations, caricatures, affiches, logos et bande-dessinées politiques, l’art de Titom s’épanouit dans de multiples domaines, de la critique politique la plus aigüe à la poésie la plus sensible. Beaucoup de ses travaux portent sur l’écologie politique, le vélo, la décroissance, la mobilité et le réchauffement climatique, etc. Lire la suite…

Résister pour sortir du développement

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L’avenir de notre planète ne peut faire l’économie d’une remise en question radicale, à la fois de nos pratiques et de notre imaginaire. Aujourd’hui, nous ne sommes qu’au début de ce dur labeur. De combats menés de l’échelle individuelle à celle globale des instances internationales pourrait alors naître l’espoir de voir l’humanité emprunter ce chemin parsemé d’embûches. Extrait de l’ouvrage de Simon Charbonneau « Résister pour sortir du développement – Le droit entre nature et liberté ». Lire la suite…

Antimanuel d’écologie

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Longtemps les écologistes ont eu raison trop tôt. Aujourd’hui, les faits rattrapent leurs prévisions. Les conditions fondamentales de la vie sur terre sont gravement menacées par les activités humaines. La planète entière est perturbée par les effets d’un productivisme et d’une consommation aveugles. Il nous faut à présent payer pour cette recherche effrénée de confort matériel, menée au détriment de la nature. La catastrophe environnementale est en marche. Lire la suite…

La dette thermodynamique

Chaque fois que nous produisons une voiture, nous détruisons irrévocablement une quantité de basse entropie qui, autrement pourrait être utilisée pour fabriquer une charrue ou une bêche. Autrement dit, chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies humaines à venir. Il se peut que le développement économique fondé sur l’abondance industrielle soit un bienfait pour nous et pour ceux qui pourront en bénéficier dans un proche avenir: il n’en est pas moins opposé à l’intérêt de l’espèce humaine dans son ensemble, si du moins son intérêt est de durer autant que le permet sa dot de basse entropie. Au travers de ce paradoxe du développement économique, nous pouvons saisir le prix dont l’homme doit payer le privilège unique que constitue sa capacité de dépasser ses limites biologiques dans sa lutte pour la vie.

Nicholas Georgescu-Roegen, mathématicien et économiste
La Décroissance. Entropie, écologie, économie (1979)

Objecteur de croissance

L’habit ne fait pas le moine, bien sûr, mais une belle apparence inspire le respect. C’est pourquoi il est tout sauf anecdotique que l’idée de décroissance, si allègrement injuriée par les thuriféraires du dogme « croissanciste », ait été accueillie dans un lieu imprégné de pensée. Du 26 au 29 mars s’est tenue dans la belle université de Barcelone la deuxième conférence sur la décroissance économique. Lire la suite…

Lepeltier aime les autoroutes

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Serge Lepeltier était ministre du développement du râble de mars 2004 à juin 2005, viré après le non au Traité constitutionnel européen. L’écologie, il l’a découverte au milieu des années 90, en plongeant aux Maldives (1). Mince, des coraux morts, il faut faire quelque chose pour sauver la planète ! Et puis c’est tendance : le défenseur des poissons exotiques agit « par opportunisme politique d’abord » (2). C’est dire ses profondes convictions. Lire la suite…

Europe Ecologie fait de la politique autrement, mais comme les autres

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Musardant en ce dimanche après-midi, je me suis mis à lire le dernier numéro de “La Décroissance”. Toujours la même observation, ils deviennent un peu lourds à force de consacrer un article sur deux à descendre en flammes Dany Cohn Bendit ! Je pense que tous les lecteurs de “La Décroissance” ont compris depuis des lustres qu’il est libéral, écotartuffe, partisan de la “croissance verte” et dangereux, et qu’au vu de son influence, sa “popularité” et son aura médiatique, il mène le mouvement écologiste droit dans le mur… Du coup on aimerait bien pouvoir l’oublier un peu le temps de lire un autre article. Lire la suite…

Ecoblanchiment, quand les 4×4 sauvent la planète

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Le Roundup de Monsanto est biodégradable, respecte l’environnement, ne présente aucun danger pour la santé. Les grandes surfaces veulent changer le monde en vendant des produits bio et « commerce équitable ». Carrefour est un repère de la décroissance. La dauphine de Wal-Mart exhorte : « Arrêtons de consommer plus pour consommer mieux. » EDF installe des réacteurs nucléaires dans le monde entier et entasse les déchets radioactifs, mais c’est éthique ma bonne dame, responsable, vert. Le circuit de Formule Un prévu dans les Yvelines aurait été labellisé « Haute qualité environnementale ». Selon quelques intégristes de l’écologie, le tapis de béton aurait surtout détruit quelques hectares de terres agricoles et menacer une nappe phréatique. Finalement, les fils à papa ne vroum-vroumeront pas ici. Alors que rouler en voiture, à tombeau ouvert, c’est bon pour l’environnement, surtout si elles rejettent moins de 130 grammes de CO2 par kilomètre. Lire la suite…